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Politique

Denis Sassou-Nguesso : Le PND assurera la richesse

Le président Denis Sassou Nguesso a promis devant le parlement réuni en congrès mardi 28 décembre 2021 que le Plan national de développement (PND) 2022-2026 assurera aux Congolais un bien-être lié à la création de richesses dans le pays.

Par Serges David

Pour le président Denis Sassou-Nguesso, même si les temps semblent hostiles, tout indique que les prochains mois en 2022 sont porteurs de bonnes nouvelles et de renouveau pour le Congo-Brazzaville. Il l’a dit devant le congrès composé de parlementaires répresentants du peuple.

Au son de notre hymne national, La Congolaise, ponctué par notre devise, Unité – Travail – Progrès, Nous trouverons toujours, face à l’adversité et la difficulté, les outils appropriés et les réponses nécessaires pour des victoires encore plus grandes. Aussi, chaque citoyen de notre pays doit-il se mobiliser, en permanence, au bénéfice de la cohésion nationale et de la paix. Pour cela, J’adresse mes meilleurs vœux de nouvel an au Peuple congolais ainsi qu’à nos hôtes étrangers qui ont choisi de vivre en République du Congo.

« Rendre régulièrement compte au Peuple de l’état de la Nation, une fois par an suivant la Constitution du 25 octobre 2015, tel est l’objet du présent Message adressé au Parlement réuni en Congrès.

En m’acquittant de ce devoir ce jour, Je voudrais saluer, de nouveau, la mémoire de l’Honorable Justin Koumba, ancien Président de l’Assemblée nationale et de l’ancien Premier ministre Clément Mouamba, qui nous ont quittés alors que le Congo avait encore besoin de leur expérience dans la gestion des affaires d’Etat.

La Nation rendra hommage, le moment venu, à l’ancien Premier ministre Clément Mouamba qui a consenti, durant 5 ans, des efforts appréciables à la tête du gouvernement.

De même, Je ne saurais rester insensible aux épisodes de deuil qui ont affecté, cette année, certains de nos compatriotes à travers la perte des êtres chers, illustres ou peu connus, parmi lesquels figurent plusieurs dirigeants politiques et cadres administratifs de notre pays.

M’inclinant devant la mémoire des autres compatriotes disparus, J’exprime, à chacun de nos concitoyens endeuillés, toute ma compassion et ma solidarité, face à ces épreuves ultimes, combien affligeantes.

Spécifiquement à la Force publique, pour les officiers supérieurs, les officiers subalternes, les sous-officiers et les hommes de troupe qui ont tiré leur révérence en 2021, en services commandés ou en toutes autres circonstances, mes pensées les plus profondes et la Patrie toujours reconnaissante.

  • Mes chers compatriotes ;

Notre pays est confronté à plusieurs défis sur la voie du développement, marquée par des réelles avancées encourageantes, mais aussi des rigueurs à surmonter.

Ainsi que nous le savons tous, la pandémie de Covid-19 sévit, comme partout ailleurs, sans répit au Congo depuis l’année dernière.

A intervalles réguliers de 20 jours, singulièrement à l’issue de chaque session de la Coordination nationale de riposte, le gouvernement s’emploie, sans se lasser, à informer le Peuple sur l’évolution de ce péril, tant au plan national que mondial. Comme sous d’autres cieux, les mesures salvatrices édictées ne permettent pas, certes pour l’heure, d’éradiquer ce fléau.

En dépit des actions menées et sous la menace d’une troisième vague plutôt redoutable du fait de nouveaux variants plus contagieux, le risque d’aggravation de la crise sanitaire a conduit le Congo à renforcer le dispositif de lutte mis en place.

Face à cette situation préoccupante, une « opération coup de poing », réalisée du 18 octobre au 8 décembre 2021, a suscité, auprès des populations, un net regain d’intérêt en faveur de la prévention et de la lutte contre la pandémie.

Le Peuple observe, avec résilience, les mesures retenues à ce propos, même s’il subsiste encore des comportements et des agissements individuels qui appellent des corrections vigoureuses.

Ainsi, la couverture vaccinale espérée pour la fin de cette année, à au moins 30% de la population totale du Congo, ne pourra pas être atteinte.

C’est pourquoi, l’effort d’information, d’éducation et de communication devra s’intensifier le plus largement possible et s’approfondir pour vaincre les poches de résistance sur la vaccination contre le coronavirus.

Notre salut est dans le vaccin. L’immunité active et collective en constitue le point d’orgue.

La mise en œuvre d’une riposte adéquate, principalement à travers l’adhésion massive des populations à la campagne de vaccination et le respect rigoureux des covid-19.

Pour ma part, une fois de plus devant la Nation toute entière, Je réitère mon engagement à conduire, avec plus de détermination, le combat contre cette pandémie.

  • Mes chers compatriotes ;

L’année, qui s’achève dans quelques jours, a été aussi marquée par l’organisation réussie de l’élection présidentielle du 21 mars 2021.

Tout en notant le plébiscite réservé pendant ledit scrutin à notre Projet politique « Ensemble, poursuivons la marche », Je souligne avec force que le Peuple demeure le principal vainqueur de cette échéance électorale.

