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Brèves

Afrique : Brèves économiques et financières

Afrique Sud

Algérie

La centrale de Boutlelis livrée en juillet

Le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni, s’est rendu les 16 et 17 avril dans les wilayas d’Oran et de Mostaganem.

Visitant le chantier de la centrale électrique de Boutlelis, à 35 km à l’ouest d’Oran, le ministre a annoncé que le taux de réalisation du projet a dépassé 65 %, contre 33 % en décembre dernier. Le projet s’étend sur une superficie de 20 hectares. La centrale sera dotée de deux groupes turbine à gaz en cycle ouvert d’une puissance unitaire de 223 MW, fonctionnant au gaz naturel comme combustible principal et au gasoil comme combustible de secours.

Sonelgaz, la société nationale de production d’électricité d’Algérie, a attribué en 2012 au consortium General Electric / Cegelec Energy (VINCI Energies GSS) le contrat de réalisation de la centrale, pour un montant initial de 228 millions d’euros, dont 115 millions d’euros pour Cegelec Energy. Le groupe américain fournit les turbines.

Le groupe français, chargé de l’ensemble des études et des auxiliaires électriques et mécaniques, de la supervision du génie civil et du montage complet, a confié à ISL Ingénierie une mission d’assistance pour la réalisation des études d’avant-projet et des études d’exécution pour l’ensemble des aspects relatifs au génie civil. Les travaux de génie civil, et de montage électromécanique ont été confiés par Sonelgaz respectivement aux filiales Inerga et Etterkib, et le transport exceptionnel des équipements a été pris en charge par Transmex.

Selon le ministre, la première tranche de 223 MW sera livrée en juillet prochain, et la deuxième tranche de même puissance fin septembre.

Mustapha Guitouni a également visité à 6 km à l’est de Mostaganem le projet de centrale au gaz de 1 450 MW, qui s’étendra sur un site de 40 hectares. Confié au sud-coréen Samsung C & T, le projet, réalisé à 62 %, représente un coût de 104 milliards DA, soit 743 millions d’euros environ. Les turbines seront également fournies par GE. La première tranche devrait être livrée en mai 2021 et la seconde en 2022.

Pierre Fabre lance une industrie pharmaceutique

Présents en Algérie sous la forme d’un bureau de liaison opérant dans les domaines de l’information et de la formation médicale, les Laboratoires Pierre Fabre ont créé fin avril une société mixte avec des partenaires algériens afin de lancer une activité industrielle pharmaceutique pour la production de différentes familles thérapeutiques. Réalisé dans le cadre de la règle des 51/49 régissant l’investissement étranger, le projet représente un montant d’environ 15 millions d’euros et contribuera au développement du tissu industriel pharmaceutique algérien.

La société, dénommée Pierre Fabre Médicament Algérie SPA, aura pour objet la production, la distribution, la promotion médicale et l’importation de spécialités pharmaceutiques en Algérie. Plusieurs formes pharmaceutiques – comprimés, gélules, formes liquides ou pâteuses – sont envisagées en vue de leur production sur le territoire algérien. A terme, la société produira la majorité des produits de son portefeuille en Algérie.

A travers la création de cette joint-venture, qui contribuera au transfert de technologies et de savoir-faire médical et pharmaceutique du groupe, les Laboratoires Pierre Fabre entendent renforcer leur présence en Algérie qu’ils considèrent comme hautement stratégique dans le cadre de leur développement international.

Pour cette opération, le cabinet d’avocats d’affaires international CMS Francis Lefebvre Algérie Conseil juridique et fiscal a assisté Pierre Fabre dans le cadre de son partenariat, depuis l’étude du projet jusqu’à l’établissement et la négociation des accords contractuels avec les partenaires locaux sélectionnés, etc. Cette équipe conseillera Pierre Fabre jusqu’à la concrétisation du projet dans sa phase opérationnelle, à savoir la constitution de la joint-venture et l’obtention des différents agréments.

