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Economie

Afrique : Brèves économiques et financières

  • Publiéfévrier 27, 2018

GABON

L’ANPI inaugure un guichet de l’investissement

Le président Ali Bongo Ondimba a inauguré le 15 janvier le guichet de l’investissement de l’Agence nationale de promotion des investissements du Gabon (ANPI), en présence du ministre de la Promotion des investissements privés, du commerce et de l’industrie, Madeleine Berre, du président de l’ANPI, Liban Soleman, et de sa directrice générale, Nina Alida Abouna.

« Je suis satisfait de voir qu’enfin nous nous dotons d’un instrument important. Nous avons coutume de dire que le temps c’est de l’argent et nous voulons accélérer le développement de notre pays. Cet outil, aujourd’hui, nous permet de faciliter toutes les démarches de ceux qui veulent investir dans notre pays », a déclaré le chef de l’Etat.

Le nouveau guichet est destiné à la prise en charge des investisseurs nationaux et internationaux et des entrepreneurs dans la création d’entreprise, la facilitation des procédures d’obtention d’agréments et d’autorisations, l’appui à l’entrepreneuriat et le dialogue public-privé. Sur une surface totale de 2 000 m2, le guichet de l’investissement regroupe en un lieu unique les différents services relatifs à la création et à la formalisation des entreprises. Toutes les entités impliquées dans le processus de création d’entreprise sont réunies dans un lieu unique, permettant désormais de créer une entreprise en 24h, contre près de 20 jours auparavant. Les coûts liés à création d’entreprise ont également été fortement réduits. 

Créée en septembre 2014, l’ANPI-Gabon annonce également la création d’un Desk Investisseurs qui va permettre à l’agence de les renseigner sur les atouts économiques du pays, son économie et son cadre des affaires, et sur la culture d’affaires des Gabonais.

Etude initiale du milieu naturel de deux barrages

Le groupement Fonds gabonais d’investissements stratégiques (FGIS)-Eranove a présenté le 22 janvier, en présence du secrétaire général du ministère de l’Eau et de l’énergie, Alain-Jean de Dieu Gnonda, les premiers résultats de l’étude initiale du milieu naturel, engagée en juin 2017, pour les projets d’aménagements hydroélectriques de Ngoulmendjim et de Dibwangui, d’une puissance totale de 88 MW.

« L’urgence de la mise en œuvre de cet important projet est justifiée, à l’effet de développer de nouveaux moyens de production permettant de sécuriser l’alimentation en énergie électrique et, ainsi, assurer la continuité et la qualité de service dans les provinces de l’Estuaire, du Moyen-Ogooué, de la Ngounié et de la Nyanga. Ces projets permettront de couvrir la demande en électricité de plus de 500 000 habitants », soulignait le secrétaire général du ministère.  

A la suite de la signature d’un protocole d’accord entre les deux partenaires et les autorités gabonaises le 5 décembre 2014, deux conventions de concession de 30 ans chacune ont été signées le 21 octobre 2016 avec l’Etat gabonais pour la conception, le financement, la construction et l’exploitation des deux centrales hydroélectriques.

La centrale de Ngoulmendjim, d’une puissance installée estimée à 73 MW, avec un productible annuel de 500 GWh, sera située à 125 km de Libreville, sur le fleuve Komo. La centrale de Dibwangui, située sur la rivière Louetsi au sud-ouest du pays à 152 km de Mouila, capitale provinciale de la Ngounié, disposera d’une puissance installée estimée à 15 MW et d’un productible annuel de 90 GWh. Les travaux devraient démarrer au 1er trimestre 2019.

Pour Serge Thierry Mickoto, administrateur directeur général du FGIS, « notre démarche vise à répondre à la volonté du gouvernement de sécuriser l’offre énergétique et d’accroître la part de l’hydroélectrique dans son mix énergétique. »

«Ces études initiales, dont les résultats viendront nourrir les études d’impact environnemental et social, sont une étape essentielle dans un projet de production électrique car elles permettent d’obtenir l’équilibre optimal entre l’impact du projet et l’efficience de l’ouvrage. C’est un engagement structurant pour le groupe industriel Eranove, préalable à la mobilisation de financements et pour des partenariats publics privés responsables », ajoutait Marc Albérola, directeur général du groupe panafricain Eranove. Eranove a pour principaux actionnaires Emerging Capital Partners (ECP) et le groupe AXA.

