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Politique

Bataille contre Boko Haram

Trois chefs d’État de la Commission du bassin du lac Tchad et du Bénin se sont retrouvés, à Niamey, pour évaluer la situation sécuritaire et réaffirmer leur stratégie commune de lutte contre la menace terroriste de Boko Haram.

Ils étaient à Paris en mai autour du président François Hollande ; ils se sont retrouvés à Niamey (Niger) en octobre autour de Mahamadou Issoufou. À l’exception du doyen Paul Biya du Cameroun – représenté par Eedgar Alain Mebe Ngo’o, ministre délégué à la Présidence, chargé de la Défense – Goodluck Jonathan du Nigeria, Idriss Déby Itno du Tchad et Yayi Boni du Bénin, tous ont répondu à l’appel du président nigérien, président en exercice de la CBLT (Commission du bassin du lac Tchad).

« Depuis quelque temps, Boko Haram est devenu très violent, nécessitant une action urgente et concertée de la part des pays de la sous-région», constate un responsable militaire nigérien. « Notre réunion intervient dans un contexte sécuritaire marqué par des attaques de Boko Haram», confirme le général de division Seyni Garba.

Les représentants des États-Unis, de la France, de l’Union européenne et de la CEN-SAD (Communauté des États sahélo-sahariens) ont participé en tant qu’observateurs. Seuls absents, la République centrafricaine et la Libye. À Niamey, les pays les plus exposés à la menace de Boko Haram étaient réunis pour réfléchir à la situation sécuritaire et à la stratégie commune de lutte contre la menace terroriste dans la région.

« Depuis quelque temps, Boko Haram est devenu très violent, nécessitant une action urgente et concertée de la part des pays de la sous-région », constate un responsable militaire nigérien. « Notre réunion intervient dans un contexte sécuritaire particulier marqué par des attaques incessantes perpétrées par Boko Haram et d’autres groupes terroristes», confirme le chef d’état-major des armées du Niger, le général de division Seyni Garba.

Pour autant, la présence massive à la cérémonie d’ouverture du sommet, de nombreux militants du parti au pouvoir et de ses alliés, montre qu’au-delà des enjeux sécuritaires, le président en exercice de la CBLT voulait marquer les esprits et permettre au Niger de renforcer son prestige international dans la lutte contre le terrorisme. La veille, au Mali, un détachement du bataillon nigérien de la Minusma est tombé dans une embuscade tendue par une trentaine d’hommes armés. Sur le champ, neuf militaires nigériens sont morts et trois véhicules ont été détruits à l’arme lourde. « Cette attaque barbare et injuste, la plus grave perpétrée contre les troupes onusiennes de la Minusma depuis son déploiement en 2013, touche profondément les familles nigériennes qui viennent de perdre leurs proches», déplore Moustapha Kadi, acteur de la société civile.

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