Pierre Fabre est le 2ème laboratoire dermo-cosmétique mondial, le 2ème groupe pharmaceutique privé français et le leader en France des produits vendus sans ordonnance en pharmacie. Son portefeuille compte plusieurs marques internationales dont Eau Thermale Avène – leader mondial du marché dermo-cosmétique – Klorane, Ducray, René Furterer, A-Derma, Galénic, Elancyl, Pierre Fabre Health Care, Pierre Fabre Oral Care et Naturactive. En 2016, les revenus de Pierre Fabre ont atteint 2 282 millions d’euros dont 60% réalisés à l’international et 57% par la branche dermo-cosmétique. Le groupe Pierre Fabre est détenu à 86% par la Fondation Pierre Fabre, reconnue d’utilité publique depuis 1999, ainsi que par ses collaborateurs à travers un plan international d’actionnariat salarié.

MAROC

Premier moteur à Kénitra pour PSA

Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie, de l’investissement, du commerce et de l’économie numérique, et Jean-Christophe Quémard, membre du directoire de PSA et directeur de la zone Afrique/Moyen-Orient, ont présenté le 5 avril à Casablanca l’état d’avancement du projet du constructeur automobile français au Maroc, conformément au protocole d’accord signé le 19 juin 2015.

Le chantier de construction de l’usine de Kénitra a démarré début 2017, les premiers recrutements ont été réalisés, et les décisions d’implantations des futurs fournisseurs sont conformes aux attentes du groupe.

Tous les engagements sont tenus et PSA annonce que le premier moteur fabriqué Kénitra a été assemblé en avril 2018, et que la première pré-série sera produite en juillet 2018. La capacité de production en 2019 sera de 100.000 véhicules et 200.000 véhicules par an à terme, ainsi que 200 000 moteurs.

A fin 2017, les effectifs de PSA au Maroc étaient d’environ 350 personnes. Ils atteindront les 1000 personnes avant la fin de l’année 2018, et doubleront encore en 2019, pour atteindre les 2200 personnes. Le groupe au Maroc générera à terme plus de 2 000 emplois directs et 20 000 emplois indirects.

PSA prévoit dès 2022 un volume d’achat local dépassant 1 milliard d’euros et un taux d’intégration locale de 60% au démarrage, et 80% à terme. L’écosystème automobile développé et soutenu par l’arrivée du groupe au Maroc s’est consolidé aujourd’hui à 62 sites fournisseurs, dont 27 entièrement nouveaux. Parmi ces sites, 54 vont livrer l’usine du groupe à Kénitra, qui nécessite un investissement évalué à 557 millions d’euros. « PSA met en place au Maroc un écosystème complet couvrant l’ensemble de la chaîne de valeurs. Ceci n’a pas d’équivalent sur le continent africain », souligne Jean-Christophe Quémard.

Le coréen Hands produira des jantes en aluminium

L’équipementier coréen Hands a lancé le 10 avril à Tanger les travaux de sa nouvelle usine,  spécialisée dans la production de jantes en aluminium. La cérémonie s’est tenue en présence de Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie, de l’investissement, du commerce et de l’économie numérique, Seung Hyun Chang, président de Hands Corporation, et Fouad Brini, président du conseil de surveillance de TMSA (Agence spéciale Tanger Méditerranée).

« Un acteur majeur de la fabrication de jantes en aluminium lance une activité pionnière au Maroc », a déclaré le ministre, soulignant que « Hands introduit de nouveaux procédés de production à haute valeur ajoutée et opère ainsi une intégration poussée de la chaine de valeur de l’automobile ». Le groupe coréen dispose de six usines d’une capacité de 13,5 millions d’unités par an et d’un centre de R&D, établis en Corée et en Chine. Il fournit les principaux constructeurs automobiles, dont Hyundai, Renault, Ford et Volkswagen.

La nouvelle unité, implantée à Tanger Automotive City sur une superficie de 23 hectares, produira des jantes en aluminium destinées principalement à l’exportation. Dotée d’une capacité de production de 8 millions d’unités par an, elle représente un investissement de 4,33 milliards Dh (380 millions d’euros) et permettra la création de 1.300 emplois.

