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Politique

Cedeao : Sanctions durcies contre Bamako et Conakry

Le Sommet extraordinaire et crucial de la Cedeao consacré dimanche au Mali et à la Guinée dans la capitale ghanéenne Accra, s’est achevé par le durcissement des sanctions contre les premiers responsables (et leurs familles) qui dirigent les deux juntes au pouvoir à Bamako et à Conakry.

Par Serges David

Les chefs d’État de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) à Accra ont sorti l’artillerie lourde : ils ont durci des sanctions individuelles contre des dirigeants maliens et guinéens. On a aussi appris que contrairement aux accord entre la Cedeao et le Bamako, le gouvernement malien a indiqué ne pas être en capacité de tenir les élections présidentielle et législatives en février 2022.

Lire ci-dessous la Communiqué final du sommet extraordinaire du 7 novembre 2021 de la Cedeao

Communiqué final du sommet extraordinaire du 7 novembre 2021 de la Cedeao

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Cedeao : Sommet extraordinaire et crucial

Dimanche, 7 novembre 2021, la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) organise un sommet extraordinaire crucial pour décider du sort du Mali et de la Guinée, deux pays qui ont connu un coup d’Etat.

Par Serges David

Dans exactement vingt-quatre heures les chefs d’État des pays membres de la Cedeao seront en conclave dans ce qui s’apparente être la dernière chance accordée aux juntes au pouvoir à Bamako et à Conakry, dirigées respectivement par le colonel Assimi Goïta et le colonel Mamady Doumbouya.

A défaut, la Cedeao menace, en plus des sanctions économiques ciblées, d’une intervention. Sous quelle forme ? Militaire ? Peu probable en l’état actuel, mais de plus en plus demandée. C’est donc l’enjeu de ce sommet extraordinaire. Que va décider la Cedeao ? Un faiblissement de sa part ouvrirait, sans aucun doute, la boîte de pandore déjà entre-ouverte.

Plus concrètement, il s’agit pour eux de statuer sur l’évolution de la transition en Guinée et le Mali.

La tension est montée d’un cran ces derniers jours entre la Cedeao et la junte au Mali, qui a même prié le représentant de l’organisation sous-régionale de quitter le pays.   

Suffisant pour que les autorités ghanéennes, qui assurent la présidence tournante de la Cedeao en appellent aux autres chefs d’État pour la tenue en urgence d’un sommet extraordinaire.

La Cedeao n’attend rien d’autre de la junte malienne qu’un chronogramme clair portant sur le respect du calendrier électoral acté d’un commun accord.

Le président ghanéen Nana Akufo-Addo avait délivré à Bamako le 17 octobre un message de fermeté quant au respect par les autorités du calendrier électoral : la présidentielle et les législatives étant prévues à partir du 27 février 2020.

Nana Akufo-Addo, président de la Cedeao

Les responsables de la junte au pouvoir, de leur côté, entendent organiser des assises nationales au terme desquelles la date des élections sera fixée.

Côté guinéen, sur la table les chefs d’Etat (re) mettront l’exigence non-négociable de la libération du président déchu Alpha Condé aux mains des militaires depuis le coup d’Etat. Ainsi que des engagements formels sur, ici aussi, le respect du calendrier électoral.

A défaut, la Cedeao menace, en plus des sanctions économiques ciblées, d’une intervention. Sous quelle forme ?

Militaire ? Peu probable en l’état actuel, mais de plus en plus demandée.

 

C’est donc l’enjeu de ce sommet extraordinaire. Que va décider la Cedeao ? Un faiblissement de sa part ouvrirait, sans aucun doute, la boîte de pandore déjà entre-ouverte.

@SD

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