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Politique

De La Baule à Accra

À un quart de siècle d’écart, deux discours ont marqué la vie politique africaine en exprimant des signes forts d’une rupture avec le passé et la perspective de nouvelles orientations politiques.

Un an après la chute du mur de Berlin, dès juin 1990, lors du Sommet France-Afrique de La Baule, François Mitterrand prenait la mesure des bouleversements politiques dans lesquels l’Afrique allait s’engager.

Le discours qu’il a prononcé à l’ouverture du Sommet devant les mines renfrognées et crispées de plusieurs dirigeants africains reste toujours d’actualité. « Il nous faut parler de démocratie, disait-il, c’est un principe universel qui vient d’apparaître aux peuples d’Europe centrale comme une évidence absolue. Il faut bien se dire que ce souffle fera le tour de la planète ; enfin on respire, enfin on espère parce que la démocratie est un principe universel. Ce plus de liberté, ce ne sont pas seulement les États qui peuvent le faire, ce sont les citoyens, il faut donc prendre leur avis. Et ce ne sont pas simplement les puissances publiques qui peuvent agir, ce sont aussi les organisations non gouvernementales qui connaissent mieux le terrain… J’ai naturellement un schéma tout prêt : système représentatif, élections libres, multipartisme, liberté de la presse, indépendance de la magistrature, refus de la censure… »

Au Ghana, le 11 juillet 2009, Barack Obama a su trouver les mots de circonstance : « Personne ne veut vivre dans une société ou la règle de droit cède la place à la loi du plus fort et à la corruption. Ce n’est pas de la démocratie, c’est de la tyrannie, même si de temps en temps on y sème une élection çà et là, et il est temps que ce style de gouvernement disparaisse. Dans toute l’Afrique, nous avons vu de multiples exemples de gens qui prennent leur destinée en main et qui opèrent des changements à partir de la base. L’histoire est du côté de ces courageux Africains et non dans le camp de ceux qui se servent de coups d’État ou qui modifi ent les Constitutions pour rester au pouvoir. L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, mais de fortes institutions. »

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