Le contexte ainsi institué nous incite à plus d’engagement en vue de mobiliser les ressources nécessaires à la réalisation des initiatives de développement préconisées.

A cet effet, Nous renouvelons notre appel à nos partenaires techniques et financiers pour un accompagnement plus efficace à notre pays.

Dès lors, loin de faire un bilan exhaustif de l’action gouvernementale, il sied d’édifier le Peuple sur les performances réalisées en 2021, en lien avec notre Projet de société, suivant les 3 pôles de gouvernance qui le structurent, à savoir :

  • la gouvernance institutionnelle et systémique ;

  • la gouvernance économique et financière attractive ;

  • la gouvernance sociale et

S’agissant de la gouvernance institutionnelle et systémique, la structure gouvernementale comporte désormais, de manière plus marquée, deux nouvelles balises en charge, l’une, du contrôle d’Etat et, l’autre, de la coopération internationale.

Pour son efficacité, l’action inhérente au contrôle d’Etat, à la qualité du service public et à la lutte contre les antivaleurs dans l’administration publique a révélé la nécessité d’instituer un instrument politique et technique plus opérationnel, dédié à l’approfondissement du processus d’assainissement des finances publiques et de l’environnement sous-jacent.

Pour combattre les antivaleurs, le Congo dispose :

  • du Conseil supérieur de la magistrature ;

  • du ministère du contrôle d’Etat, de la qualité du service public et de la lutte contre les antivaleurs dans l’administration publique ;

  • de la Haute cour de justice ;

  • de la Haute autorité de lutte contre la corruption ;

  • de la Commission nationale de transparence et de responsabilité dans la gestion des finances publiques ;

  • de la Cour des comptes et de discipline budgétaire ;

  • de l’Inspection générale d’Etat.

Cette énumération montre, sans équivoque, que la République du Congo a bel et bien mis en place un arsenal adéquat de veille et d’impulsion de la bonne gouvernance.

L’amélioration du climat des affaires et la consolidation du socle juridique et judiciaire du secteur productif, créateur de richesses, devraient s’accélérer et conférer une attractivité plus forte à notre pays auprès des partenaires.

Il s’agit de réhabiliter le spectre et le réflexe de la sanction, d’appliquer la loi dans toute sa rigidité et de promouvoir le triptyque riguer-intégrité-efficacité pour ne pas capituler devant l’emprise rampante de l’impunité.

A ce titre, dans mon Message sur l’Etat de la Nation en 2017, J’avais appelé la Haute Attention du Sénat et de l’Assemblée nationale pour un recours plus actif à l’enquête parlementaire, une de vos prérogatives établies par la Constitution.

Dans cette même logique, la Cour suprême procède, depuis le mois d’octobre dernier, à la réception des déclarations de patrimoine des citoyens élus ou nommés à des hautes fonctions, tel que l’exige la Constitution.

Cette opération devra toucher tous les paliers de la vie politique et de la pyramide administrative.

A ce niveau, Je ne peux m’empêcher de relever certaines pratiques contraires à l’éthique et susceptibles d’entamer la crédibilité de nos Cours et Tribunaux.

Nul ne peut tolérer ces atteintes nocives qui affectent notre système judiciaire et asphyxient la noblesse du droit et l’impartialité de la justice dans notre pays.

Le gain facile et déshonorant du trafic d’influence, de la corruption, de la concussion et de bien d’autres dérives dégradantes défie le professionnalisme de ceux qui sont chargés, au nom du Peuple congolais, de dire le droit.

Aussi, les organes constitutifs de l’autorité et garants de l’intégrité du pouvoir judiciaire sont-ils collégialement interpelés devant le prétoire et la conscience de la Nation.

Le suivi et l’évaluation plus stricts des carrières des magistrats et auxiliaires pourront assurément concourir à l’amélioration de la carte judiciaire de notre pays ainsi qu’à la disponibilité d’un personnel de qualité, aguerri contre les antivaleurs et faisant preuve de haute probité morale et civique afin de rendre, à nos populations et autres acteurs, la justice qui leur est due.

Pour cette raison, le gouvernement devra mener à bon port la réforme du système judiciaire, à travers :

  • la numérisation de la justice ;

  • la réforme des procédures pénales et civiles ;

  • le sens et l’efficacité des peines ;

  • l’organisation territoriale des juridictions.

Ces efforts devront se poursuivre, en sus de divers codes en révision.

Toujours au titre de la gouvernance institutionnelle, nous avons également élevé la coopération internationale et la promotion du partenariat public – privé au rang de ministère à part entière.

En effet, plus que jamais, notre pays a besoin d’une dynamique de coopération audacieuse et capable, sous l’égide d’une gouvernance économique et financière attractive, de drainer des opportunités à la dimension de ses ambitions d’investissement et de développement.

De la sorte, nous nous donnons des capacités plus accrues d’appel de financements ainsi que des leviers de mobilisation des partenariats et des sources diversifiées d’investissement.

Une réponse à “Denis Sassou-Nguesso : Le PND assurera la richesse”

  1. Author Thumbnail Marc Labor dit :

    Je ne vois rien de concret dans ce discours, à part une longue liste d’administrations, Ce qui est plutôt décourageant

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