AFRIQUE DU NORD

REGIONAL

Figeac Aéro augmente sa production

Le groupe français Figeac Aéro, partenaire des grands industriels de l’aéronautique (pièces de structure en alliages légers et en métaux durs, pièces de moteurs, trains d’atterrissage et sous-ensembles), a obtenu le 18 janvier un financement de 38 millions d’euros par tranches auprès de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). La première tranche de 15 millions d’euros correspond au refinancement d’investissements réalisés, sans impact sur la dette nette du Groupe au 31 mars 2018, et les tranches suivantes seront utilisées post-clôture de l’exercice 2017-2018.

Ce financement permettra d’accompagner les investissements programmés de Figeac Aéro dans le cadre de l’extension de sa production en Tunisie et au Maroc, dont le coût total est estimé à quelque 64 millions d’euros.

 « Nous sommes très heureux de la confiance témoignée par la BERD dans notre projet de développement », a déclaré Jean-Claude Maillard, PDG – Fondateur de Figeac Aéro. « Cet accord renforce notre stratégie de croissance, mais nous permet également de diversifier nos sources de financement. Il s’inscrit pleinement dans notre volonté d’accélérer le déploiement de nos capacités de production pour répondre aux besoins de nos clients. »

Au Maroc, Figeac Aéro avait signé le 17 juin 2015 un mémorandum d’entente de coopération économique et industrielle, et annoncé la création de sa filiale Maroc, avec un démarrage en septembre 2015. Cette nouvelle unité de production s’accompagne d’un programme d’investissements de 25 millions d’euros sur 5 ans dont 20 millions réservés aux moyens de production et 5 millions au foncier et à l’immobilier. FigeacAéro Maroc comptait créer 500 emplois sur ces 5 années dont 40 sur la première année d’activité.

ALGERIE

1,2 milliards $ de nouveaux investissements pour le pétrole de Rhoude el Krouf

Le PDG de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour, le président du comité de direction de l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (Alnaft), Arezki Hocini, et le CEO de la compagnie espagnole CEPSA, Pedro Miro, ont signé le 18 janvier à Alger un nouveau contrat pour l’exploitation du champ pétrolifère de Rhoude el Krouf (RKF), dans le bassin de Berkine. Avec ce contrat, RKF constitue le premier champ producteur d’Algérie gouverné par la loi hydrocarbures 05-07.

Cet accord, d’une durée de 25 ans, implique le réaménagement significatif d’un champ pétrolier mature après 19 ans de production, avec pour objectif d’augmenter la production de pétrole brut et de produire du GPL pour la première fois à partir de ce gisement, grâce aux nouvelles techniques de récupération des hydrocarbures.

Le plan de développement comprend le forage de 30 nouveaux puits, la construction d’une nouvelle usine de traitement, une unité de récupération de GPL et des installations pour l’expédition de GPL. Les nouvelles installations de traitement disposeront d’une capacité de production journalière de 24 000 barils de pétrole brut et de 10 000 b de GPL. La conception des installations répondra aux normes techniques les plus élevées de l’industrie en matière d’efficacité, de sécurité et de respect de l’environnement.

Ce projet, représentant un investissement estimé à 1,2 milliard $, devrait avoir un impact économique significatif sur la région et générer entre 1 000 et 1 500 emplois durant la période de pointe de la construction.

Le champ RKF, découvert il y a 25 ans, a été le premier champ pétrolier mis en service par l’association Sonatrach/Cepsa en Algérie. Il a déjà produit 133 millions b.

