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Economie

Afrique : Brèves économiques et financières

  • Publiéfévrier 27, 2018

Inauguration de la centrale photovoltaïque Ten Merina

Le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne a inauguré le 16 janvier dans la commune de Merina Dakhar, à 120 km au nord-est de Dakar dans la région de Thiès (Cayor), la centrale photovoltaïque Ten Merina, six mois après l’inauguration de la centrale jumelle Senergy, jusqu’alors la plus grande d’Afrique de l’Ouest.

Les deux centrales présentent les mêmes caractéristiques : une puissance installée de 30 MW, les  mêmes technologies et l’association de spécialistes français, dont la société d’investissement Meridiam et la filiale d’Engie, Solairedirect. Le projet comprend également la construction des infrastructures de connexion au réseau pour le compte de l’acheteur public sénégalais Senelec, auquel la centrale achevée depuis novembre 2017 est reliée.

Seules différences avec Senergy : la construction était assurée par le spécialiste français et co-actionnaire du projet, Eiffage, qui interviendra également aux côtés de Solairedirect pour l’exploitation de la centrale.

Répartis sur 43 hectares, les 92 000 panneaux solaires de Ten Merina couvriront les besoins en électricité de plus de 225 000 habitants à un coût plus compétitif que celui des centrales thermiques du pays et permettront d’éviter l’émission de 33 300 tonnes de CO2 par an en remplaçant directement des unités de production à base de fioul.

Proparco, qui avait financé Senergy à 80%, avait accordé en décembre 2016 un prêt de 18,4 millions d’euros (12,07 milliards de F.CFA) et pris un rôle d’arrangeur pour financer Ten Merina, dont le coût s’élève à 43 millions d’euros, également financé par un prêt de 16 millions d’euros de la Société belge d’investissement pour les pays en développement (BIO), ainsi que par le Fonds souverain d’investissements stratégiques (Fonsis) sénégalais. La filiale de l’AFD a ainsi joué un rôle structurant dans le financement de ces deux projets qui, combinés, permettent l’approvisionnement de 450 000 foyers en électricité propre et durable, et l’économie de 65 000 tonnes de CO2 par an.

Après Senergy, cette nouvelle centrale confirme la dynamique de diversification du mix énergétique sénégalais, jusqu’alors très largement dépendant des énergies fossiles (90 % du mix).

Réhabilitation du môle 3 du port de Dakar

Le député et président du Groupe d’amitié Japon-Afrique du parlement nippon, Mihara Arahiko, à l’occasion de son séjour au Sénégal dans le cadre du Sommet africain pour la paix, a visité le19 janvier, en compagnie du président du Port autonome de Dakar (PAD), Amadou Ka, le môle Hamassiré Ndoure (ex-môle 3) qui sera réhabilité par son pays.

Selon le directeur des services techniques et de l’aménagement (DSTA), le commandant Amine Tamba, les travaux de réhabilitation sont prévus en trois phases : l’approfondissement du mur du quai de 10 à 12 mètres, la réhabilitation des terre-pleins du môle (environ 3 ha), ainsi que du hangar des Entrepôts maliens au Sénégal (EMS) et du bloc sanitaire.

« Ce projet va permettre d’améliorer considérablement les conditions d’exploitation pour les hommes et les engins en charge du transit vers le Mali, mais aussi les navires cargo ayant un plus fort tirant d’eau », estime Amadou Ka. « Cette infrastructure constitue un levier stratégique pour le maintien du leadership du PAD sur le transit des marchandises maliennes qui font l’objet d’une rude concurrence entre les ports de la sous-région. Cette réhabilitation va fouetter les échanges sénégalo-maliens. »

A la suite de la finalisation des études détaillées et du lancement de l’appel d’offres, les travaux de réhabilitation du môle, d’un coût de 4 milliards de yens (19,3 milliards de F.CFA) financé par la JICA (Agence japonaise de coopération internationale), vont démarrer en août 2018 pour un achèvement en décembre 2020, soit une durée de 27 mois.

TOGO

Amélioration du réseau électrique de Lomé et des pistes rurales

L’Agence française de développement (AFD), l’Union européenne (UE) et l’Allemagne à travers la KFW ont signé le 23 janvier à Lomé quatre conventions de financements (prêts concessionnels et subventions) d’un montant total de 57,8 millions d’euros (37,91 milliards de F.CFA) pour le réseau électrique de la capitale et le réseau de pistes rurales.

Le Programme d’extension des réseaux d’électricité de Lomé (PEREL) représente un coût global de 47,8 millions d’euros (31,35 milliards de F.CFA), dont 30 millions d’euros de prêt souverain concessionnel de l’AFD, 7,8 millions d’euros de ressources issues du 11ème Fonds européen de développement (FED) / PASET 1 (Programme d’appui au secteur de l’énergie au Togo), et 10 millions d’euros de subvention du ministère allemand de la coopération économique (BMZ) à travers la KFW. Ces financements permettront d’étendre le réseau de distribution électrique de la capitale à travers l’installation de lignes basse et moyenne tension, la construction d’un bureau de téléconduite et le raccordement de 20 000 nouveaux abonnés.

Le Projet d’appui aux pistes rurales (PAPR), d’un coût total de 35,4 millions d’euros (23,22 milliards de F.CFA), bénéficie de 10 millions d’euros de l’AFD sous forme de prêt concessionnel. Ce financement complète les 17 millions d’euros de subvention déjà accordés par la KfW allemande, ainsi que la contribution de 7,9 millions d’euros de l’Etat togolais et la participation de 500 000 euros des filières. Cette nouvelle phase vise : la réhabilitation de 900 km de pistes rurales dans les régions cotonnières ; la réhabilitation de 85 km de pistes rurales dans les zones de culture du café et du cacao ; et l’appui à la mise en oeuvre de la politique nationale d’entretien des pistes rurales et au renforcement de capacités institutionnelles.

Écrit par
Gerard Choisnet

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