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Politique

Guillaume Soro condamné à 20 ans de prison dans une «parodie de procès»

Guillaume Kigbafori Soro, candidat à la présidentielle ivoirienne d’octobre 2020, a été condamné mardi 28 avril 2020 à 20 ans de prison par la justice ivoirienne lors d’un procès qualifié de «parodie» par son avocate Me Affoussiata Bamba Lamine.

Par Serges David

La justice ivoirienne a aussi condamné l’ancien président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Guillaume Soro, par ailleurs président de Générations et peuples solidaires (GPS, opposition) à payer 4,5 milliards de francs CFA d’amende. Il est aussi privé de ses droits civiques pendant 5 ans et devra également payer 2 milliards de F.CFA au titre de dommages et intérêts.

 

Immédiatement Me Affoussiata Bamba Lamine, porte-parole du collectif  d’avocats de Guillaume Soro a dénoncé une « parodie de procès » : « La parodie de procès et le verdict rendu par le Tribunal d’Abidjan sont l’expression d’une dictature en perte de vitesse. Cette farce n’enlève rien à notre détermination de faire barrage à cette autocratie, mue par une volonté du régime RHDP de s’éterniser au pouvoir », a-t-elle écrit sur page officielle Facebook.

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Quant à Guillaume Soro, en dépit de cette condamnation, il a assuré sa détermination à faire acte de candidature à la présidentielle d’octobre 2020 : « Je demeure candidat à l’élection présidentielle d’octobre 2020. Et je la gagnerai par la grâce de Dieu. Seul le peuple souverain décidera », a-t-il notamment indiqué sur son compte officiel Twitter.

Dans les entendus de la justice ivoirienne, les juges ayant délibéré, ont reproché à Guillaume Soro l’acquisition en 2007 de sa résidence située dans la commune de Marcory résidentiel à Abidjan pour un peu plus d’1,5 milliard de F.CFA.

Selon eux, cette demeure aurait été acquise par Guillaume Soro à travers une société civile immobilière, la SCI Ebure, grâce aux fonds du Trésor public ivoirien.

Les décisions de la CADHP ne sont pas susceptibles de recours et la Côte d’Ivoire en tant que membre de l’Union africaine (UA) est signataire du protocole relatif à la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples portant création de la  Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples.

En tenant ce procès, l’Etat ivoirien engage tout de même un bras de fer judiciaire délicat avec la justice panafricaine. Car cette décision de la justice ivoirienne intervient dans un contexte où la CADHP (Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples) a, dans une ordonnance, en date du 22 avril 2020, ordonné à l’État de Côte d’Ivoire de «surseoir à l’exécution du mandat d’arrêt émis contre Guillaume Kigbafori Soro et 18 autres personnes» dans l’affaire opposant la République de Côte d’Ivoire à Guillaume Soro.  

Les décisions de la CADHP ne sont pas susceptibles de recours et la Côte d’Ivoire en tant que membre de l’Union africaine (UA) est signataire du protocole relatif à la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples portant création de la  Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples.

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