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Politique

« Pandora Papers » : La Côte d’Ivoire réplique, des politiques africains sur la liste…

Dans l’enquête mondiale dénommée « Pandora Papers », le Premier ministre ivoirien Patrick Achi a été cité comme détenant une société offshore aux Bahamas. Sa réaction ne s’est pas fait attendre.

Par Serges David

Au nombre des dirigeants africains cités dans l’enquête du consortium ICIJ dénommée « Pandora Papers », figure Patrick Achi, le Premier ministre ivoirien. Aux dire de l’enquête, le chef du gouvernement ivoirien aurait eu une société offshore jusqu’à au moins 2006 dans un paradis fiscal.

Après les Panama Papers en 2016, les Paradise Papers en 2017, les Mauritius Leaks en 2019 et les Luanda Leaks en 2020, les Pandora Papers qui ne sont qu’à leur début, promettent d’autres révélations. On parle déjà des présidents Denis Sassou-Nguesso (Congo), Ali Bongo (Gabon)…, Zacharia Deby (frère de Mahamat Idriss Déby, actuel président tchadien).

Comme il fallait s’y attendre, Patrick Achi a vivement réagi lundi à travers les services de  la Primature ivoirienne.

Selon ceux-ci, qui expliquaient l’existence d’une société enregistrée aux Bahamas au nom de Patrick Achi et révélée par les « Pandora Papers », c’est en 1996, qu’il crée une société de consulting en stratégie à Abidjan.

Au bout de deux ans, il fonde cette société offshore dévoilée dimanche par le consortium ICIJ.

« Dans la perspective de missions à l’international que son activité de consultant pouvait impliquer légitimement, une société a été immatriculée en 1998 à l’étranger avec toutes les formalités légales », souligne le texte de la Primature ivoirienne. La société en question « n’a jamais eu aucune activité ».

Le Premier ministre Achi note que « cette société n’a jamais servi de support à la moindre évasion fiscale, à la moindre transaction illicite, au moindre détournement de fonds publics, à la moindre activité illégale », corroborant ainsi la position des « Pandora Papers » qui ne décèlent effectivement ni mouvement, ni transaction, ni actif lié à cette société cédée en 2006.

Dans l’enquête internationale le Premier ministre Patrick Achi n’est pas la seule personnalité ivoirienne mentionnée, les enquêteurs de l’ICIJ parlent de quatre autres hommes politiques sans encore avoir révélé leur identité.

Plus globalement en Afrique, le président kényan  Uhuru Kenyatta a été cité. Quarante-trois responsables politiques sur les 336 cités viennent d’Afrique. Dix d’entre eux sont du Nigeria, pays le plus représenté, suivi par l’Angola avec neuf responsables politiques incriminés et cinq pour la Côte d’Ivoire. On note aussi ceux du Tchad, du Gabon, du Congo-Brazzaville…

Après les Panama Papers en 2016, les Paradise Papers en 2017, les Mauritius Leaks en 2019 et les Luanda Leaks en 2020, les Pandora Papers qui ne sont qu’à leur début, promettent d’autres révélations. On parle déjà des présidents Denis Sassou-Nguesso (Congo), Ali Bongo (Gabon)…, Zacharia Deby (frère de Mahamat Idriss Déby, actuel président tchadien).

Côté congolais, le gouvernement dément l’implication du président Denis Sassou Nguesso. Thierry Moungalla,  ministre Communication est formel : « Le gouvernement de la République du Congo dément avec la plus extrême fermeté toute implication du président de la République. Et compte tenu de la gravité des accusations qui sont ici portées, le président de la République se réserve le droit d’engager toute action judiciaire ou toute poursuite pour diffamation pour tous les médias ou toutes les personnes qui reprendraient ces accusations sans en apporter quelque preuve que ce soit. »

A suivre

@SD 

 

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