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Culture Diaspora

La culture africaine à Rabat

La culture africaine à Rabat
  • Publiéjanvier 23, 2023

La Journée mondiale de la culture africaine et afro-descendante se déroule ce 24 janvier à Rabat, capitale africaine de la culture. L’occasion de promouvoir la culture comme instrument au service du dialogue et de la paix.

 

Ce 24 janvier marque la quatrième édition de la Journée mondiale de la culture africaine et afro-descendante, JMCA. À l’initiative de l’Unesco, cet événement se veut une occasion de célébrer la contribution des arts et cultures africains à la richesse de l’humanité, ainsi qu’un instrument de leur promotion au service du développement durable, du dialogue et de la paix.

Un prix honorera cinq personnalités qui œuvrent pour que la culture africaine contribue à la cohésion sociale, au vivre ensemble, à  la paix et à la concorde entre les peuples.

Cette date coïncide avec l’adoption de la Charte de la renaissance culturelle africaine, adoptée par les chefs d’État et de gouvernement de l’Union africain à Khartoum, au Soudan, en 2006.

L’initiative a reçu l’appui du Réseau africain des promoteurs et entrepreneurs culturels (Rapec), ainsi que celui de la République du Togo et du Groupe africain.

Cette année, tout comme en 2022, c’est Rabat qui a été désignée Capitale africaine de la culture. En revanche, c’est la première fois que les activités participant à la commémoration officielle de la JMCA se tiennent en Afrique du Nord. Cette commémoration ambitionne de marquer une nouvelle étape dans la considération de la contribution des activités culturelles et créatives au développement durable de l’Afrique.

La commémoration du 24 janvier 2023 prend la forme d’une Journée de réflexion introduite par une conférence inaugurale prononcée dans la matinée par Célestin Monga, professeur à la Harvard University (Etats-Unis), dont le sujet est : « Histoire de l’Afrique, histoire de l’humanité. » Cette conférence sera suivie l’après-midi du 24 janvier 2023 de trois panels de discussions autour des thèmes suivants : « Promouvoir la culture africaine et afro-descendante dans le contexte de l’économie mondialisée » ; « Réconcilier la jeunesse africaine et sa culture : les possibilités offertes par les technologies digitales » ; « La contribution de la diaspora et des afro-descendants au rayonnement international de la culture africaine ».

Cette journée de réflexion s’achèvera par un échange sur la proposition d’un « Manifeste » pour la régénération de la culture africaine et afro-descendante.

 

La diversité de la culture dans la diaspora

La cérémonie d’ouverture officielle sera marquée par les allocutions de diverses personnalités, notamment Audrey Azoulay, directrice générale de l’Unesco, Mohammed Mehdi Bensaid, ministre de la Jeunesse, de la culture et de la communication du Maroc, Minata Samate Cessouma, pour l’Union Africaine. Ainsi qu’une intervention de Robert Dussey, ministre des Affaires Étrangères du Togo, pays porteur de la JMCA auprès de l’Unesco.

« La diaspora ancienne est celle qui, au gré de l’histoire, a été contrainte de s’établir hors de l’Afrique et y a laissé une descendance importante qui aspire aujourd’hui à nouer des liens plus étroits avec le continent africain », tient à faire savoir, dès la veille de l’événement, le ministre Dussey. « Du Brésil à la Jamaïque aux Antilles, la culture africaine s’exprime dans sa diversité. » Le Togo organisera d’ailleurs, l’année prochaine, le neuvième Congrès panafricain.

Robert Dussey saisira l’opportunité de la tribune de Rabat pour lancer un appel à l’association des initiatives « pour poser les bases d’une Afrique nouvelle ». Pour le ministre, « il y a une page d’histoire à écrire et chaque Africain, chaque afro-descendant, peut y contribuer ». Le ministre devrait également préciser son concept d’« africaphonie », la promotion des langues africaines qui n’exclut pas les langues héritées du colonialisme.

L’occasion de la commémoration de la JMCA offrira également l’opportunité au RAPEC de décerner un prix honorifique intitulé le prix JMCA-Kekeli.  Il s’agit d’honorer les personnalités qui œuvrent pour que la culture africaine contribue à la cohésion sociale, au vivre ensemble, à  la paix et à la concorde entre les peuples. Pour l’édition 2023, cinq personnalités recevront le prix Kekeli au cours du dîner de gala de clôture.

Parmi les récipiendaires, Jean Pierre Elong Mbassi, secrétaire général de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique). Ainsi que Martine Cécile Ngo Nyemb-Wisman, pour son action au sein de l’ONG Femmes Interface Nord-Sud, qui accompagne l’autonomisation des femmes dans l’économie populaire et solidaire dans de nombreux villages du Cameroun.

@NA

 

Écrit par
Aude Darc

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