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Politique

Centrafrique : La réconciliation et la paix à tout prix

Pour ramener la paix dans son pays en proie à des crises chroniques et convulsives, le président Faustin-Archange Touadera tente de réconcilier les Centrafricains.

Par Véronique Clara-Véronne

Et cette fois, il ne s’agit pas de discours lyriques ou ampoulés sans lendemains, car le président Faustin-Archange Touadera a officiellement installé ce mercredi le comité d’organisation du futur dialogue républicain.

Ce « dialogue républicain » envisage à la chute de son déroulé, de ramener la paix dans le pays. Et le comité en charge de le piloter jouit d’une légalité tout autant que d’une légitimité, car, il a été constitué au terme de plusieurs consultations nationales menées en amont.

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Sa composition est la résultante de compromis entre les différents protagonistes. Une vraie étape vers la paix des cœurs est franchie avec la constitution de ce comité mercredi 1er  septembre. Le leitmotiv, désormais dans le pays, se résume en un mot : La réconciliation.

Le président Touadera l’a compris. C’est d’ailleurs l’orientation donnée au discours qu’il a prononcé lors de la présentation officielle du comité.

« Ne perdez pas de vue que l’objectif recherché demeure la pacification, la reconstruction et intégral de notre pays, la République centrafricaine », a-t-il insisté.

« Nous n’avons qu’un seul et unique pays en partage. Nous devons travailler, main dans la main pour le sortir du bourbier dans lequel il est artificiellement plongé », plaide le chef de l’État centrafricain.

Le rapporteur général du comité et représentant de la société civile, Paul Crescent Beninga, comprend lui-aussi les enjeux et ne se leurre pas : « Nous devons éviter de faire un dialogue de façade, nous devons aller vers une réconciliation vraie, une réconciliation qui n’écartera pas la justice, parce que la question de l’inclusion ne met pas de côté la justice, c’est extrêmement important de le souligner ».

Pour lui encore « ce dialogue se veut un moment pendant lequel nous devons aborder les sujets qui divisent, mais nous ne devons pas perdre de vue l’objectif : réconcilier les Centrafricains d’une part, reconstruire la République centrafricaine d’autre part ». La messe est donc dite.

Mais la question de la participation des groupes armés (rébellions) à ce dialogue divise encore. Comme il en est de même pour la participation de l’ancien président François Bozizé, qui a pris la tête de la coordination de la rébellion. Pour les autorités, s’étant lui-même mis hors de l’Accord de paix, il n’est rigoureusement pas souhaitable de le voir autour de la table des discussions.

Sauf que Bozizé est un poids lourd de la politique centrafricaine, et sa participation est souhaitée par l’opposition ainsi  que la plateforme religieuse.

Même si dans l’immédiat, une solution semble loin d’être trouvée, ce qui semble acquis est que le déroulé du dialogue national pourrait avoir lieu en deux temps forts. Un dialogue national sur les terres centrafricaines entre les forces vives de la nation et un autre (plus problématique) serait organisé avec les groupes armés dans un pays étranger. 

Faustin-Archange Touadéra

Quoi qu’il en soit, le président Faustin-Archange Touadera est bien inspiré d’essayer, de commencer et sans doute d’arriver à atteindre les buts que les Centrafricains visent : Paix et réconciliation.

VCV

 

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