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Politique

Ethiopie : Retournement de situation en faveur du PM Abiy Ahmed et son armée

L’armée de l’Ethiopie a repoussé les rebelles tigréens du TPLF en leur reprenant les villes de Dessie et Kombolch. A la tête de cette  reconquête, le Premier ministre Abiy Ahmed lui-même mobilisé sur le théâtre des affrontements militaires.

Par Aude Darc

La guerre entre les rebelles  séparatistes tigréens du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) et l’Etat fédéral de l’Ethiopie est bel et bien enclenchée.

Lundi, le gouvernement du Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a révélé avoir repoussé les séparatistes du TPLF en les chassant de deux villes qu’ils avaient antérieurement pris.

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Il s’agit notamment des villes de plus de 200 000 habitants de Dessie et de Kombolcha.  La rébellion s’est donc repliée vers la région du Tigré alors qu’elle était aux portes de la capitale Addis-Abeba il y a une dizaine de jours, à quasiment 180 km du cœur du pouvoir.

Côté TPLF, on évoque un « réajustement territorial » pour tenter de minimiser cette déroute militaire. Pour Debretsion Gebremichael, président du parti tigréen du TPLF : « Ce fut une décision très importante ». Il explique dans ce qu’il appelle « le résultat d’une évaluation » de l’état-major de son mouvement que les lignes d’approvisionnement de ses troupes distantes du Nord au Sud étaient difficiles à tenir. Et d’ailleurs que ses forces avaient « d’autres problèmes à régler » autrement plus urgents et importants.

Quoi qu’il en soit, ce revers du TPLF sur un axe de près de 200 km en direction du Tigré, dans ce conflit armé, laisse la voie libre aux soldats gouvernementaux de réoccuper la quasi-totalité des villes de la région Afar et Amhara.

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La prise des deux villes de Dessie et Kombolcha symbolisent particulièrement le renversement de situation militaire. Début novembre, lorsque les Tigréens avaient pris ces villes, on craignait un effondrement de l’armée nationale.

Mais avec la reprise des deux agglomérations, le Premier ministre Abiy Ahmed et son gouvernement se présentent de nouveau comme maîtres de la situation en inversant les rapports de force.

Pourquoi les rebelles ont-ils abandonné leurs positions ?

Même si Debretsion Gebremichael s’évertue à expliquer que son armée n’avait pas été diminuée par ce retrait, tout laisse et porte à croire que la réalité est tout autre.

De fait, s’il est vrai que la reconquête des troupes gouvernementales s’est effectuée sans combats majeurs, la réalité est que le TPLF a perdu des unités.

Des pertes rendues possibles à cause notamment des frappes de drones, quasi-systématiques du gouvernement éthiopien devenues plus fréquentes, depuis fin novembre, offrant un avantage décisif au Premier ministre Ahmed et ses troupes sur le champ de bataille.

@AD

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