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Politique

Lassina Zerbo déclare une guerre sans répit aux djihadistes

Le président Roch Kaboré a validé lundi la formation d’un nouveau gouvernement du nouveau Premier ministre Lassina Zerbo. Il le charge de mener une guérilla urbaine sans concessions aux djihadistes.

Par Serges David

La nouvelle équipe gouvernementale est formée au totale de vingt-six ministres contre 34. De l’ancien gouvernement dissout le 8 décembre 2021, on note seize départs et l’arrivée de dix nouveaux ministres.

Le pays a désormais un nouveau Premier ministre, un nouveau gouvernement, une nouvelle feuille de route. Comme il est dit à Ouagadougou, c’est l’équilibre de la terreur, car désormais la peur change de camp et ira se nicher chez les Djihadistes. Un tournant !

Certes le précédent gouvernement de Christophe Joseph Dabiré a été dissout, car accusé à tort ou à raison d’être incapable d’enrayer les attaques terroristes qui endeuillent le pays des hommes intègres.

Mais plusieurs cadres ont quand même pu conserver leur poste quand d’autres par le jeu de chaises musicales ont changé de portefeuille ; tels que Barthélémy Simporé resté à la Défense, Maxime Koné à la Sécurité, Lassané Kaboré à l’Économie ;

Quant à Zephirin Diabré, (ex-chef de file de l’opposition ), il garde son département de la Réconciliation nationale et de la cohésion sociale, il en est de même pour le ministère de l’Habitat dont le titulaire Benewende Sankara n’a pas changé.

Roch Marc Christian Kaboré

Enjeu majeur de ce nouvel exécutif, la lutte contre les djihadistes qui, avec leurs attaques violentes et meurtrières, ne cessent de frapper le pays.

Pour sa part, le nouveau Premier ministre, Lassina Zerbo, n’a eu de cesse d’appeler à la « cohésion et la tolérance » des Burkinabè en vue de lutter efficacement contre la violence djihadiste.

«C’est à l’unisson que l’on pourra être mieux engagé pour vaincre le terrorisme », a-t-il déclamé, précisant avec un accent volontariste que «Je ne ménagerai aucun effort pour continuer l’œuvre entamée et d’être à l’écoute du peuple. On essayera de contacter toutes les composantes avec l’appui du chef de l’État pour qu’on puisse nous comprendre et gagner la confiance du peuple ».

Depuis 2015, le Burkina Faso compte au moins 2 000 morts et 1,4 million de déplacés attribués à l’action néfaste des groupes armés djihadistes, affiliés à Al-Qaïda et au groupe État islamique.

Le pays a désormais un nouveau Premier ministre, un nouveau gouvernement, une nouvelle feuille de route. Comme il est dit à Ouagadougou, c’est l’équilibre de la terreur, car désormais la peur change de camp et ira se nicher chez les Djihadistes. Un tournant !

@SD



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