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Politique

Report du Sommet de la Francophonie

Ainsi que redouté, le Sommet de la Francophonie ne pourra pas se tenir, comme prévu, le mois prochain à Djerba. Compte tenu de la situation politique tendue en Tunisie, il semblait difficile, à certains pays, de participer à cette réunion.

Par Kimberly Adams

La décision a été officialisée le 13 octobre : le Sommet de la Francophonie a été repoussé d’un an, à l’automne 2022. Cet événement, devait se tenir à Djerba, en Tunisie, en novembre prochain. Le conseil permanent de l’OIF (Organisation internationale de la Francophonie), avait convenu, le 12 octobre, de la nécessité de repousser cette réunion.

L’instance comprend 88 pays membres et associés de l’OIF. Cette décision est motivée par des raisons organisationnelles et les contraintes liées à la crise sanitaire. Les membres de l’OIF ne cachent pas que la situation politique actuelle de la Tunisie a également motivé cette décision.

Les représentants des États et gouvernements membres ont débattu « ouvertement et dans un souci de cohésion et de solidarité », pour reprendre les termes d’un communiqué de l’OIF, sur l’organisation du Sommet en Tunisie dans les délais initialement prévus.

Le Canada, en particulier, aurait fait part de ses réticences à envoyer un représentant en Tunisie dans le contexte politique actuel. « Un des grands objectifs de l’OIF, c’est de soutenir l’état de Droit, les libertés humaines et les droits de la personne », écrit dans la presse québécoise Jean-Louis Roy, secrétaire général de l’Agence intergouvernementale de la Francophonie (désormais OIF), de 1990 à 1998.

Qui fait observer qu’il aurait été difficile au président tunisien Kaïs Saïed de dénoncer, via l’OIF, les « coups de force » dans certains pays (Tchad, Mali) sans se viser lui-même…

En Tunisie, l’ancien président Moncef Marzouki avait ouvertement appelé au boycott de ce sommet.

Cette session extraordinaire du (CPF) intervenait deux semaines après que la secrétaire générale de l’OIF, Louise Mushikiwabo, a mené des consultations auprès des autorités tunisiennes et d’autres pays membres de la Francophonie sur la tenue du Sommet de la Francophonie à Djerba.

Les représentants des États et gouvernements membres ont débattu « ouvertement et dans un souci de cohésion et de solidarité », pour reprendre les termes d’un communiqué de l’OIF, sur l’organisation du Sommet en Tunisie dans les délais initialement prévus.

Ils sont arrivés à un consensus sur la nécessité de reporter d’un an le 18e Sommet de la Francophonie, afin de permettre à la Tunisie de pouvoir organiser cette instance importante dans les conditions les plus optimales. Les représentants ne souhaitaient pas organiser un sommet purement « virtuel », fait de conférences et déclarations en ligne.

C’est le second report de ce Sommet de la Francophonie, qui devait initialement se tenir à Tunis en 2020. L’OIF compte 88 États et gouvernements : 54 membres, 7 membres associés et 27 observateurs. Le dernier sommet s’était tenu à Erevan (Arménie), en 2018. Il avait marqué la fin de mandat de la secrétaire générale Michaëlle Jean, alors fortement contestée. 

@KA

 

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