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Diaspora

Une fabrique à projets citoyens

Une fabrique à projets citoyens
  • Publiémars 15, 2024

Une formation proposée par Je m’engage pour l’Afrique permet à une cohorte de jeunes d’élaborer leurs projets citoyens et de proposer des solutions tangibles en faveur des villes africaines. 

L’incubateur de politiques publiques JMA (Je m’engage pour l’Afrique) lance la deuxième édition de la Résidence JMA, que ses promoteurs conçoivent comme une « fabrique à projets citoyens ». Ce programme pédagogique vise à impliquer activement les jeunes dans la transformation des villes intermédiaires africaines.

Pendant quatre mois, les participants travaillent aux côtés d’experts, de chercheurs et de personnalités influentes du monde public et privé pour aborder les enjeux, opportunités et transformations au sein de ces villes.

L’appel à candidatures s’achève le 29 mars. Il s’adresse à tous les citoyens d’Europe, d’Afrique et de la Méditerranée, désireux de s’engager pour leur territoire et leur ville. Le programme sélectionnera trente « résidents » âgés de 20 à 35 ans, sur la base d’un dossier de candidature qui comporte une analyse d’une ville intermédiaire de leur choix.

À Marseille, les participants y rencontreront des entrepreneurs, investisseurs publics et privés, et collectivités territoriales afin de co-construire des projets citoyens à impact.

Depuis janvier 2021, JMA se donne pour mission de faire émerger la nouvelle génération de jeunes engagés pour le continent africain. L’incubateur revendique plus de 15 000 acteurs engagés pour l’Afrique, une cinquantaine d’experts, plus de 300 bénéficiaires et un ancrage dans sept pays : Bénin, Côte d’Ivoire, Cameroun, Maroc, Togo, ainsi qu’en Belgique et en France

La « Résidence JMA », lancée en 2023, se révèle être « un laboratoire d’échange et de discussion, favorisant un engagement actif et éclairé », expliquent ses promoteurs. En 2024, JMA poursuit sur sa lancée et ouvre une nouvelle fois les portes de sa résidence, se concentrant à nouveau sur les enjeux de transformations des villes intermédiaires africaines.

L’enjeu des villes secondaires

L’Afrique connaît l’un des taux de croissance urbaine le plus rapide au monde, une tendance qui ne se démentira pas d’ici à 2050. Or, l’essentiel de cette croissance s’opère dans les petites et les moyennes villes qui servent de relais aux capitales et aux grandes métropoles. Ces villes intermédiaires deviennent alors des foyers d’opportunités de développement. 

Fort de ce constat, la Résidence JMA 2024 se concentrera sur l’analyse de cas de villes intermédiaires, en collaboration avec les élus locaux et des experts urbains, et mettra l’accent sur les piliers essentiels du développement urbain : l’eau, l’énergie, la santé et l’alimentation.

 

Passage par Marseille

Sans négliger les enjeux transversaux tels que le climat et l’environnement, le financement, les nouvelles technologies et la coopération entre les territoires. 

L’objectif de cette formation est de permettre aux résidents d’élaborer leurs projets citoyens, afin de proposer des solutions tangibles pour les usagers des villes africaines et de soumettre leurs recommandations politiques auprès des décideurs publics. Différentes cessions digitales permettront, durant plusieurs semaines, de « comprendre et débattre » et de « construire son projet citoyen ».

Cette année, le programme sera ponctué par un cycle d’ateliers citoyens organisés à Marseille, du 13 au 15 juin, à la faveur du soutien de la Métropole Aix-Marseille-Provence. 

Les participants y rencontreront des entrepreneurs, investisseurs publics et privés, et collectivités territoriales afin de co-construire des projets citoyens à impact. Ce processus aboutira à une publication à l’automne 2024 sur les métamorphoses des villes intermédiaires africaines.

Des solutions citoyennes pour les villes secondaires

On se souvient que la première édition de la Résidence JMA a notamment permis de produire Nouvelles Voies avec le soutien de personnalités telles que Yawa Kouigan, ministre de la Communication et des médias au Togo, Sarah El Haïry, ancienne secrétaire d’État chargée de la Biodiversité en France, Crystal Cordell, directrice du campus Afrique à Sciences Po, la députée Fanta Berete, Nicolas Jean, fondateur du cabinet STORK Avocats, Karim Aittalb, directeur général délégué de Geocoton,  Phillippe Zaouati, directeur général de Mirova.

Un atelier de JMA.
Un atelier de JMA.

 

En savoir plus sur le site de JMA.

@NA

Écrit par
Laurent Soucaille

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