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Littérature

Des livres africains et universels

Après trois mois de lecture, les cinq comités de lecture africains ont délibéré et choisi les six livres finalistes de la troisième édition du prix Orange du livre en Afrique. Le lauréat sera désigné par un jury international au mois de juin.

Par Paule Fax

Ils ne sont plus que six. Marquée par la parité femmes hommes, mais aussi géographique, avec autant de livres retenus dans les trois pays du Maghreb qu’en Afrique subsaharienne, la sélection 2021 du prix Orange du livre en Afrique est riche de sa diversité. Elle donne à lire des récits riches d’un dialogue entre les époques, les cultures et les lieux. « Il est question des maux de l’Afrique, mais aussi de la condition universelle », jugent les promoteurs du prix, la Fondation Orange et l’Institut français.

Les six livres finalistes sont désormais entre les mains d’un jury international qui donnera son verdict lors d’une cérémonie prévue le 29 juin à Tunis. Le lauréat recevra une dotation de 10 000 euros et bénéficiera d’une campagne de promotion de son ouvrage. Quant à eux, les éditeurs des livres finalistes bénéficieront de rencontres professionnelles spécifiques.

Ahmed Gasmia publie Les peuples du ciel, aux éditions Frantz Fanon. Journaliste de profession, l’auteur vit et travaille à Alger. Son livre raconte l’histoire d’une planète, au 24e siècle, où deux communautés refont le parcours de l’humanité depuis l’âge de pierre jusqu’au Moyen-Âge. Ils sont discrètement suivis par des scientifiques de différentes nationalités depuis une station spatiale en orbite.

 Ibrahima Hane propose L’écume du temps, aux éditions L’Harmattan. Le banquier sénégalais, désormais à la retraite, se consacre essentiellement à l’écriture. Dans L’écume du temps, il raconte l’histoire de Demba Dia, un banquier puissant, craint et respecté. Du jour au lendemain, à la suite d’une cabale politicienne, il est éjecté de la banque. Demba Dia se retrouve seul devant sa famille qu’il avait presque sacrifiée sur l’autel de ses ambitions. La solitude, l’amertume, la maladie s’invitent alors.

Monique Ilboudo publie Carrefour des Veuves, aux éditions Les lettres Mouchetées

Universitaire et femme de lettres burkinabè, l’autrice est engagée dans la promotion de la citoyenneté des femmes dans son pays. À travers un récit poignant et sans concession, Carrefour des Veuves décrit cette région du Sahel où s’entremêlent les conflits communautaires, le fléau djihadiste et l’impuissance des dirigeants de la région et du monde.

Un jury franco-africain

Davina Ittoo présente Misère, aux éditions L’Atelier des nomades. L’autrice est née et vit à l’île Maurice. Dans son nouveau roman, elle raconte son pays, hanté par les spectres de la colonisation et de l’indépendance, où le destin des habitants aux cœurs affamés de liberté se noue autour d’un être mystérieux.

Sami Mokkadem est sélectionné pour Le secret des Barcides, publié aux éditions Pop Libris.

Expert-comptable, l’auteur tunisien fuit le monde des chiffres pour l’écriture et publie ses premières nouvelles sur les réseaux sociauxSon livre raconte l’incroyable héritage antique qu’Hannibal Barca a légué à l’humanité. Ce thriller historique vient conclure la trilogie de Carthage, dont le premier tome, Dix-neuf, avait obtenu en Tunisie le Prix Comar.

Loubna Serraj concourt avec Pourvu qu’il soit de bonne humeur, publié aux éditions La Croisée des Chemins au Maroc, et aux éditions Au diable vauvert, en France. Éditrice et chroniqueuse radio au Maroc, l’autrice tient un blog dans lequel elle livre ses « élucubrations sur des sujets d’actualité. Dans son premier roman, elle interroge : comment être libre quand l’idée même de liberté n’est pas envisageable ? Deux femmes. Deux époques. Une intensité. Celle que provoque la liberté.

De son côté, le jury est présidé par l’écrivaine et artiste peintre Véronique Tadjo. Il comprend l’enseignant et homme de radio Yvan Amar, la journaliste Kidi Bebey, l’écrivain Yahia Belaskri, l’écrivain et critique Eugène Ébodé, le romancier et journaliste Nicolas Michel. Aux côtés du poète et scientifique Gabriel Mwènè Okoundji, de Valérie Marin La Meslée, journaliste, et de l’universitaire Mariama Ndoye.

PF

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