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Politique

Burundi : Évariste Ndayishimiye président élu (CENI)

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) du Burundi a proclamé lundi après-midi les résultats de la présidentielle. Le candidat du parti au pouvoir (CNDD-FDD), Évariste Ndayishimiye, est déclaré vainqueur.

Par Serges David

Cette annonce des résultats provisoires des élections présidentielle, législatives et communales du 20 mai 2020 avec la victoire de Évariste Ndayishimiye n’est pas une surprise.

Le parti au pouvoir CNDD-FDD (Conseil national de défense de la démocratie – force pour la défense de la démocratie) obtient 68,73% soit 3 082 210 voix. Toutefois il faudra attendre encore les chiffres définitifs qui seront rendus publics le 4 juin.

A 52 ans le général Ndayishimimye, succédera au président sortant Pierre Nkurunziza. Au pouvoir depuis 15, Nkurunziza  avait porté son choix sur le nouvel, tout s’abstenant lui de faire acte de candidature pour une 4è fois.

Déjà jeudi, les résultats publiés des 119 communes du pays donnaient à Ndayishimimye un large avantage sur son principal adversaire l’opposant, Agathon Rwasa, président du Conseil national pour la liberté (CNL).

Au vu des résultats des 105 communes, rendu publics par la CENI, le candidat du parti au pouvoir le CNDD-FDD (Conseil national de défense de la démocratie – force pour la défense de la démocratie), obtient la majorité absolue des voix dans 101 communes. Il perd dans quatre communes. Et il s’en sort avec au moins 70% des voix dans 66 communes et plus de 50% dans 35 autres.

Certes ces élections ont été calmes et exemplaire globalement, mais le CNL a dénoncé des fraudes : « Le CNL dénonce encore une fois avec force un hold-up minutieusement préparé avant la campagne avec des centaines de militants emprisonnés et d’autres tués, pendant la campagne électorale, le jour de l’élection et à toutes les étapes qui ont suivi jusqu’ici », selon le porte-parole de ce parti, Thérence Manirambona.

A 52 ans le général Ndayishimimye, succédera au président sortant Pierre Nkurunziza. Au pouvoir depuis 15, Nkurunziza  avait porté son choix sur le nouvel, tout s’abstenant lui de faire acte de candidature pour une 4è fois.

Déjà en 2015, la candidature du président Nkurunziza à un troisième mandat avait plongé le Burundi dans une grave crise politique. Celle-ci avait, selon les chiffres officiels, fait au moins 1 200 morts et quelque 400 000 déplacés burundais dans et à l’extérieur du pays.​

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