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Femme Africaine

Un incubateur pour la mode

Birimian Ventures a sélectionné une dizaine de créateurs africains ou de la diaspora pour les accompagner dans leur développement. Tutorat, pilotage des stratégies, aide à la recherche de financement. La créative mode africaine se professionnalise.

Par Laurent Soucaille

La Fashion Week qui vient de s’achever à Paris a été l’occasion pour l’incubateur Bimirian de présenter ses poulains et les finalistes de son appel à candidatures.

En effet, la première société africaine d’investissement consacrée aux marques de luxe a sélectionné les candidats à son programme IFM-Birimian Accelerator x Africa, en partenariat avec l’Institut Français de la Mode.

Lancé en juin 2021, le « IFM-Birimian Accelerator x Africa » est un programme innovant d’accélération pour les marques émergentes d’héritage africain dans les secteurs de la mode, des accessoires et de la joaillerie.

Les créateurs et entrepreneurs vont travailler sur toutes les composantes de leur marque avec pour objectif d’accélérer leur notoriété, et aussi de développer des entreprises pérennes dans un écosystème international, tout en préservant leur héritage africain.

Chaque année, le programme, financé par Birimian, entend accompagner une dizaine de jeunes créateurs sélectionnés par un comité composé d’experts de la scène créative internationale. Les marques participant au programme bénéficieront également d’investissement ou de services de conseils et d’accompagnement de la part de Birimian.

Le programme d’accélération apporte les outils indispensables à l’essor des marques émergentes : définition d’une plateforme de marque, renforcement du processus créatif, ciblage d’une audience pertinente, définition d’une stratégie marketing cohérente, pilotage financier, planification et structuration des collections, stratégie de distribution, politique de communication…

Laureen Kouassi-Olsson, PDG de Birimian

Les dix marques de cette première cohorte ont été choisies pour leur talent créatif et leur ambition de développement. Pour les créateurs et les marques émergentes du continent et de la diaspora, le programme constitue une opportunité unique de disposer, durant dix mois, d’un appui stratégique, opérationnel et financier, leur permettant ainsi de professionnaliser et institutionnaliser leurs activités. Le programme est centré sur la formation de la jeune garde créative du continent et la promotion de l’entrepreneuriat créatif.

Des marques créatives

Le processus d’identification des talents s’est étendu sur deux mois, mêlant repérage, engagement actif auprès des marques et sélection des candidatures sur trois segments : prêt-à-porter (grand public + premium) pour 80% des marques, prêt-à-porter de mode (Premium et Luxe) et accessoires pour 20%.

Les lieux de production, sont la plupart d’entre elles, Made in Africa. Leur base clientèle cumulée reflète les ambitions de Birimian avec une forte ouverture sur l’international (40%) et un potentiel significatif de rayonnement au-delà des frontières du continent. En matière de revenus, 80% d’entre elles affichent un chiffre d’affaires supérieur à 50 000 dollars, l’un des principaux critères de sélection.

Umoja

La première cohorte, marquée par une diversité géographique représentative des principaux hubs économiques du Continent, illustre la richesse des univers créatifs des marques.

Elle se compose des lauréats suivants : Kente Gentlemen (Côte d’Ivoire) ; Loza Maléombho (Côte d’Ivoire) ; Umòja (France – Burkina Faso) ; Mille collines (Rwanda) ; Mmuso Maxwell (Afrique du Sud) ; Post Imperial (Nigeria) ; Rich Mnisi (Afrique du Sud) ; Shekudo (Nigeria) ; This Is Us (Nigeria) ; Christie Brown (Ghana).

« La promotion de créateurs appelés à rejoindre le programme d’accélération IFM-Birimian Accelerator x Africa incarne la nouvelle garde créative africaine », commente Laureen Kouassi-Olsson, PDG de Birimian. Laquelle souligne « une tradition réinventée, afropolitaine, urbaine et digitalement tournée vers le monde, déclinant avec fierté son héritage à travers des collections dont l’originalité n’est plus à démontrer ».

Toutefois, cette création bouillonnante reste fragile. D’où la nécessité de renforcer les fondamentaux et d’apporter aux marques un appui opérationnel, stratégique, créatif et financier. « Les dix marques de cette première cohorte débordent de talent créatif et d’ambition pour leur développement », résume Thomas Delattre, Directeur du Fashion Entrepreneurship Center de l’Institut Français de la Mode.

Loza Maléombho

Les créateurs et entrepreneurs vont travailler sur toutes les composantes de leur marque avec pour objectif non seulement d’accélérer leur notoriété, mais aussi de développer des entreprises pérennes dans un écosystème international, tout en préservant leur héritage africain. « Un juste équilibre qui naîtra d’un travail collectif autour d’un entrepreneuriat créatif, inclusif et durable», conclut Thomas Delattre.

@LS

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