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Politique

Mali : La classe politique dénonce la junte

L’interpellation lundi, la garde à vue puis la détention du Dr. Oumar Mariko, président du parti politique SADI suscite des réactions au sein de la classe politique malienne.

Par Serges David

La classe politique au Mali (pays dirigé par une junte) n’approuve pas l’arrestation et l’incarcération lundi de l’homme politique malien Oumar Mariko. Le président de Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance (SADI) peut compter sur le soutien du Cadre des partis et regroupements politiques pour une transition réussie.

Cette arrestation survient dans un contexte où nous constatons de plus en plus un effritement des libertés individuelles et collectives sur fond de crispation de plus en plus accrue du climat politique.

De fait dans un texte au vitriol ce jeudi 9 décembre 2021, le Cadre « s’inquiète de la posture répressive du pouvoir » des militaires qui dirigent actuellement le Mali.

Pour eux, tout citoyen a le droit de jouir des libertés fondamentales acquises de haute lutte. Et ils rappellent que cette lutte a débuté avant les indépendances et aussi depuis le pouvoir (1969 à 1991) du général Moussa Traoré et doit continuer sous celui des autorités de la Transition qu’ils interpellent en ces termes :

Le colonel Assimi Goita nommé « président de la transition »

« Le Cadre d’échange des partis et regroupements politiques pour une transition réussie a suivi avec regret l’interpellation, la garde à vue puis la détention du Docteur Oumar Mariko, président du parti SADI depuis le lundi 7 décembre 2021.

Tout en condamnant énergiquement cette arrestation d’un acteur majeur de la lutte pour l’avènement de la démocratie dans notre pays, le Cadre s’inquiète de la posture répressive prise par le pouvoir en place sur fond de menaces et d’intimidations à l’endroit des acteurs politiques.

Cette arrestation survient dans un contexte où nous constatons de plus en plus un effritement des libertés individuelles et collectives sur fond de crispation de plus en plus accrue du climat politique.

Détention de Dr Oumar Mariko, la classe politique désavoue  

Respectueux de l’indépendance de la justice, le Cadre note avec regret que la détention qui est censée être l’exception, devient de plus en plus la règle sous nos cieux.

Le cadre souhaite que la privation de liberté et l’emprisonnement ne soient pas banalisés dans notre pays.

Face à cette situation, le Cadre s’inquiète et interpelle les autorités de la Transition sur le fait que tout citoyen a le droit de jouir des libertés fondamentales acquises de haute lutte.

Le Cadre rappelle l’impérieuse nécessité pour la justice de faire son travail dans la totale indépendance, sans interférence et dans le strict respect de l’état de droit ».

@SD

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