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Mines

Gabon : Havilah exploitera le fer de Milingui

Le Gabon espère toujours l’exploitation de son grand gisement de fer de Bélinga, au nord-est du territoire. En attendant, un autre gisement, de taille plus réduite, va être développé dans le sud-ouest du pays.

Par Gérard Choisnet

Le ministre des Mines, Christian Magnagna, et le président de la compagnie minière sud-africaine Havilah Consolidated Resources (Pty) Ltd, Baojin Zhao, ont signé le 2 février un accord-cadre en vue de l’exploitation du gisement de fer de Milingui, près de Tchibanga, dans la province de la Nyanga.

«Le lancement du projet fer de Milingui cadre fortement avec la volonté du président Ali Bongo Ondimba de relancer l’économie gabonaise via la diversification de ses ressources.

Découvert dans les années 1950, Milingui est le deuxième gisement de fer gabonais après celui de Belinga, dans la province de l’Ogooue Ivindo (nord-est du Gabon). Outre 135 millions de tonnes de minerai de fer, dont 18 millions t à forte teneur (50%) de teneur, le site recèle du cuivre, de l’or, du diamant et divers minerais.

Une volonté, une fois de plus, bien matérialisée par le secteur minier gabonais qui, en sortant d’une activité basée essentiellement sur l’exploitation du manganèse et de l’or, va dorénavant s’attaquer à l’exploitation du minerai de fer afin de diversifier son activité et d’augmenter sa contribution aux ressources de l’Etat», a déclaré le ministre.

«L’accord qu’on vient de signer participe à l’aboutissement d’une longue négociation avec l’opérateur économique. Celui-ci permet donc d’engager définitivement l’exploitation du gisement de Milingui. C’est un véritable chantier : 40 ans d’exploitation minière dans la zone de la Nyanga et plus de 500 emplois en faveur de la jeunesse gabonaise».

Découvert dans les années 1950, Milingui est le deuxième gisement de fer gabonais après celui de Belinga, dans la province de l’Ogooue Ivindo (nord-est du Gabon). Outre 135 millions de tonnes de minerai de fer, dont 18 millions t à forte teneur (50%) de teneur, le site recèle du cuivre, de l’or, du diamant et divers minerais.

La filiale Havilah Mining Gabon assurera le développement de la mine en trois phases. La première phase 2018-2022 permettra de réévaluer les réserves, de construire une voie d’évacuation du minerai d’une centaine de kilomètres jusqu’à l’océan Atlantique, et d’engager une production expérimentale. La seconde phase 2022-2025 verra la production expérimentale passer de 4000 t à 8000 t par an. La dernière phase de développement 2025-2028 concrétisera l’exploitation du gisement.

Pendant les deux premières phases, 452 emplois seront générés, dont 167 emplois directs et 285 emplois indirects (sous-traitants essentiellement), pour atteindre 700 emplois en troisième phase.

Outre la transformation locale d’une partie du minerai, il est prévu l’achèvement du port en eau profonde de Mayumba sur la côte Atlantique. Les études d’impact environnemental et social (EIES) devront prendre en compte la proximité de deux parcs nationaux, Moukalaba-Doudou et Mayumba.

Le coût du projet est évalué à 1 milliard $ environ (530 milliards de F.CFA). Aux termes de l’accord, les financements seront mobilisés par African Minerals Exploration & Development Funds (AMED Funds), un fonds d’investissement créé en 2012 (siège au Luxembourg) et disposant en portefeuille de plusieurs projets miniers en Afrique subsaharienne, notamment en Afrique du Sud, en Namibie et au Libéria.

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