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Energie

Développer l’énergie burkinabé

L’objectif du gouvernement est de « faire passer le taux d’élec­trification national à 45 % et le taux de couverture électrique du territoire national à 85 % », à travers une nouvelle vision se traduisant par « l’augmentation de la part des énergies renouvelables dans la production », selon le ministère de l’Énergie.

Par Tiego Tiemtoré

La demande, avec une forte dispa­rité entre le milieu urbain et rural, augmente de 13 % chaque année et le pic de la consommation est atteint de mars à mai, d’où des délestages dans les grands centres urbains.

L’alimentation en énergie élec­trique du pays est assurée par des centrales thermiques pour 46 %, hydrauliques 8 %, et des importa­tions d’énergie de la Côte d’Ivoire et du Ghana, de l’ordre de 46%.

Après avoir débloqué un montant de 6 milliards de F.CFA en 2015, pour le Projet d’électrification rurale par système photovoltaïque qui vise à électrifier une quarantaine de villages, la BID a été sollicitée pour la construc­tion des centrales solaires photovol­taïques.

Pour accélérer l’électrification, le gouver­nement a opté pour une transition énergétique vers les énergies renou­velables, notamment le solaire. Ce choix énergétique permettra de passer d’une puissance de 325 MW actuellement à 1 000 MW en 2020.

À l’horizon 2030, d’importantes infrastructures solaires seront installées dans tout le pays. En inau­gurant, en octobre 2017, sa première usine de lampes solaires, initia­tive du groupe français Lagazel, le Burkina Faso donne un signal fort pour l’usage du solaire décentralisé dans l’électrification du continent.

Le gouvernement burkinabè est à la quête d’investisseurs privés pour la réalisation de cinq centrales solaires, en partenariats public-privé, raccordées au réseau national par ces partenaires privés. Les villes de Ouagadougou au Centre (30 MW), Bobo-Dioulasso à l’Ouest (10 MW), Fada N’Gourma à l’Est (10 MW), Dori au Sahel (15 MW), Dédougou dans la Boucle du Mouhoun (15 MW) ont été retenues.

En outre, des projets d’interconnexion électrique sont à l’étude avec le Ghana en 2019 et avec le Nigeria via le Niger. Retenu comme pays-pionnier au titre de « l’initia­tive Énergie durable pour tous » de l’Union européenne, le Burkina Faso bénéficie d’importants financements pour deux grands projets solaires.

Le premier est la centrale de Zagtouli (d’une puissance de 33 MW) consi­dérée comme l’une des plus grandes centrales solaires photovoltaïques d’Afrique subsaharienne et inau­gurée par le président Emmanuel Macron lors de sa visite officielle en novembre 2017.

Le second, le Projet éolien de Windiga (38 millions d’eu­ros), fruit d’un partenariat entre la Sonabel et Windiga, filiale du groupe minier canadien Semafo, sera mis en oeuvre dans la région de la Boucle du Mouhoun (Ouest) pour une durée de vie de 25 ans.

Après avoir débloqué un montant de 6 milliards de F.CFA (9,15 millions d’euros) en 2015, pour le Projet d’électrification rurale par système photovoltaïque qui vise à électrifier une quarantaine de villages, la BID (Banque islamique de développe­ment) a été sollicitée pour la construc­tion des centrales solaires photovol­taïques.

Lancé en septembre 2017, le Projet d’électrification des zones périurbaines de Ouagadougou et Bobo Dioulasso (PEPU), cofi­nancé à hauteur de 22,6 milliards de F.CFA (34,5 millions d’euros) par la BAD (Banque africaine de développement) permettra, à terme, 18 000 branchements et touchera plus de 200 000 personnes.

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Written by African Business

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