Close
Avez-vous trouvé cet article intéressant?

Politique

La Tunisie va perdre beaucoup d’argent

Dix ans après la révolution tunisienne, le risque que Tunis perde des dizaines de millions d’euros est élevé. Pourquoi ?

Par Serges David

Décembre 2010. Le printemps arabe emporte le président tunisien d’alors Zine el-Abidine Ben Ali. Ce dernier, aujourd’hui décédé, part en exil en Arabie saoudite avec sa famille et certains de ses proches.

Cinq jours après son départ du pouvoir, la justice tunisienne gèle, en janvier 2010, les biens d’une quarantaine de personnes proches de Ben Ali. La justice met un veto sur plus de 200 millions d’euros qui appartiendraient à la famille et aux proches du président déchu.

Dans les roues de cette décision, une ordonnance émise par la justice fédérale de la Suisse qui permet de bloquer, à titre préventif, des avoirs pour une durée de dix ans a été prise. Sauf qu’elle arrive à expiration ce mardi 19 janvier à minuit.

Entre-temps, en 2019, Ben Ali décède en exil sans avoir purgé ses peines, car une année plus tôt, en 2018, au terme de plusieurs procès par contumace, le total des peines prononcées à son encontre avait atteint plus de 200 ans de prison.

Deux ans plus tard, en l’absence de nouvelles procédure judiciaires en Suisse ou jugements définitifs tunisiens dans cette affaire, la justice n’aura plus légalement les moyens de retenir cet argent. Les proches de Ben Ali pourraient entrer en possession  de cette somme, la transférer de Suisse vers d’autres banques dans d’autres pays.

A Tunis des organisations de la société civile ont lancé un appel solennel au président de la République, Kaïs Saïed, pour qu’il mette un veto au dégel des sommes et  les rapatrie en Tunisie. Verdict mardi…

SD

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Related Posts