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Politique

Satisfecit de la BAD après la réunion des Nations unies

Satisfecit de la BAD après la réunion des Nations unies
  • Publiéoctobre 4, 2022

La Banque africaine de développement estime avoir tenu plusieurs échanges fructueux autour de ses priorités stratégiques (climat, nutrition, sécurité, emplois) lors de la 77e session de l’assemblée générale des Nations unies qui vient de s’achever à New York.

 

Un élément positif à quelques semaines de la COP27 de Sharm El-Sheikh, au cours de laquelle l’Afrique entend mieux faire entendre sa voix : les grands dirigeants de ce monde ne montrent pas d’obstacles majeurs aux priorités de la BAD (Banque africaine de développement). Les bonnes intentions doivent désormais se transformer en actes concrets.

Parmi les points saillants de la réunion des Nations unies à New York, figurait un appel urgent à accroître les financements pour atténuer les effets du changement climatique et de l’insécurité alimentaire. Le président du Groupe de la BAD, Akinwumi Adesina, a pris part activement aux discussions qui ont abouti à une déclaration internationale visant à mettre fin à la malnutrition et aux retards de croissance des enfants.

« Nous devons restructurer nos économies pour qu’elles soient productives grâce à l’éducation, aux infrastructures, à l’énergie et en nous assurant que nous avons des secteurs productifs qui peuvent exploiter les compétences des gens et les intégrer dans l’économie », a déclaré Akinwumi Adesina.

Le changement climatique a été un thème central dans de nombreuses discussions auxquelles la Banque a participé lors de l’assemblée générale des Nations unies, notamment la nécessité de financements urgents pour les pays les plus exposés au changement climatique.

La « COP africaine » qui se déroulera en Égypte offre à l’Afrique une opportunité sans précédent de s’exprimer d’une seule voix pour demander à la communauté internationale de passer des paroles aux actes concrets en matière de financement de l’adaptation au changement climatique et de l’atténuation de ses effets.

S’exprimant lors de la deuxième réunion ministérielle sur le climat et le développement, Akinwumi Adesina a joint sa voix à celle de l’envoyé spécial du président américain pour le climat, John Kerry (photo), et à celle d’autres participants pour exhorter les pays développés à tenir les promesses des précédents grands rendez-vous. Les propos de John Kerry étaient sans ambiguïté : « Nous sommes en retard. Nous devons agir. J’en ai assez de dire la même chose trop souvent dans les mêmes réunions. Le statu quo est notre ennemi commun. Il est temps d’agir. »

 

Mettre fin à la malnutrition

Même tonalité chez le président de la BAD : « L’Afrique souffre, l’Afrique suffoque, et se trouve dans une grave détresse financière à cause d’une situation qu’elle n’a pas provoquée. Il doit y avoir un plus grand sentiment d’urgence, non pas dans les discours, mais dans l’action et la fourniture des ressources dont le continent a désespérément besoin ».

La BAD a rejoint le Conseil mondial du leadership (Global Leadership Council) dans le cadre d’une nouvelle initiative visant à accroître la production d’énergie propre et fiable et à lutter contre le réchauffement climatique. Le Conseil mondial du leadership est composé de leaders du monde entier. Cette structure concentrera ses premiers efforts sur l’élimination des obstacles à une transition énergétique juste dans les pays en développement.

Alors que les pays en développement ne sont actuellement responsables que de 25 % des émissions mondiales de CO2, cette part pourrait atteindre 75 % d’ici 2050, selon une analyse publiée par l’Alliance. Les pays en développement ne reçoivent actuellement qu’une petite partie des financements destinés à développer les énergies propres, alors qu’ils comptent pour près de la moitié de la population mondiale.

Dans le cadre du Groupe de dialogue présidentiel sur la nutrition, inspiré par la décision de l’Union africaine de faire de 2022 l’« Année de la nutrition », Akinwumi Adesina s’est joint aux présidents africains pour signer un engagement historique visant à mettre fin au retard de croissance chez les enfants.

Le Groupe de dialogue est une initiative de la plateforme des leaders africains pour la nutrition de la BAD, du gouvernement éthiopien et de Big Win, une organisation philanthropique. Outre l’Éthiopie, la plateforme compte parmi ses membres les chefs d’État de la RD Congo, de Madagascar, du Malawi, du Mozambique, du Niger, du Sénégal, de la Tanzanie et de l’Ouganda.

La Facilité africaine de production alimentaire d’urgence de la BAD a occupé une place importante lors du Sommet mondial sur la sécurité alimentaire. Le président sénégalais Macky Sall, président en exercice de l’Union africaine, a félicité la Banque pour le lancement rapide de cette facilité de 1,5 milliard de dollars destinée à éviter une crise alimentaire imminente. Le programme facilite la production de 38 millions de tonnes de denrées alimentaires, d’une valeur de 12 milliards $ en seulement deux ans.

La santé n’est pas oubliée

Enfin, dans le cadre du programme « Des emplois pour les jeunes en Afrique », qui vise à créer 25 millions d’emplois d’ici à 2025, le président de la BAD a participé aux discussions sur l’initiative dénommée Accélérateur mondial pour l’emploi et la protection sociale pour des transitions justes.

Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a exhorté les gouvernements du monde entier à investir rapidement dans la création d’emplois de qualité et dans la mise en place d’une protection sociale pour les personnes qui en sont dépourvues.

Il a demandé aux dirigeants de se concentrer sur des solutions concrètes pour mettre en œuvre l’initiative et a averti que « la voie de l’inaction mène à l’effondrement économique et à la catastrophe climatique, à l’augmentation des inégalités et des troubles sociaux. Des milliards de personnes pourraient ainsi se retrouver piégées dans les cercles vicieux de la pauvreté et de la misère. »

Pour le patron de la BAD , « nous devons restructurer nos économies pour qu’elles soient productives grâce à l’éducation, aux infrastructures, à l’énergie et en nous assurant que nous avons des secteurs productifs qui peuvent exploiter les compétences des gens et les intégrer dans l’économie ».

La crise sanitaire n’a pas été oubliée : le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a félicité la BAD pour la création de la Fondation africaine pour la technologie pharmaceutique, qui, selon lui, « pourrait contribuer à façonner le marché des produits pharmaceutiques ».

@NA

 

Écrit par
Paule Fax

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