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Politique

Monde : Premier sommet sur la démocratie

Au total 110 États et territoires participeront au sommet sur la démocratie, le premier du genre, organisé en décembre par les États-Unis.

Par Véronique Clara-Véronne

Durant la campagne présidentielle américaine, le candidat Joe Biden avait fait la promesse de solidifier les bases de la démocratie en Amérique d’abord et dans le monde ensuite s’il était élu.

Parmi eux, seuls la République démocratique du Congo (RDC),  le Kenya, l’Afrique du Sud, le Nigeria et le Niger font partie des pays invités pour un continent de 54 Etats.

Promesse donc en passe d’être tenue. Le sommet pour la démocratie se tiendra en ligne les 9 et 10 décembre 2021. Aux manettes le président américain Joe Biden lui-même.

Pour ce faire, et dans ce combat pour les démocraties contre les autocraties, l’administration Biden a fait connaître, mardi, la liste des 110 États et territoires invités.

Parmi eux, seuls la République démocratique du Congo (RDC),  le Kenya, l’Afrique du Sud, le Nigeria et le Niger font partie des pays invités pour un continent de 54 Etats.

VOIR LA LISTE DES PAYS INVITES EN ANGLAIS

https://www.state.gov/participant-list-the-summit-for-democracy/

Cette liste d’invités couvre tous les continents et inclut naturellement les alliés occidentaux de Washington (Canada, Royaume-Uni), et aussi des pays comme la RDC, le Pakistan, qui n’ont pas franchement les meilleures relations du monde avec Washington. Mieux, les USA bien que ne reconnaissant pas Taïwan comme pays indépendant, l’ont quand même invité.

Si on note la présence de certains des pays invités avec surprise (Inde, Brésil, Pologne, Slovénie), il n’en est pas de même pour la Turquie (Recep Tayyip Erdogan), la Hongrie (Viktor Orban), la Chine (Xi Jinping) et la Russie (Vladmir Poutin).

Ces grands pays et bien d’autres ne participeront pas à ce sommet pour la démocratie. Ils n’ont pas été invités.

Au Moyen-Orient, seuls Israël et l’Irak ont été conviés à cette réunion. Les alliés arabes traditionnels des Américains l’Égypte, l’Arabie saoudite, la Jordanie, le Qatar ou les Émirats arabes unis sont les grands absents.

Pour ce qui concerne les thématiques à abordés, déjà en août, lors de l’annonce de la tenue de ce sommet, la Maison-Blanche avait révélé que la rencontre serait axée autour de trois grands thèmes : la défense contre l’autoritarisme, la lutte contre la corruption et la promotion du respect des droits de la personne.

Ce premier sommet doit être suivi l’an prochain d’un deuxième sommet, cette fois en présentiel, ce sera l’occasion de faire le bilan sur les progrès accomplis.

Dans l’immédiat, après diffusion de la liste des participants, le président américain Joe Biden s’est immédiatement attiré les foudres de la Russie et de la Chine.

Pour le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov « les Etats-Unis préfèrent créer de nouvelles lignes de division, diviser les pays en bons, selon eux, et mauvais, selon eux ».

Pour sa part Pékin a fait part, selon Zhao Lijian, un des nombreux porte-parole de la diplomatie chinoise, de sa « ferme opposition » à l’invitation de Taïwan à ce sommet virtuel en soulignant que « Taïwan n’a pas d’autre statut en droit international que celui de partie intégrante de la Chine». Quant aux Africains non retenus, il n’y a pas eu de protestation. Pas encore.

@VCV

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