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Economie

Sénégal : Tour de vis budgétaire

Le processus engagé prendra en compte l’établissement de la situation financière et sociale des agences, un plan social pour les entités à liquider ou à fusionner, la création d’un Fonds de restructuration, la liquidation des créances et le recouvrement des dettes, la dévolution du patrimoine et la poursuite des contrats et programmes d’investissements à travers les nouvelles entités. 

Suffisant pour que certains avancent la thèse paradoxale d’une mauvaise santé financière de l’État. Un argument battu en brèche par Abdoulaye Daouda Diallo : « La rationalisation procède d’une volonté de plus d’efficacité dans la dépense publique, puisque l’État rationalise ses dépenses de fonctionnement pour dégager des marges budgétaires destinées au financement des projets d’investissements publics et des programmes à fort impact social. »

Le ministre souligne que la maîtrise de la gestion des finances publiques est corroborée par la situation d’exécution du budget de l’État qui, à la date du 23 septembre 2019, se situe à 71 % puisque sur des autorisations d’engagement de dépenses du budget général de 3 885 milliards FCFA (5,92 milliards d’euros), l’exécution s’établit à 2 758,2 milliards FCFA (4,20 milliards d’euros). 

Mesures de redressement 

Pourtant, l’année 2019 avait démarré difficilement pour l’État, avec une accélération de l’exécution des dépenses et des moins-values de recettes, projetées dans l’année à plus de 200 milliards de F.CFA.

Ce qui a amené le gouvernement à prendre des mesures de redressement et faire voter une première loi de Finances rectificative (LFR) pour l’année 2019. C’est à ce titre que le budget initial de 4 071,77 milliards F.CFA (6,21 milliards d’euros) a été révisé à 3 988,63 milliards de FCFA (6,08 milliards d’euros), soit une baisse de 83,14 milliards F.CFA (-2 %). 

Une deuxième loi de finances rectificative est en cours de préparation, motivée cette fois-ci par le « bouleversement des grandes catégories de dépenses arrêtées par la première loi de finances rectificative » qui a engendré l’urgente nécessité de prendre en charge une partie des obligations impayées.

Le projet de deuxième LFR 2019 – qui sera déposé à l’Assemblée nationale en même temps que la loi de finances initiale 2020 – devrait permettre d’apurer les obligations impayées pour au moins 100 milliards F.CFA (152 millions d’euros). Ces ressources proviendront des annulations de crédits devenus sans objet puisque non exécutés après huit mois.

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