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Environnement

Se former au Fonds vert pour le climat

Le Fonds vert pour le climat est un instrument trop méconnu du financement des projets industriels peu gourmands en CO2. C’est pourquoi la Banque africaine de développement, parmi d’autres, entend familiariser les professionnels africains à ses critères et méthodes.

Par Aude Darc

La BAD (Banque africaine de développement) propose un programme de formation sur l’élaboration de projets d’énergie durable pour accéder aux financements du Fonds vert pour le climat. Il s’agit, selon la BAD, d’apporter une réponse aux besoins des autorités nationales africaines dans ce domaine.

Le Fonds vert pour le climat vient d’appuyer une facilité de 1 milliard de dollars pour la mise en œuvre de solutions dans l’industrie de sept pays, dont le Maroc et la Tunisie. Avec son partenaire, la BERD, il encourage l’usage de technologies à faibles émissions de CO2, aidant les pays à atteindre la neutralité carbone.

Diverses séances de formation en ligne permettront aux participants d’acquérir les connaissances, le savoir-faire et les ressources spécifiques, nécessaires pour mobiliser avec succès des financements du Fonds pour les projets d’énergie durable, à travers une meilleure élaboration et la soumission de notes conceptuelles et de propositions de projet.

La BAD considère que le Fonds vert est une ressource de base à laquelle les pays africains n’ont pas pleinement accès, alors que le potentiel des projets d’énergie durable pour dynamiser l’électrification, l’atténuation et l’adaptation au changement climatique reste sous-utilisé.

La formation vise à offrir aux participants une connaissance approfondie du cycle de vie des projets et à renforcer leur capacité à élaborer des projets d’énergie durable afin d’obtenir des financements auprès dudit Fonds. Le programme couvrira un large éventail de technologies énergétiques durables, en tenant compte des défis et des réalités propres à chaque région et à chaque pays.

Les participants recevront des informations sur les composantes spécifiques d’une proposition de financement du FVC et sa logique de financement. Ils étudieront des cas pratiques de propositions de financement réussies et élaboreront des notes conceptuelles pour compléter la formation.

La formation s’adresse aux spécialistes basés en Afrique susceptibles de s’impliquer dans la conception ou la mise en œuvre de projets d’énergie durable. C’est-à-dire les organismes nationaux ou régionaux, ainsi que les organisations en cours d’accréditation par le Fonds, les entreprises privées de conseils et d’ingénierie, etc.

Le cours sera dispensé en mode virtuel et en deux sessions distinctes, l’une en français et l’autre en anglais. Les participants seront formés sur quatre principales thématiques, le cycle de vie du projet, l’identification et la conception des projets d’énergie durable, les critères d’investissement, le financement. 

Un développement sobre en carbone

La BAD profite de l’occasion pour rappeler son engagement dans plusieurs initiatives et activités liées à la résilience au changement climatique. Elle abrite le bureau régional pour l’Afrique du Centre mondial pour l’adaptation.

La banque de développement travaille à la mobilisation de fonds dédiés à la finance climatique convaincue que le déploiement rapide et efficace du financement public international permettra aux pays en développement de s’adapter aux effets néfastes du changement climatique.

« Avec cette formation, la BAD s’engage à renforcer les capacités des pays membres régionaux sur l’intensification des investissements dans les énergies propres, contribuant ainsi au développement sobre en carbone sur le continent et au renforcement de la résilience en Afrique », explique Al-Hamndou Dorsouma, directeur par intérim du département Changement climatique et croissance verte de la BAD.

Le Fonds vert pour le climat est donc l’un des mécanismes de la communauté internationale pour lutter contre les changements climatiques et la transition énergétique dans les pays en développement. Il vient, par exemple, d’appuyer une facilité de 1 milliard de dollars pour la mise en œuvre de solutions dans l’industrie de sept pays, dont le Maroc et la Tunisie.

Avec son partenaire, la BERD, le fonds des Nations unies veut favoriser l’usage de technologies à faibles émissions de CO2 dans l’industrie, poussant les pays à atteindre la neutralité carbone. L’initiative s’adresse également aux secteurs miniers et agroalimentaires. Il s’agit, sur vingt ans, d’éviter le rejet de 17,2 millions de tonnes de gaz carbonique dans l’atmosphère.

Dans ces pays, plusieurs obstacles doivent être surmontés pour libérer le potentiel climatique. Les obstacles financiers aux investissements dans des technologies moins gourmandes contribuent à des coûts plus élevés pour les entreprises. 

Dans l’ensemble de l’Afrique, le Fonds vert pour le climat soutient quelque 68 projets. Le Maroc est le premier pays destinataire. Rejoignant les préoccupations de la BAD, le Royaume mène également un programme de préparation des organisations de la société civile au Fonds vert pour le climat, afin de mieux faire connaître l’existence et le fonctionnement du Fonds, et de garantir le suivi des projets financés.

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