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African Business

La RD Congo et le Congo s’activent…

Le gouvernement a approuvé projet de loi portant approbation en faveur de Sintoukola Potash SA (SPSA), filiale congolaise de l’australien Kore Potash, de la convention d’exploitation minière relative aux gisements de potasse Kolo et Dougou dans le district de Madingo-Kayes, département du Kouilou.

Selon Pierre Oba, ministre des Mines et de la géologie, ces deux gisements contigus, d’une superficie globale de 650 km2, sont considérés comme de classe mondiale. « Compte tenu de l’ampleur des investissements envisagés, et pour assurer leur rentabilité, leur exploitation est proposée comme un seul et même projet. »

Le Congo fournira 6 % de la potasse mondiale

Un consortium de quatre entreprises françaises d’ingénierie, composé des sociétés Technip FMC, Vinci Construction Grands Projets, Egis International et Louis Dreyfus Armateurs, a été constitué afin d’assurer l’ensemble des services requis pour la construction des infrastructures conventionnelles, minières et maritimes.

« Cet important projet vise la production de 2 à 5 millions de tonnes de potasses par an, pour un investissement, au cours de la première phase, évalué à 700 milliards de F.CFA », soulignent les autorités congolaises. « Il fera du Congo, lors du pic d’exploitation attendu, le premier producteur africain de potasses, ce qui correspondra alors à environ 6% de la production mondiale. »

Le consortium prévoit le déploiement de 4000 personnes dans la phase de construction, et environ 3000 lors de l’exploitation, dont 95% de Congolais dans cette seconde phase. Il est également prévu un recours à la sous-traitance locale, grâce à un programme d’investissement spécifique évalué à environ 3 millions de dollars. Le projet de loi sera transmis au Parlement pour adoption.

De son côté, la RD Congo envisage son premier port en eaux profondes à Banana. En effet, DP World (Emirats arabes unis) a remporté une concession de 30 ans, avec option pour 20 années supplémentaires, pour la gestion et le développement d’un nouveau projet portuaire multi-trafics à Banana, qui sera le premier port en eaux profondes du pays.

Avec 37 km seulement de côtes sur l’Atlantique, la RDC, 3ème pays africain le plus peuplé, ne dispose à ce jour que du port de Matadi sur le fleuve Congo, à quelque 150 km de l’embouchure. Le projet sera porté par une joint-venture constituée par DP World (70 %) et l’Etat congolais (30 %).

La première phase du projet, représentant un investissement initial évalué à 350 millions de dollars, comprendra un quai de 600 mètres et un parc de 25 hectares d’une capacité de 350 000 EVP pour les conteneurs et 1,5 million de tonnes pour les marchandises générales. Les travaux devraient démarrer en 2018 et durer 24 mois.

« Le port de Banana, premier port en eaux profondes de RDC, améliorera radicalement les coûts et les délais des échanges, la majorité des marchandises transitant toujours par les pays voisins », déclarait Jose Makila Sumanda, vice-Premier ministre et ministre des Transports et communications.

« Le pays attendait depuis longtemps ce projet stratégique et structurant, qui va nous fournir une plateforme maritime de première classe comparable à celles des autres Etats africains en termes de capacités, tirant d’eau et aptitude à traiter la dernière génération de navires. »

Le projet complet, estimé à plus de 1 milliard $ en quatre phases, dépendra de la demande du marché pour le port, et ses infrastructures industrielles et logistiques.

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