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Politique

La CEDH ordonne la suspension de l’extradition de Compaoré

La procédure d’extradition de Paul François Compaoré de la France vers le Burkina Faso, dans le dossier de l’assassinat du journaliste Norbert Zongo, a été suspendue par la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH).

Par Véronique Clara-Véronne

François Compaoré, frère cadet de l’ex-président burkinabè Blaise Compaoré, est depuis plusieurs années dans une procédure judiciaire à Paris pour éviter son extradition vers le Burkina Faso.

La CEDH, selon les avocats de Compaoré, « a mis en demeure le gouvernement français de ne pas procéder à cette extradition tant que la procédure européenne serait pendante »

Dans ce dossier justement, la Cour européenne des droits de l’homme à demander à la France que la mesure d’extradition vers le Burkina Faso dont fait l’objet Compaoré « ne soit pas mise à exécution ».

La CEDH, selon les avocats de Compaoré, « a mis en demeure le gouvernement français de ne pas procéder à cette extradition tant que la procédure européenne serait pendante », avant de préciser que « la position de la Cour, qui protège désormais Paul François Compaoré des traitements inhumains et dégradants auxquels il était exposé

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et lui assure un procès équitable, contredit avec éclat les déclarations du Président de la République française, l’avis de la Cour d’appel de Paris, l’arrêt de la Cour de cassation et l’arrêt du Conseil d’Etat français, qui étaient hélas unanimes pour approuver cette mesure d’extradition », indiquent les avocats.

Le 30 juillet 2021, le Conseil Etat de la France avait validé l’extradition vers le Burkina Faso de François Compaoré après quatre années de procédures judiciaires.

Le frère cadet de l’ex-président Blaise Compaoré est sous le coup d’un mandat d’arrêt international dans le cadre de l’enquête judiciaire portant sur l’assassinat de Norbert Zongo, fondateur du journal L’Indépendant. Le 13 décembre 1998, le journaliste Zongo, et trois autres personnes qui l’accompagnaient, avaient été retrouvés totalement calcinés dans leur véhicule.

Le journaliste d’investigation enquêtait à l’époque sur la mort de David Ouédraogo, le chauffeur de François Compaoré. La justice burkinabè avait finalement conclu à un non-lieu en faveur de François Compaoré, le principal accusé.

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Mais dès la chute du président Blaise Compaoré en octobre 2014, la justice burkinabè a décidé de rouvrir le dossier et émis en mai 2017 un mandat d’arrêt international contre François Compaoré, réfugié alors en France. François Compaoré avait été interpellé, en octobre 2017, à l’aéroport en France.

VCV

 

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