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Politique

Algérie : Saïd Bouteflika (encore) condamné

Et ça continue en mal pour Saïd Bouteflika. Il vient d’être de nouveau condamné mardi 12 octobre 2021 à deux ans de prison ferme à Alger. La traversée du désert s’amplifie pour lui, et la « debouteflikassion » du pays aussi.

Par Serges David

Saïd Bouteflika, le frère cadet et conseiller décisif de l’ex-président Abdelaziz Bouteflika, est accusé d’avoir entravé la bonne marche de la justice de son pays. Pour cela, le tribunal d’Alger l’a condamné mardi à deux ans de prison ferme. La seule « bonne nouvelle », il ne sera pas seul à subir ce verdict, car depuis la chute du président Abdelaziz Bouteflika, plusieurs responsables politiques et de puissants hommes d’affaires proches de lui ont été arrêtés.

On note aussi parmi les prisonniers, la présence du chef de la police nationale, de nombreux hommes d’affaires influents, entre autres, le chef du patronat Ali Haddad et Mahieddine Tachkout, l’un des plus importants concessionnaires d’automobiles du pays. Il y a aussi deux secrétaires généraux du parti politique du Front de libération nationale (FLN). La « debouteflikassion » a de beaux restes…

Cette situation prêterait à sourire, s’il ne s’agissait pas de vies humaines détruites au nom d’une chasse aux sorcières qui ne dit pas son nom !

Vraisemblablement le châtiment judiciaire qui devait être réservé au défunt président est orienté sur son frère Saïd qui, alors qu’il est déjà en prison, est accusé de d’entraver « le bon déroulement de la justice ».

Personne ne se hasardera à dire qu’il s’agit de règlements de compte politiques, mais globalement presque tous les caciques de l’ancien régime algérien sont dans l’œil de cyclone.

Ils ont été condamnés pour des faits présumés de corruption, de détournements, d’abus de fonction ou de financements occultes de campagne électorale.

Les hommes politiques algériens Ahmed Ouyahia (à gauche) et Abdelmalek Sellal (à droite)

Il s’agit de dizaines d’ex-hauts dirigeants politiques, des patrons et des cadres du clan Bouteflika. Ils sont aujourd’hui détenus dans la prison El-Harrach à Alger.

Même les deux ex-Premiers ministres Abdelmalek Sellal et son successeur Ahmed Ouyahia ont été condamnés à plusieurs reprises pour diverses malversations. Sellal et Ahmed ont occupé à quatre reprises le poste de Premier ministre, deux fois chacun.

La « debouteflikassion »

Plus largement, ce sont sept ex-ministres qui croupissent en prison comme Tayeb Lauh (Justice), Abdelghani Zaalane (Transport), Abdeslam Bouchareb (Industrie et des mines).

Mais le dernier cité est en fuite à l’étranger. En plus des ministres, on retrouve également des militaires, des officiers tels que les deux généraux Mohamed Mediène (alias Toufik) et Bachir Tartag.

On note aussi parmi les prisonniers, la présence du chef de la police nationale, de nombreux hommes d’affaires influents, entre autres, le chef du patronat Ali Haddad et Mahieddine Tachkout, l’un des plus importants concessionnaires d’automobiles du pays. Il y a aussi deux secrétaires généraux du parti politique du Front de libération nationale (FLN). La « debouteflikassion » a de beaux restes…

@SD

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