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Lifestyle et mode

Paris Fashion Week : Tout feu tout flamme

Les créateurs n’ont pas manqué d’originalité, de créativité et d’élégance pour satisfaire un public impatient de pouvoir physiquement assister de nouveau aux défilés mis entre parenthèse à cause de la Covid-19.

Reportage par Cindy Ahodehou

Dans la quasi-pénombre, au pied d’un escalier en colimaçon, se trouve un showroom bordé de lumière, accueillant podium et stands animés par les couleurs et les discussions tournées sur la mode : Ici c’est la Fashion Week, l’évènement incontournable de la fin de l’année.

Kenneth IZE fait voyager dans son univers. Tissés et fabriqués par le peuple Yoruba (ethnie du Nigéria), les tissus aso oke, dont les couleurs prédominantes de cette collection étaient le bleu vive et le doré, apportent une touche traditionnelle à ses vêtements modernes et cosmopolites.

La célèbre « Paris Fashion Week du 28 septembre au 6 octobre a fait son grand retour en présentiel. Emerveillement garantie pour bon nombre de spectateurs désireux de dénicher la/les pièces unique(s) ou tout simplement venus découvrir les tendances de la collection printemps-été 2022.

A cette occasion, Tranoï Women a ouvert ses portes pour accueillir défilés et créations des marques émergeantes. Installée au Palais Tokyo, une bâtisse du 18ème siècle, niché en plein cœur de la capitale française réputée pour être la ville de la haute couture, l’évènement était plus qu’attendu. Pass sanitaire et port du masque obligatoire n’ont pas gâché les festivités. Créateurs, créations et visiteurs étaient au rendez-vous.

Visite guidée

Le rendez-vous débute au showroom « Sphère ». Le premier stand brille par sa pureté. Dissimilées par de grands voilages blancs et un projecteur pour l’envelopper de lumière, quelques pièces chics attendent patiemment, accrochées à une penderie, d’habiller les corps sveltes des mannequins. Les tons clairs tels que le beige, le taupe, le blanc et aussi une pointe de noir pailleté devraient faire partie du défilé.

Quelques pas plus loin, au niveau de l’accueil, le créateur autrichien, Nigérian d’origine, Kenneth IZE, a mis à l’honneur ses racines. Il présente une collection en tissus aso oke inspiré de l’artisanat nigérian. Un clin d’œil à ses origines.

Kenneth IZE fait voyager dans son univers. Tissés et fabriqués par le peuple Yoruba (ethnie du Nigéria), les tissus aso oke, dont les couleurs prédominantes de cette collection étaient le bleu vif et le doré, apportent une touche traditionnelle à ses vêtements modernes et cosmopolites. Ize qui inaugurait la Fashion Week de Paris le 27 septembre rend une nouvelle fois hommage à la beauté du tissu africain.

En face, Benjamain Benmoyal, un franco-israélien, présente ses créations sur son stand. Il a acquis sa maturité professionnelle en travaillant chez les plus grands, tels que Hermès ou encore Alexander Mc Queen.

Son aventure en solo débute en 2020, il crée sa marque et surprend par l’originalité de ses créations. Pour Benmoyal ses œuvres lui permettent « de retrouver la naïveté que j’ai perdue pendant l’armée ».

Ce créateur à l’univers inattendu a conçu une collection entièrement tissée à base de bandes magnétiques récupérées sur des VHS de cassettes audio. Sacs pantalons, vestes, tout y passe. Le résultat est surprenant, difficile d’imaginer qu’il s’agit de VHS. Les couleurs et le style sont chics et tendance.

Magugu puise son inspiration du côté de ses racines. Identité et spiritualité se lisent sur les vêtements présentés sur le stand de la marque.

Un peu plus loin, au bout de l’allée, les looks présentés par le créateur sud-africain, Thebe Magugu prennent vie sur un stand qui met à l’honneur son arbre généalogique.

Trenchs et chemisiers sont agrémentés de photos des membres de sa famille. Cela fait penser aux uniformes confectionnés lors de cérémonies, comme les anniversaires ou les enterrements, dans certains pays d’Afrique, notamment en Côte d’Ivoire ou au Bénin. Les portraits des personnes mis à l’honneur lors de l’évènement y sont affichés sur les tenues, souvent cousues avec du tissu wax, des convives. Thebe Magugu, lauréat du LVMH Prize 2019, présente une collection de pièces intemporelles confectionnées de tissus d’inspiration africaine.

Magugu puise son inspiration du côté de ses racines. Identité et spiritualité se lisent sur les vêtements présentés sur le stand de la marque.

La Tranoï Women a accueilli une cinquantaine de créateurs au Palais de Tokyo et a également renouvelé son dispositif de streaming afin de présenter les défilés en direct pour la clientèle international qui n’a pas pu être au rendez-vous.

@CA

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