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African Banker

Noubasra Natolban : « Uba a les moyens de faire plus »

Une expertise reconnue

Crise ou pas, UBA Tchad peut déjà surfer sur sa réussite. Ces trois dernières années, le magazine The Banker l’a désignée « banque de l’année au Tchad », mettant en avant son sens de l’innovation et son engagement en faveur de l’inclusion financière. « Être reconnue Banque de l’année dans son propre pays constitue pour notre banque la preuve d’une gestion renforcée, d’un modèle commercial consistant et d’une prudente approche de gestion des risques », se réjouit Noubasra Natolban.

« Ce prix montre que l’efficacité et les moteurs de croissance commer­ciale que nous avons mis en place commencent à porter leurs fruits et à donner des résultats. Nous sommes certains de maintenir ce rendement afin de conserver le prix en 2018 », ajoute-t-il.

UBA Tchad a des milliers de clients auxquels elle rend des services via ses sept agences. La banque a pour but de doubler sa clientèle d’ici un an, en profitant du réseau de téléphonie mobile 3G du pays et en se concentrant sur les petites villes et les régions rurales. Cette ambition va de pair avec le l’objectif de déve­lopper la gamme de produits électroniques pour les services bancaires mobiles et en ligne.

Même si la monétique est une activité relati­vement récente au Tchad, UBA, l’avant-dernière née, a surclassé la monétique classique, selon son directeur général. « Nous sommes dans la digitalisation, avec des nouveaux produits très performants et innovants qui captent tout client en possession d’un smartphone. C’est la banque à domicile ou nomade. Le client n’a plus besoin de venir à la banque si ce n’est pour discuter business avec son banquier », rassure Noubasra Natolban qui annonce le lancement imminent d’un « digital banking très performant ».

Cependant, à l’instar des autres banques de la place, UBA Tchad fait face à un problème de taille : un taux de bancarisation faible. « C’est un mal grave qui impacte négativement l’économie du pays », déplore Noubasra Natolban selon qui il faut sensibiliser la population et l’amener à comprendre que les espèces disparaîtront bientôt pour faire place à la virtualité.

« Cela a commencé dans certains pays africains tels que le Kenya où on ne peut rien acheter sans les TPE et les cartes électroniques. Au Kenya, même les mendiants et les cireurs de chaussures sont dotés de TPE ! Au Tchad, nous en sommes loin. C’est un problème de culture. La monnaie digitale va s’imposer petit à petit et UBA y travaille », conclut ce passionné de la banque qui, à ses quelques « heures perdues », enseigne les techniques bancaires dans deux écoles commerciales de la capitale, aime écouter la musique et pratiquer le sport. 

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Written by African Banker

C'est le seul magazine dédié au secteur bancaire et financier en Afrique. Deux éditions en français et en anglais couvrent la totalité du continent. African Banker est un réel outil de travail pour tout les acteurs de ce secteur. Le monde bancaire et financier connaît une croissance et une concurrence de plus en plus fortes et joue un rôle essentiel dans le développement économique de l’Afrique.

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