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Politique

Retour à la politique interne

Après quatre années passées à la tête de la diplomatie nigérienne, Mohamed Bazoum entend se consacrer exclusivement à la politique. Face à une opposition très critique, il n’a qu’un seul objectif : assurer la réélection du président Issoufou en 2016.

Depuis son départ du ministère des Affaires étrangères, en février 2015, Mohamed Bazoum consacre désormais toute son énergie au Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS). C’est sous cette bannière que le président Mahamadou Issoufou entend se présenter à la présidentielle de l’année prochaine.

« Lorsque j’avais été élu président du PNDS au mois de décembre 2013, j’ai expliqué au président de la République que mon poste de ministre des Affaires étrangères n’est pas tout à fait compatible avec mes fonctions de président du parti que j’entends assumer de façon pleine, et qu’il y a lieu de voir ce que nous pourrions faire à cet effet. Nous avons eu des discussions à l’issue desquelles nous avons pris la décision que je resterais néanmoins à mon poste et qu’à une année de l’élection, je serai dans une position qui me permettra d’assurer convenablement ma fonction de président du PNDS », explique-t-il. « Depuis, le président Bazoum n’aime plus parler de lui, mais du président Issoufou », confie un de ses proches.

Dans le gouvernement dirigé depuis 2011 par Brigi Rafini, le Président a pris soin de placer ses principaux lieutenants aux postes stratégiques. Placé à la tête de la diplomatie nigérienne, Mohamed Bazoum était le seul, parmi ses proches, à bénéficier du portefeuille de ministre d’État. Ce statut faisait implicitement de lui la deuxième personnalité du pays. Certains le qualifiaient même de vice-président de la République, pour ses prises de positions sur certaines questions relevant de la compétence du chef de l’État. « Je ne peux avoir été son compagnon le plus proche et faire des choses qui peuvent être déloyales à son égard », se défend-il.

Quatre fois ministre des Affaires étrangères, Mohamed Bazoum est incontestablement l’homme qui a marqué la diplomatie nigérienne.

Maintenu au sein du gouvernement après le coup d’État de janvier 1996, Bazoum a préféré le quitter pour soutenir Issoufou. C’est pourquoi, pour ce militant de base du parti rose, « le moteur du PNDS c’est Issoufou, et Bazoum en est le carburant ».

Alors qu’il était étudiant en philosophie à l’université de Ouagadougou, Mohamed Bazoum créa en 1983 un groupe politique clandestin. Il fut introduit dans le milieu qui préparait la révolution au Burkina Faso avec ses camarades nigériens qui étaient en exil, tous des étudiants.

Il continua à animer ce groupe à Dakar en 1984, l’année où il obtint son DEA en Logique et épistémologie. De retour au Niger, il continua le travail avec un de ses camarades dans la ville de Tahoua, région natale de Mahamadou Issoufou, à l’époque dirigée par le colonel Tandja.

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