x
Close
Politique

La réalité de l’argent politique

La réalité de l’argent politique
  • Publiénovembre 19, 2014

Le racket politique

Les autres sources, moins transparentes et plus difficiles à tracer, sont les apports, en argent et en nature, que leur apportent certains hommes d’affaires soucieux d’avoir des clients parmi les décideurs politiques.

« Des dirigeants de partis politiques viennent parfois eux-mêmes dans le bureau de l’homme d’affaires pour se faire livrer des valises de billets de banque », témoigne une secrétaire de direction, qui se dit prête à témoigner si on lui assure une protection

Selon des sources qui préfèrent garder l’anonymat, ces « dons » ne sont pas toujours volontaires, car certains partis qui ont gouverné le pays au lendemain des élections du 23 octobre 2011 ont mis en place un véritable système de racket auquel beaucoup d’hommes d’affaires, notamment ceux qui étaient liés à l’ancien régime, se sont soumis pour éviter des procès, faire geler un dossier compromettant ou, simplement, éviter des tracasseries administratives.

« Des dirigeants de partis politiques viennent parfois eux-mêmes dans le bureau de l’homme d’affaires pour se faire livrer des valises de billets de banque », témoigne une secrétaire de direction, qui se dit prête à témoigner si on lui assure une protection, et pas seulement judiciaire. C’est ce qui explique, en grande partie, le retard mis dans l’instauration de la justice transitionnelle, désormais qualifiée de « justice transactionnelle », et l’impunité dont jouissent beau- coup de membres de l’ancien clan au pouvoir.

Les rumeurs vont bon train concernant un supposé financement étranger. Les islamistes d’Ennahdha et du Congrès pour la République (CPR) sont ainsi accusés par leurs adversaires d’être financés par le Qatar, la Turquie et certains bailleurs de fonds privés des pays du Golfe, soucieux de voir l’islam politique dominer en Tunisie et dans toute la région. Les membres de Nidaa Tounes sont accusés, eux aussi, par leurs adversaires politiques, d’être financés par les Émirats arabes unis qui, on le sait, sont hostiles aux Frères musulmans et à leurs alliés tunisiens, les islamistes d’Ennahdha et du CPR. Quoi qu’il en soit, il est toujours difficile d’apporter des preuves pour étayer ce genre d’accusation. Et pour cause, les aides financières ne transitant pas par le biais des banques, les autorités publiques, si tant est qu’elles aient les mains libres pour le faire, auraient du mal à en tracer les flux.

Écrit par
ade

exaple example example

Article précédent

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *