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Politique

Les premiers pas de Macron en Afrique

Forts d’une riche expérience, des hommes vont jouer un rôle central dans la politique africaine du pré­sident Macron. Comme le nouveau patron de la DGSE nommé le 7 juin, le diplomate Bernard Emié, qui fut suc­cessivement ambassadeur à Amman, Beyrouth, Ankara, Londres et Alger, ou le numéro deux de la Centrale chargée du renseignement extérieur : le général Jean-Pierre Palasset, premier patron de l’opération Barkhane (d’août 2014 à août 2015) après avoir commandé l’opération Licorne au plus fort de la crise ivoirienne en avril 2011.

Anciens diplomates et anciens mili­taires sont donc actuellement nombreux à présenter leurs « offres de service » pour faire gagner la France en Afrique. Reste à trouver les bons et à remercier les autres, sans vexer personne… ce qui n’est pas si facile ! Quelques semaines, voire quelques mois, paraissent donc bien néces­saires pour que les choses se décantent. Certaines personnalités proches du nouveau Président semblent cependant incontournables comme l’ancien Premier ministre du Bénin, Lionel Zinsou, qui préside aux destinées d’AfricaFrance, ou Georges Serre, ambassadeur de France en Côte d’Ivoire depuis avril 2012, que le président Ouattara souhaiterait gar­der près de lui encore quelque temps… Spécialiste des questions africaines, il fut chargé de mission Afrique au Secrétariat général de l’Élysée à la fin de la prési­dence de François Mitterrand avant d’être nommé ambassadeur à Kinshasa, Yaoundé puis Abidjan.

Ce pragmatisme et ses nouveaux relais et réseaux seront-ils suffisants au président Macron pour donner un coup de jeune à la diplomatie française, pour définir et tenter d’imposer une nouvelle « politique africaine » de la France et res­taurer son influence ? La France cherche toujours à élargir les soutiens à son action et à impliquer davantage ses par­tenaires européens dans le financement des opérations. C’est désormais le rôle dévolu à Jean-Yves Le Drian, rebaptisé avec humour « ministre de l’Europe et de l’Afrique » par le président Ouattara lors de la remise du Prix Félix Houphouët- Boigny, le 27 juin à l’Unesco.

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