x
Close
Nos archives parlent...

Jean-Pierre Fabre, l’opposant*

Jean-Pierre Fabre, l’opposant*
  • Publiéoctobre 18, 2018

Rupture avec Gilchrist Olympio

En 1991, il est choisi comme porte-parole de la Conférence nationale souveraine (CNS) avant de devenir le numéro 2 de l’UFC, en étroite collaboration avec son président, Gilchrist Olympio. Malgré les différents rendez-vous électoraux manqués en raison des fraudes organisées par le RPT, le parti en place, il est élu député en 2007 et devient président du groupe UFC à l’Assemblée nationale.

Le 26 mai 2010, la décision unilaté­rale de Gilchrist Olympio de rejoindre le gouvernement de Faure Gnassingbé – sans le consentement des membres exécutifs de l’UFC – crée une fracture qui le force à voler de ses propres ailes.

Le 10 août 2010, Jean-Pierre Fabre est élu président de l’UFC en remplacement de Gilchrist Olympio, exclu du parti ainsi que ses partisans lors d’un congrès à haut risque. Le 12 août 2010, un contre congrès sous forte escorte policière et la présence des nouveaux alliés du RPT est organisé par le camp adverse.

La lutte de leadership fait rage au sein de l’UFC et aboutit, le 10 octobre 2010, à la scis­sion de l’UFC et la création de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), présidée par Jean-Pierre Fabre.

Fondateur de la Ligue togolaise des droits de l’homme en 1980, Jean-Pierre Fabre fait partie des hommes politiques qui ont choisi de « résister sur place » mal­gré la répression du régime de Gnassingbé Eyadema.

Il dut subir toutes sortes d’hu­miliations et a même essuyé des tirs sur sa maison. Marié et père de trois enfants, il confiait à la sortie du scrutin présidentiel de mars 2010, « toujours craindre pour lui et sa famille ! », à cause des tentatives d’inti­midation du pouvoir pour l’empêcher de clamer sa victoire.

Homme de conviction mais aussi de méthodes, il a organisé l’UFC et assuré son ancrage comme premier parti de l’opposition, avant d’en faire de même avec l’ANC. Ses détracteurs disent qu’il manque de leadership, mais le 11 octobre 2014, il a à nouveau été investi pour la présidentielle de 2015.

Début août, l’homme d’affaires Alberto Olympio, neveu de l’ex-opposant historique Gil­christ Olympio, avait été investi par sa formation politique, le Parti des Togo­lais. Les multiples tractations entamées par le collectif Sauvons le Togo et la coalition Arc-en-ciel – les deux grands regroupements de l’opposition togolaise – pour désigner un seul candidat n’ont toujours rien donné.

« L’heure a sonné de mettre fin à ce régime. Nous devons conti­nuer de nous battre sans répit pour obtenir les réformes politiques en vue d’une élection transparente et crédible », a déclaré Jean- Pierre Fabre, toujours aussi déterminé à atteindre le sommet.

*ARTICLE PARU EN NOVEMBRE 2014 DANS LE MAGAZINE DE L’AFRIQUE 

Écrit par
ADE

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *