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Politique

Le Tchad se redéploie pour mieux combattre les terroristes

N’Djaména a retiré 600 soldats de la force du G5 Sahel sur les 1 200 déployés en février, pour mieux les redéployer sur le théâtre des opérations militaires.

Par Serges David

Les autorités tchadiennes ont justifié cette décision pour des besoins impérieux d’efficacité et pour des positionnements « stratégiques » dans les diverses opérations.

« C’est une décision concertée de longue date avec le commandement du G5. On a voulu alléger le dispositif qui n’était pas adapté (…) Par rapport à la situation sur le terrain, il faut avoir une force mobile, d’où le retrait de certaines de nos forces avec les armes lourdes (…) Notre volonté politique de faire face aux djihadistes reste intacte », dixit ministre Abderaman Koulamallah

Le ministre tchadien de la Communication et porte-parole du gouvernement, Abderaman Koulamallah, a été beaucoup plus précis en indiquant que la décision de son pays a été prise « pour s’adapter au mieux à l’organisation des terroristes » qui sèment désolation et assassinats dans la région.

De manière moins prosaïque, le Tchad a scindé par deux ses effectifs mobilisés en février dans le cadre de la force anti-djihadiste du G5 Sahel dans la zone dite des « trois frontières », regroupant Mali, Niger et Burkina Faso.

Dans son verbatim, le ministre Abderaman Koulamallah insiste que N’Djaména « a redéployé au Tchad 600 hommes en accord avec les forces du G5 Sahel. Il s’agit d’un redéploiement stratégique pour s’adapter au mieux à l’organisation des terroristes (…) Il nous reste environ 600 soldats sur le terrain.

C’est une décision concertée de longue date avec le commandement du G5. On a voulu alléger le dispositif qui n’était pas adapté (…) Par rapport à la situation sur le terrain, il faut avoir une force mobile, d’où le retrait de certaines de nos forces avec les armes lourdes (…) Notre volonté politique de faire face aux djihadistes reste intacte ».

Soldats de l’armée tchadienne

Côté français, le ministère français des Armées confirme que la décision tchadienne « a été prise en parfaite concertation avec les partenaires du G5 Sahel ainsi que de la coalition pour le Sahel dont la France (…) », arguant qu’« il s’agit d’avoir un dispositif à la fois plus léger, plus réactif et plus facile à soutenir, en conservant les moyens de combat les plus adaptés à l’ennemi ».

La zone des « trois frontières » est, avec le centre du Mali, la plus touchée par les attaques djihadistes. Les morts, civils comme militaires, s’y comptent par milliers.

La dernière attaque, samedi, contre un village de cette zone au Niger, y a fait une dizaine de morts parmi des civils. Lundi, une autre attaque avait fait 37 morts.

Un contingent de 1 200 soldats tchadiens avait été déployé dans cette zone pour lutter contre les groupes djihadistes, dans le cadre de la force multinationale du G5 Sahel.

Ce groupe de cinq pays sahéliens s’efforce depuis 2017 de coopérer dans cette lutte.

Quant à Paris, très impliquée dans la lutte anti-djihadiste dans la région, elle a annoncé récemment la réduction progressive de ses effectifs militaires au Sahel au profit d’un dispositif allégé de 2 500 à 3 000 hommes, contre les quelque 5 000 qui composaient la force Barkhane ayant vocation à disparaître.

SD

 

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