CEPSA intervient depuis plus de 30 ans en Algérie, et y développe ses activités avec Sonatrach sur trois champs pétroliers importants dans le bassin de Berkine : RKF, Ourhoud (ORD), le deuxième plus grand champ du pays, et Bir el M’sana (BMS). Dans ce même bassin, sur le gisement Rhourde er Rouni II, CEPSA et Sonatrach ont achevé début 2015 la phase d’exploration, découvrant du brut, et ce gisement est actuellement au stade du développement.

CEPSA est également partenaire du projet gazier Timimoun (Sonatrach et Alnaft 51 %, Total 37,75 %, CEPSA 11,25 %) qui entrera en production au printemps et devrait atteindre une production de 5 millions m3 de gaz par jour.

Le premier train Coradia bientôt en service

Le premier des 17 trains Coradia Polyvalent commandés par la Société nationale des transports ferroviaires (SNTF) au groupe français Alstom a été débarqué le 28 janvier au quai spécialisé du port d’Alger (Poste N° 34) en provenance du port de Savone (Italie). Ces trains, conçus et fabriqués sur le site d’Alstom à Reichshoffen en France, desserviront les grandes villes algériennes (Alger, Oran, Annaba, Constantine, Béchar…).

« Nous sommes fiers de livrer ce premier train Coradia vers l’Afrique à la SNTF en Algérie. Grâce à la confiance de notre client et l’engagement de nos équipes, le planning de livraison a été parfaitement respecté et se poursuivra jusqu’en juillet 2018 », a déclaré Henri Bussery, directeur général d’Alstom en Algérie, lors du départ du train à l’usine française.

Le Coradia est un train grandes lignes polyvalent bi-mode (diesel et électrique- 25kV) qui peut circuler à une vitesse de 160 km/h. D’une longueur totale de 110 mètres, le train comporte six voitures et offre une capacité de 254 passagers, dont 60 en première classe. Le Coradia Polyvalent est adapté aux conditions climatiques du pays (sable, températures élevées) et dispose d’un système de climatisation très performant. Par ailleurs, ce train dispose d’un plancher bas facilitant l’accès et le déplacement à bord en particulier pour les personnes à mobilité réduite (PMR). Enfin, l’architecture du train et sa motorisation performante permettent des conditions d’exploitation optimisées. Le contrat signé fin juillet 2015 pour la fourniture des 17 Coradia s’élève à environ 200 millions d’euros.  La SNTF procède à des essais à blanc pendant le mois de février avant de mettre en service commercial ce premier train début mars.

MAROC

Approbation de 48 projets d’investissements

La Commission des investissements, présidée le 10 janvier à Rabat par le chef du gouvernement, Saad Eddine El Otmani, a approuvé 48 projets de conventions d’investissement et d’avenants aux conventions d’investissement pour un montant global de 32,32 milliards Dh (environ 2,84 milliards d’euros) devant permettre la création de 20 142 emplois, dont 6 190 emplois directs et 13 952 emplois indirects.

La répartition sectorielle des investissements fait ressortir la prédominance de l’industrie avec 59 % des investissements projetés, soit 18,97 milliards Dh. Le dessalement d’eau de mer occupe la 2ème position avec 3,46 milliards Dh (11 %), suivi du secteur du transport et infrastructures de transport (10 %).

La répartition des emplois générés souligne de même la forte contribution du secteur de l’industrie, avec la création de 2 650 emplois directs soit 42,81 % des emplois à créer. L’industrie de la pêche et agroalimentaire occupe la 2ème position avec 1 535 emplois (24,8 %), suivie du secteur du tourisme et loisirs avec 1 249 emplois directs (20,18 %).

Les investissements nationaux, avec 27,53 milliards Dh, représentent la majeure partie des investissements projetés, soit 85 %. Ce résultat est attribuable aux grands projets relevant des secteurs de l’industrie, du commerce et du transport et infrastructures. Les joint-ventures arrivent en seconde position avec 12 % du total des montants. Elles entrent dans le cadre de la mise en œuvre de grands projets dans les secteurs du dessalement d’eau de mer et des énergies renouvelables.

