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Economie

Focus : Plaidoyer pour un capitalisme positif

Cette conception de l’entreprise en tant qu’acteur n’obéissant qu’à de simples impératifs économiques a vécu. Elle n’est plus acceptable socialement.

Elle n’est plus acceptable sur le plan environnemental. Rares ont été les acteurs économiques à avoir anticipé ces changements ou oeuvré à cette mutation. Pourtant, la plupart ont muté – sous pression.

Nouvelles exigences des consommateurs

Les grandes crises des années 1970-1980 ont remis en cause le profit comme seule finalité de l’entreprise. Les innombrables enjeux environnementaux – épuisement des ressources, pollu­tions multiples, réchauffement climatique –, ou problématiques de santé publique sont venus, dès les années 2000, renforcer les exigences de base et attentes sur l’impact des acteurs écono­miques.

Et si le Positive impact devient la marque de fabrique d’une approche économique africaine, alors sans aucun doute aurons-nous oeuvré collectivement pour répondre pleinement aux enjeux qui nous rassemblent

Un mouvement parallèle s’est engagé avec la démocra­tisation de l’avoir. Partout où des classes moyennes se sont développées, des attentes fortes en matière de consommation sont apparues. La trans­parence est devenue la norme, la traçabilité un effort de tous les jours.

Enfin, la crise financière de 2008 est venue rappeler que l’économie devait être au service du monde réel – et les réseaux sociaux ont parachevé cette mutation, favorisant partage d’information et mobilisation quotidienne pour l’adoption par tous les acteurs économiques d’une conduite saine et durable.

En Afrique, de fortes disparités de développement écono­mique existent. Des régions demeurent enclavées, des populations en marge. Résorber ces disparités est un mouvement qui prendra du temps – mais ce mouvement est un mouvement de fond, il est le sens de l’histoire.

Il nous conduit vers une Afrique moderne, fière de sa culture, oeuvrant pour l’équilibre et le bonheur des peuples qui la composent.

Al Mada, depuis ses origines, s’inscrit dans ce mouve­ment. Le fonds investit dans des projets structurants pour l’économie marocaine et plus généralement africaine, catalyseurs de progrès au niveau économique et social.

Il n’a eu de cesse en effet de favoriser une croissance pérenne et partagée, à l’échelle nationale puis panafricaine. Cette croissance, nous l’appelons « développement positif » – une dimension plus large que le seul « développement durable », un développement qui fait une référence trop exclusive aux aspects écologiques.

Une démarche de long terme

Pour nous, le développement est « positif » s’il est écologiquement, et aussi socialement, durable. Notre signature, Positive Impact, exprime notre engagement : inscrire notre empreinte dans une dynamique inclu­sive et à long terme.

En voici quelques illustrations très concrètes, à commencer par ce qui demeure dans nombre de régions au Maroc comme en Afrique la préoc­cupation première de tous : l’emploi, mais pas n’importe quel emploi. Al Mada veille à la création d’emplois de qualité, correctement rémunérés, avec des conditions de travail dignes, un bon niveau de protection sociale, des cotisations pour la retraite.

Avec plus de 40 000 salariés au sein de nos participations, nous contribuons ainsi à la création d’un écosystème dans lequel chacune et chacun peut s’épanouir.

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