Le projet Hands s’inscrit dans les 29 investissements lancés dans le secteur de l’automobile, en décembre dernier, par le roi Mohamed VI, pour un montant global de 13,78 milliards Dh (1,2 milliard d’euros). Ces investissements créent 11.568 nouveaux emplois directs dans le secteur. L’industrie automobile constitue le premier poste d’exportation du Maroc avec 70 milliards Dh (6,2 milliards d’euros) en 2017 (44,5% des exportations industrielles) et emploie 130.000 personnes.  

Tunisie

Trois projets routiers à Tunis, Sfax et Zarzis

La Banque européenne d’investissement (BEI) envisage d’accorder au ministère de l’Equipement, de l’habitat et de l’aménagement du territoire trois financements d’un montant total de 58 millions d’euros en faveur de trois projets représentant des investissements cumulés de 142 millions d’euros.

Le projet G1 Pénétrante Sud porte sur l’élargissement d’un tronçon de 8,2 km du principal accès routier Sud à la ville de Tunis, et la construction de trois nouveaux échangeurs sur les axes RN 3, RN 3 E1 et Route X. Le coût du projet est évalué à 65 millions d’euros, dont 30 millions financés par la BEI.

Le projet S1 Pénétrante Nord-Sud Sfax prévoit la construction d’un axe urbain 2X2 voies de 27,9 km le long du front de mer de la ville de Sfax. Son coût est estimé à 58 millions d’euros, dont 20 millions apportés par la BEI.

Le projet S4 Déviation Zarzis concerne la construction d’une rocade 2X2 voies de 21,2 km dans le Sud-Est de la Tunisie. Cette nouvelle rocade comprend l’élargissement d’un tronçon de 6,2 km de la route locale RL 974 existante, et la construction d’une nouvelle section de 15 km. L’investissement est évalué à 19 millions d’euros, dont 8 millions pris en charge par la BEI.

La BEI avait signé le 23 février 2016 un prêt-cadre souverain de 150 millions d’euros – soit 333 millions DT – pour la modernisation des infrastructures routières. Ce financement étalé sur quatre années vise à moderniser certaines voiries prioritaires du Grand Tunis afin de décongestionner le trafic dans le sud de la ville, mais également des voiries structurantes dans d’autres régions du pays comme par exemple celles de Sfax ou de Nabeul.

Lesaffre majoritaire dans la levurerie Rayen Food Industries

Afin de renforcer sa présence sur le continent africain, le groupe français Lesaffre, acteur mondial dans les domaines des levures et de la fermentation, a pris le 11 avril une participation majoritaire au capital de la société tunisienne Rayen Food Industries, spécialisée dans la production de levure de boulangerie. Située à Jendouba, au Nord de la Tunisie, l’usine produit de la levure fraiche de boulangerie pour le marché tunisien. Des investissements sont prévus pour optimiser l’efficience des process industriels et améliorer la qualité de la levure.

« Notre volonté est plus que jamais d’être un partenaire clé de nos clients boulangers en renforçant nos relations de proximité, en matière de produits et de services », a déclaré Antoine Baule, directeur général de Lesaffre.

Pour Rayen Food Industries, il était essentiel de pérenniser le futur de l’usine et celui de ses 180 employés. « Ce partenariat va nous permettre de mettre à profit les compétences dont dispose Lesaffre. Ce groupe va contribuer à assurer un développement durable de la production nationale de la levure et des ingrédients de panification, dans le respect des règles de l’environnement, tout en constituant un levier à l’exportation et permettant de mieux positionner la Tunisie sur l’échiquier mondial en matière de bio technologie » soulignait Mohamed Kooli, président de Rayen Food Industries. En 2009, grâce à d’importants investissements, l’entreprise a augmenté ses capacités de production de levure fraîche (30 000 tonnes au 2ème semestre).

Présent au Maghreb depuis plus de 60 ans, Lesaffre y compte désormais trois sites de production de levure (Maroc, Tunisie, Egypte) et un site de production d’améliorants (Algérie), qui emploient plus de 500 collaborateurs. Le groupe est présent commercialement dans toute la région, approvisionnée à partir de ces implantations.

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