Close
Avez-vous trouvé cet article intéressant?

NTIC

Les start-up africaines lèvent 2 milliards de dollars en 2019

Dans le reste de l’Afrique, 18 pays ont vu au moins une levée en equity de plus de 200 000 $ dans une start-up technologique ; ils étaient certes 19 pays en 2018, mais 13 seulement pays en 2017.

En Afrique francophone, le Sénégal confirme sa position de hub dominant, levant 16 millions $  (9,5 milliards de F.CFA) sur six levées, contre quatre en 2018. Devant la Tunisie qui cumule 8 millions $ d’investissements – dont 7 millions levés par la jeune pousse InstaDeep, qui construit des systèmes basés sur l’intelligence artificielle. Au Maroc, les levées de capitaux ont porté sur 7 millions $.

L’inclusion financière reste le secteur d’investissement principal sur le continent, attirant 54,5% du financement total, contre 41% pour les Fintech. Tidjane Dème souligne que le segment des Fintech « explose clairement sur le continent » tandis que de plus en plus d’acteurs du numérique permettent aux start-up de s’y engager.

Les capitaux-risqueurs disposent d’un éventail d’acteurs beaucoup plus large. Ces investisseurs « acceptent des tickets d’entrée plus petits qu’auparavant dans l’espace des nouvelles technologies, se mettant ainsi en quête d’opportunités intéressantes ».

 

Le rapport souligne d’ailleurs le nombre croissant d’investisseurs intéressés par le capital-investissement sur le continent. Il relève que 70 investisseurs ont réalisé deux transactions ou plus en 2019, contre 20 l’année précédente (le rapport compte 350 investisseurs en tout).

Le segment des solutions B2B & entreprises, qui avait décollé en 2018, représente 16,1% du montant des transactions. « Les modèles B2B sont naturellement attirants pour les entrepreneurs. À une époque où la monétisation est au cœur des enjeux, les clients entreprises peuvent payer, ils permettent de présenter des unités économiques qui peuvent converger plus rapidement que des modèles B2C. Bien sûr, cela est rassurant pour les investisseurs », explique Tidjane Dème.

Enfin, le rapport 2020 de Partech Africa souligne la place de plus en plus stratégique qu’occupent les équipes féminines dans la structuration des écosystèmes africains. « Les entreprises dont les équipes sont féminisées sont très clairement motrices de la transformation en cours. »

Les start-up aux équipes « féminisées » enregistrent une attractivité plus forte, avec 43 transactions (+72 %), soit une hausse de 35 % en volume à 264 millions $ (15,7 milliards de F.CFA). Elles représentent ainsi 17 % du total de transactions.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Related Posts

  • Des ambitions intactes

    Présentes en nombre à Paris à différentes rencontres de la tech, les start-up africaines ont exprimé des ambitions immenses malgré…

  • Stratégie pour l’ère numérique

    Les économies de l’Afrique ne peuvent se permettre de passer à côté de la révolution numérique. La conférence des ministres des Finances, tenue en mars s’est interrogée sur les meilleures façons d’exploiter ces opportunités.

  • Répondre à la cybercriminalité

    L’Algérie est l’un des pays les plus ciblés dans le monde par les cyberattaques. Le nombre des affaires se multiplie depuis quelques années. Pour autant, les moyens de lutte sont encore précaires et basés sur le tout-sécuritaire. 

Share This