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Culture Diaspora

La reine du zouk a mis le feu aux Folies Bergère

La reine du zouk a mis le feu aux Folies Bergère
  • Publiénovembre 26, 2022

Promettant un retour parisien en 2023, c’est dans la salle mythique des Folies Bergère que l’icône de la chanson caribéenne, Jocelyne Béroard, a mis son public en ébullition. Salle comble, bercée aux rythmes de zouk endiablé. Les esprits sont en transe et en symbiose, les âmes corps à corps pour ce public venu pour profiter d’un instant de bonheur musical. 



Jocelyne Béroard peut être définie comme une grande voix de cette chanson populaire, née aux Antilles et promue depuis quarante belles années par le groupe Kassav’, qui a démocratisé le zouk dès 1979, et dont elle demeure un pivot artistique et lyrique incontournable. Ce samedi 18 novembre sur scène, elle a fait vibrer les cœurs en chœur dans une salle comble, à guichets fermés, raison pour laquelle, elle fut obligée de programmer un autre concert pour le demain à la date du 19 novembre.

Toute cette vie artistique palpitante, la sexagénaire la raconte dans son livre autobiographie, Loin de l’amer, aux éditions Le Cherche midi. 

L’artiste, dont le nom complet est Jocelyne Raphaëlle Béroard, est née en Martinique. Celle qui se destinait à être pharmacienne a croisé la musique sur sa route, conquise par cette passion, elle intègre naturellement le groupe Kassav’ dans les années 1980. C’est aux côtés de Jacob Desvarieux qu’elle excelle dans son art. Le leader du groupe et grand guitariste, décédé à 65 ans des suites de la Covid-19 en 2021, fut également son ami, son compagnon de route et un mentor. Elle devient la première femme disque d’or aux Antilles.

L’ambassadrice du zouk a débuté son Chawa Tour aux Antilles. Après ses performances en Martinique, en Guadeloupe et en Dominique, c’était au tour des Parisiens de prendre leur dose dans cette distribution de bonheur et de partage de la part de cette artiste de haute pointure. Elle effectuait sa première tournée musicale depuis la disparition de Jacob Desvarieux. L’ensemble des titres les plus célèbres du répertoire du groupe a été scandé parmi ses chansons le succès Kolé Séré ; Oulé ; Zouk-La-Se Sel Medikaman Nouni, Soleil ou Siwo  : le public des Folies Bergères a dansé sans relâche. « Merci d’être venu ! Merci d’être là ce soir ! », a lancé l’artiste sur scène.

 

Nouveau rendez-vous en 2023

D’Abidjan à Libreville en passant Kinshasa ou Dakar, le groupe s’est produit en Afrique de nombreuses fois, sur le continent où il compte de milliers de fans de zouk, cette musique populaire aux fortes influences africaines. Celle qui a fait danser des millions de personnes à travers le monde, chanté dans des stades bondés notamment le stade France lors des trente ans du groupe, qui a vécu des tournées incroyable et improbables, vendu des millions d’albums et collectionner des disques d’or et qui fut la seule femme de ce groupe légendaire, a également inscrit sur son lexique musical des chansons féministes en créole. Toute cette vie artistique palpitante, la sexagénaire la raconte dans son livre autobiographie, Loin de l’amer, aux éditions Le Cherche midi. 

Ce fut un véritable plaidoyer du zouk lors de ce concert grand format. L’auteure-compositeur-interprète donne rendez-vous aux Parisiens en 2023, avec les autres membres du groupe pour rendre hommage à Jacob Desvarieux. L’esprit de ce dernier était bien présent à ce concert du 18 novembre dans cette salle mythique où se sont produits Joséphine Baker ou le danseur François Benga alias Féral Benga. 

 

Photo : ©Aïssatou Diamanka-Besland

@NA

 

Écrit par
Aïssatou Diamanka-Besland

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