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Dossier

CPI : L’Afrique prend la parole

 Mamadou Diouf 

Établir les règles

Mamadou Diouf

La conférence de Dakar a été organisée pour essayer de comprendre – en amenant les intellectuels africains et non-africains à y participer – le fonctionnement de la CPI, les conséquences de son fonctionnement et l’appréciation objective qu’on pourrait en faire face à la situation africaine.

Désormais, il faut envisager ce qui se passe au-delà de la CPI. L’idée n’est pas seulement de soulever des griefs contre la CPI, de l’accuser de partialité et de ne s’occuper que de l’Afrique. Elle est de dire que la CPI existe, voici ses limites et ses causes et quelles sont les autres possibilités pour agir ?

Donc, nous devons renforcer la CPI dans ce qu’elle a de positif, mais aussi corriger ses lacunes. Aujourd’hui, la question centrale est que les Africains disent que la CPI ne semble s’occuper que de l’Afrique et remettent en cause son impartialité. Une terrible erreur est commise : personne n’a forcé les pays africains à signer le Statut de Rome !

Pourquoi les Africains n’ont-ils pas posé de questions ? Pourquoi n’ont-ils pas amené les discussions sur ce texte au sein de l’Union africaine pour en discuter, comme nous le faisons actuellement ? Pourquoi la CPI intervient-elle en Afrique ? Parce que les crimes les plus extraordinaires et les plus barbares y sont menés !

Les conflits les plus violents qui durent le plus de temps sont en Afrique… Pour les arrêter, la communauté internationale est obligée d’intervenir. Par conséquent, les problèmes africains ne sont plus uniquement africains, ce sont des problèmes internationaux, c’est pour cela que la CPI existe ; parce que nous ne sommes pas capables nous-mêmes de régler nos problèmes. C’est tout !

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