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Diaspora Education

La France attire les étudiants africains

La France attire les étudiants africains
  • Publiéseptembre 13, 2022

Le nombre d’étudiants venus d’Afrique a légèrement augmenté, lors de la saison universitaire écoulée, et devrait continuer de progresser dans l’année qui vient. Sur cinq ans, la hausse est très significative. Étudiants marocains et algériens sont les plus nombreux dans l’Hexagone.

 

Le nombre d’étudiants étrangers inscrits en France a augmenté de 8% en 2021-2022, dépassant désormais la barre des 400 000. Ce chiffre inclut les apprentis du supérieur. Il s’agit de la croissance la plus forte enregistrée depuis plus de 15 ans, relate Campus France. Si cette croissance est portée par l’arrivée d’étudiants européens, elle est aussi portée par les Africains. Ce rebond, le plus important d’une année sur l’autre, semble se confirmer pour l’année 2022-2023.

Toutefois, la tendance récente est portée notamment par la croissance du nombre d’étudiants européens. Un net rebond confirmé par les perspectives de recrutement pour l’année 2022-2023. « Fin 2022, plus de 140 000 étudiants issus de 70 pays, avaient déposé une candidature via le portail Études en France. Un nombre record, en hausse de 18 % par rapport à la situation pré-Covid. »

En données brutes, deux pays apportant le plus d’effectifs aux campus français sont le Maroc (+3% en un an seulement, mais +22% en cinq ans) et l’Algérie (+6% en un an et +19% en cinq ans). Le Sénégal, cinquième, est le premier pays subsaharien, compte 15 264 étudiants en France (+5% en un an et +62% en cinq ans), devant la Tunisie, 16 661 étudiants, la Côte d’Ivoire, huitième, compte 10 725 étudiants, et le Cameroun, dixième, envoie 9 37 étudiants. À noter le bond des effectifs venus du Bénin (+20% en un an, +73% en cinq ans) à 5 072 étudiants.

 

Intérêt pour les Sciences

Globalement, la zone Afrique du Nord –Moyen Orient, première par le nombre d’étudiants accueillis, progresse de 10% sur un an et de 32% sur cinq ans, à la faveur, cela étant, d’une hausse de 17% des effectifs venus du Moyen-Orient. La progression de l’Afrique subsaharienne est faible sur l’année écoulée (+5%) mais supérieure à la moyenne en cinq ans (+21%). Les étudiants venus d’Afrique subsaharienne représentaient environ un cinquième de l’effectif en 2015, ils en représentaient un quart en 2020. Campus France considère que la mobilité des étudiants africains devrait progresser davantage, ces prochaines années. Ce, en dépit de la hausse des frais d’inscription et des difficultés de logement en France.

Les étudiants subsahariens sont près d’un tiers à être inscrits dans des formations en sciences. Les Mauritaniens (pour la moitié d’entre eux) et les Éthiopiens sont les plus nombreux dans cette filière. Un quart des étudiants subsahariens suivent des formations en lettres, langues et sciences humaines et sociales, contre 30 % pour l’ensemble des étudiants étrangers. En revanche, ils sont surreprésentés dans les cursus en droit et science politique (16 %), en Économie et en Administration économique et sociale (22 %), en particulier avec les Malgaches (31 %) et les Centrafricains (30 %), précise une porte-parole de Campus France, citée par Le Monde.

Campus France devrait dévoiler prochainement un rapport plus complet sur la situation des étudiants étranger dans le pays.

@NA

Écrit par
Laurent Allais

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