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Environnement

L’Afrique peut agir pour le climat

L’Afrique peut agir pour le climat
  • Publiénovembre 13, 2020

De son côté, Hindou Oumarou Ibrahim est directrice de l’Association des femmes peules et peuples autochtones du Tchad : Elle relate qu’au cours des cinquante dernières années, « nous avons déjà connu un réchauffement de 1,5° C, bien au-dessus de la moyenne mondiale ».

Au Sahel, « le changement climatique a détruit nos cultures, nos maisons et déchiré les familles par la migration forcée ». Mais l’Afrique, nuance-t-elle, « c’est aussi un continent de millions de citoyens déterminés à arrêter le changement climatique et à s’éloigner des énergies fossiles, qui se lèveront pour protéger nos forêts et notre biodiversité de l’agriculture industrielle ».

Une vision commune pour les océans

Pour unir les forces en présence, émet l’organisation entre autres suggestions, il est nécessaire de renforcer les bases de données existantes et d’en développer de nouvelles qui conservent les données sur les conditions météorologiques observées et les tendances climatiques. « Ceci est essentiel à la fois pour comprendre les changements déjà intervenus, et être en mesure de projeter les changements futurs et de planifier en conséquence », souligne le rapport.

Pour ce faire, l’Afrique a collectivement besoin d’acquérir les compétences nécessaires pour devenir développeur régional de modèles numériques pertinents du temps et du climat. Les connaissances et recherches sur les impacts pour la météo doivent être largement diffusées sur le continent, et en langues régionales.

Surtout, Greenpeace appelle à « une vision et une ambition communes » pour la protection et la conservation des océans par les pays africains. Cela devrait inclure l’adoption de mesures visant à protéger pleinement 30% des océans, d’ici à 2030.

L’utilisation des terres en Afrique est essentielle pour faire face aux futurs effets des conditions météorologiques extrêmes. On le sait, l’agriculture est une composante dominante de l’activité économique à travers le continent, mais elle est également extrêmement vulnérable aux événements météorologiques extrêmes. Les terres arables, et les forêts menacées par l’agriculture extensive, doivent être protégées davantage. « Les forêts sont de plus en plus vulnérables aux événements extrêmes », alerte Greenpeace.

Qui cite en exemple la forêt tropicale du bassin du Congo, laquelle abrite de nombreux peuples autochtones et communautés locales et abrite une biodiversité importante. À l’instar de nombreuses forêts mondiales, le bassin du Congo est confronté à des menaces croissantes liées à l’extraction des ressources (bois et minéraux), augmentant considérablement sa vulnérabilité. « Les pays africains doivent développer une approche holistique de l’agriculture et des forêts, qui puisse assurer à la fois la sécurité alimentaire et la protection des forêts. »

Adopter une agriculture écologique et s’appuyer sur des méthodes agricoles traditionnelles sera essentiel pour l’adaptation aux crises climatiques. La production alimentaire locale contribuera à accroître la sécurité alimentaire par rapport à la dépendance à l’aide des communautés exposées aux effets des événements météorologiques extrêmes, conclut Greenpeace Afrique.

PF

 

 

Écrit par
Par Paul Fax

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