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Mines

Gabon : Havilah exploitera le fer de Milingui

Il y a un an, le 3 février 2017, Christian Magnagna avait reçu le CEO de la société australienne IronRidge Resources, Vincent Mascolo. Disposant de trois permis de recherche de fer, dont deux dans la région de Tchibanga et l’autre, Bélinga-Sud, au sud de l’emblématique gisement de Bélinga lui-même, à cheval entre les provinces de l’Ogooué-Ivindo et du Woleu-Ntem, IronRidge était intéressé par l’exploitation du gisement de fer de Milingui.

Outre le minerai de fer de Milingui, ce port pourrait servir à l’exportation du minerai de fer de Bélinga, au nord-est du Gabon, à 80 km de Makokou (province de l’Ogooué-Ivindo).

Le ministre des Mines avait demandé à la compagnie australienne de fournir à l’administration, dans des délais courts, une offre actualisée pour l’exploitation du fer de Milingui, en vue d’une décision du gouvernement gabonais.

Sous la supervision de l’Agence nationale de promotion des investissements du Gabon (ANPI-Gabon), représentée par sa directrice générale Nina Alida Abouna, le directeur général de l’Office des ports et rades du Gabon (OPRAG), Saïd Abeloko, et le président de la société émiratie Yas Capital Investments, Ahmed Ali Al Nuaimi, ont par ailleurs signé le 26 janvier à Libreville un mémorandum d’entente relatif à la promotion du secteur portuaire.

« Le consul général a saisi l’ANPI pour recevoir des investisseurs dans notre pays. Ils ont choisi de visiter les ports du Gabon, dans le but de s’intéresser à l’activité portuaire. Ils sont intéressés par l’exploitation et l’entretien des navires. Ils promettent d’investir sur les installations de nouveaux ports, aussi bien à l’intérieur du pays », a indiqué le directeur général de l’OPRAG.

Parmi les projets à examiner, figurent le port de Port-Gentil, le projet de port en eaux profondes de Mayumba, ainsi que les ports de Libreville et d’Owendo. Des investissements pourraient, à long terme, « attirer de la visibilité sur ces sites. En outre, la particularité avec le port en eaux profondes, c’est la possibilité d’accueil de navires beaucoup plus grands».

Le mémorandum est valable un an, et l’investisseur dispose de deux mois pour faire une proposition concrète. Le protocole d’accord avec Yas Capital Investments marquait la première signature dans le cadre du nouveau Guichet de l’investissement de l’ANPI, inauguré le 15 janvier dernier par le chef de l’Etat.

Préalablement à la construction proprement dite du port en eaux profondes de Mayumba, les travaux de réalisation du quai de Mangali, confiés à la Société d’acconage, de transport et de manutention (Satram) gabonaise, ont été lancés en septembre 2015, pour livraison fin 2016 (130 mètres de long en 1ère phase, 308 m de longueur définitive).

Le gouvernement gabonais envisage également de construire une voie ferrée pour desservir le port en eaux profondes de Mayumba, appelé à devenir un hub industriel pour la partie sud du pays (hydrocarbures, mines et métallurgie, agro-industrie, industries de la pêche, industries du bois…). Outre le minerai de fer de Milingui, ce port pourrait servir à l’exportation du minerai de fer de Bélinga, au nord-est du Gabon, à 80 km de Makokou (province de l’Ogooué-Ivindo). Envisagé depuis de nombreuses années, le développement de Bélinga, l’un des plus grands gisements d’Afrique de minerai de fer de haute qualité, reste à concrétiser. 

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