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Infrastructures

Cameroun : Progression du projet hydroélectrique de Nachtigal

Louis Paul Motaze, ministre des Finances, a reçu Marianne Laigneau, directrice exécutive de EDF en charge de la Direction internationale.

Selon elle, les progrès de la phase préparatoire du projet hydroélectrique de Nachtigal amont sont en bonne voie, en particulier d’un point de vue industriel et technique. Les plans ont été achevés et les promoteurs ont une idée claire de la structure architecturale du barrage. « Beaucoup de prêteurs participent au projet et ils sont complètement engagés dans sa réussite. Le plan d’investissement d’ENEO est toujours en négociation, mais ce n’est pas un obstacle. Nous travaillons ensemble pour atteindre le bouclage financier».

L’aménagement pourra produire une quantité d’énergie moyenne de l’ordre de 2,9 TWh, à la faveur de la régulation du fleuve par les barrages réservoirs de Mbakaou et de Lom Pangar. Le futur ouvrage, évalué à quelque 650 milliards de F.CFA (1 milliard d’euros), pourra couvrir les besoins en électricité de 30 % des foyers camerounais.

Les indemnités ont déjà été payées aux propriétaires terriens qui doivent évacuer la zone du futur barrage. Le projet hydroélectrique Nachtigal amont est développé par la Nachtigal Hydro Power Company (NHPC) créée en 2016, dont les actionnaires sont l’État du Cameroun (30 %), la SFI (30 %) et EDF International (40 %). Il comprend la construction sur le fleuve Sanaga d’un barrage et d’une centrale de 420 MW, et une ligne de transport d’énergie électrique de 225 kV.

L’aménagement pourra produire une quantité d’énergie moyenne de l’ordre de 2,9 TWh, à la faveur de la régulation du fleuve par les barrages réservoirs de Mbakaou et de Lom Pangar. Le futur ouvrage, évalué à quelque 650 milliards de F.CFA (1 milliard d’euros), pourra couvrir les besoins en électricité de 30 % des foyers camerounais.

Des entreprises et groupements d’entreprises (notamment français) ont été préqualifiés pour quatre principaux lots en octobre 2015. La Banque mondiale serait disposée à accorder une garantie de 300 millions $ en faveur de Nachtigal amont qui pourrait également bénéficier du soutien de Proparco (filiale de l’Agence française de développement). Les travaux pourraient démarrer en 2018 pour un achèvement en 2022.

Premier projet de technopôle agro-industriel

Par ailleurs, le ministère des Mines, de l’industrie et du développement technologique, autorité concédante, a pour sa part lancé un appel public international à manifestation d’intérêt (APMI) pour sélectionner un promoteur (entreprise indépendante ou groupement d’entreprises) qui accompagnera le gouvernement dans la mise en place du parc technologique de référence agro-industriel de Ouassa Babouté suivant le modèle «smart city».

Le projet consiste en la création d’une zone industrielle de transformation de haute technologie dotée d’un centre de recherche et développement de haut niveau capable d’accueillir des chercheurs de niveau international. Il comprendra une infrastructure d’accompagnement des entreprises et des producteurs de matières premières ainsi qu’une zone commerciale et de services aux entreprises, dans une démarche inclusive pour les bassins locaux.

Le parc procédera à la transformation de plusieurs spéculations identifiées dans les études techniques. Il sera construit pour être également un pôle de tourisme technologique. Le promoteur devra : financer la réalisation du projet en mode PPP ; élaborer les plans détaillés d’ingénierie et architecturaux ; doter le parc de l’infrastructure de base devant accueillir des entreprises de haute technologie et un centre de R&D de haut niveau ; et doter le parc d’un manuel de procédures pour son exploitation et son management.

Selon le ministre des Mines, Ernest Gbwaboubou, « le gouvernement, avec l’appui technique de l’Onudi, vient de boucler le Plan directeur du 1er technopôle agro-industriel à ériger sur 405 ha dans la région du Centre. Il est l’exemple type de la nouvelle donne dans le secteur agro-industriel qui devra guider l’ambition de devenir le nourricier de la CEEAC et du Nigeria… Il s’agit ici de rendre explicite, visible et palpable le concept d’agriculture de 2e génération. Ce principe n’a de sens qu’adossé sur des arguments d’organisation industrielle dont les technopôles agro-industriels sont la matérialisation».

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