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Politique

La CPI ne veut plus de Simone Gbagbo

La Cour pénale internationale (CPI) qui, depuis 2011, avait lancé un mandat d’arrêt international contre Simone Ehivet-Gbagbo vient de tourner la page. Elle ne poursuit plus l’ex-première dame ivoirienne.

Par Aude Darc

Ouf de soulagement pour Simone Ehivet-Gbabgo. Poursuivie depuis 2011, par la Cour pénale internationale (CPI) pour quatre chefs d’accusation de crimes contre l’humanité : Meurtre, viol, autres actes inhumains et persécution, elle voit ces charges abandonnées.

Quatre jours à peine rentré en Côte d’Ivoire, Gbagbo avait demandé, le lundi 21 juin, le divorce d’avec Simone après 32 ans de mariage. La procédure est en cours…

Tous ces faits qui lui étaient reprochés, avaient été commis, selon la CPI, pendant la crise post-électorale de 2010-2011 ; née du refus de Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite à la présidentielle de 2010 face à Alassane Ouattara. Cette crise avait fait plus de 3 000 morts. Officiellement.

Sans justifier une telle décision, la CPI a, tout de même, souligné que « la Chambre considère qu’il est approprié de décider que le mandat d’arrêt contre Simone Gbagbo cesse d’être effectif ».

S’adressant à différents médias à travers une déclaration, l’avocat de Simone Gbagbo, Me Ange Rodrigue Dadjé note que « cette levée du mandat vient boucler définitivement les poursuites dont faisaient l’objet les Gbagbo devant la CPI ». Auparavant il avait souligné que cette décision de la CPI est une « bonne nouvelle pour Mme Simone Gbagbo, elle pourra désormais librement voyager à travers le monde »

Bien que réclamée par la CPI, la Côte d’Ivoire n’a jamais souhaité livrer Simone Gbagbo à la justice internationale, arguant du fait que la justice ivoirienne réhabilitée pouvait parfaitement la juger. D’ailleurs, elle a même été condamnée en mars 2015 à vingt ans de prison à Abidjan pour atteinte à la sûreté de l’Etat. 

Simone Ehivet-Gbagbo

Le 8 août 2018, après une amnistie décrétée par le président, Alassane Ouattara, afin de favoriser la réconciliation nationale, elle avait été libérée. Quant à son époux, Laurent Gbagbo, lui avait été définitivement acquitté le 31 mars 2021 par la CPI des charges de crimes contre l’humanité qui pesaient sur lui. Il est revenu, le 17 juin 2021 en Côte d’Ivoire, après dix ans d’absence dont huit en prison à la Haye.      

Quatre jours à peine rentré en Côte d’Ivoire, Gbagbo avait demandé, le lundi 21 juin, le divorce d’avec Simone après 32 ans de mariage. La procédure est en cours…

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