La ventilation des projets selon leur région place la région de Laâyoune-Sakia El Hamra en 1ère position, aussi bien en termes d’investissements (17,18 milliards Dh, soit plus de la moitié des investissements) qu’en termes de création d’emplois (46 % des emplois directs, soit 2 815 emplois).

La région de Casablanca-Settat arrive en 2ème position avec 16 % du total des investissements soumis à la Commission (5,14 milliards Dh) et 29 % du total des emplois à créer (1 822 emplois directs).

La région de Rabat-Salé-Kénitra occupe la 3ème position avec un investissement de 4,69 milliards Dh (14,5 %) et 591 emplois, soit 10 % du total des emplois à créer.

Première phase du programme résidentiel Rabat Square

Eagle Hills, société privée d’investissement et de développement immobilier basée à Abu Dhabi, a annoncé le 29 janvier la signature officielle, avec l’entreprise Travaux généraux de construction de Casablanca (TGCC), du contrat de construction de la première phase du programme Rabat Square, qui comprend One Rabat Square (12 bâtiments, 104 appartements de 60 à 250 m2) et Via Rabat Square (9 bâtiments, 100 appartements de 55 à 250 m2).

Au cœur de Rabat, au sein du prestigieux quartier Dar Es Salam, Rabat Square est un nouveau projet résidentiel multifonctionnel, innovant et diversifié qui redéfinit les standards du luxe avec des aménagements et des services uniques, souligne Eagle Hills.

Baptisé Rabat Square en hommage à sa grande place centrale, La Plaza- cœur vivant du projet- et autour de laquelle le projet s’articule, Rabat Square propose des résidences sécurisées avec une offre de somptueux appartements, allant du 1 bedroom jusqu’aux duplex et penthouse, avec terrasse ou jardin privatif, un boutique-hôtel, des commerces, des équipements pour les résidents, des cœurs d’îlots avec de multiples activités et des espaces verts conçues par un paysager londonien.

« Ce n’est pas le premier contrat que nous signons avec TGCC, qui travaille également avec nous sur d’autres grands projets », a déclaré M’Hammed El Merini, directeur général d’Eagle Hills Morocco. « Cette nouvelle collaboration ne fait encore une fois que confirmer notre vision de long-terme tant sur nos rapports avec nos différents prestataires que sur nos perspectives de développement dans le Royaume. »

Pour Mohamed Bouzoubaa, président fondateur de TGCC (création en 1991), « Eagle Hills est une référence dans le développement immobilier à usage mixte. Nous sommes fiers de pouvoir collaborer sur un projet aussi ambitieux que Rabat Square. » A ce jour, les travaux de terrassements sont achevés et ceux des fondations sont entamés.

TUNISIE

Prochaine ouverture du Mövenpick Hotel du Lac Tunis

Situé dans le quartier diplomatique et d’affaires des Berges du Lac, l’hôtel de 189 chambres et suites accueillera ses premiers hôtes au printemps 2018. « Avec un décor contemporain, des restaurants de qualité, un magnifique spa et plusieurs espaces multifonctionnels modernes, le Mövenpick Hotel du Lac Tunis souhaite devenir une destination de choix pour la gastronomie, l’évènementiel et les mariages au cœur de Tunis », selon son directeur général Nicolas Pezout.

Implanté à 5 minutes de l’aéroport de Tunis-Carthage, à 10 minutes du centre-ville et à proximité des grands centres commerciaux, des terrains de golf et des sites culturels tels que la médina de Tunis, l’hôtel est très bien situé pour plaire aux voyageurs d’affaires et de loisirs à la recherche d’un établissement cinq étoiles pratique et contemporain lors de la visite de cette ville.

Mövenpick Hotel du Lac Tunis est la troisième propriété du groupe hôtelier suisse en Tunisie (avec le Mövenpick Resort & Marine Sousse et le Mövenpick Hotel Gammarth Tunis) et la 23ème en Afrique, avec cinq adresses supplémentaires qui devraient ouvrir leurs portes dans la région d’ici 2020.

Écrit par
Gerard Choisnet

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