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Brèves

Afrique : Brèves économiques et financières

« Nous avons discuté des projets de développement en cours au Mali. Nous avons identifié les domaines dans lesquels notre banque peut financer à hauteur de 700 millions de dollars, notamment les parcs industriels, la transformation industrielle dans le domaine du textile, le transport ferroviaire entre le Mali et le Sénégal, et des conditions dans lesquelles Afreximbank pourrait soutenir le Mali à se préparer à faire face à une éventuelle gestion conjoncturelle d’urgences alimentaires », a déclaré Benedict Oramah. « Bien entendu, nous voulons identifier les domaines clés à fort potentiel, à fort impact et nous voulons nous assurer que tous ces projets et initiatives puissent effectivement se concrétiser. »

L’Afreximbank arrangera un financement multi sources de 700 millions $ (375 milliards de F.CFA) qui devrait cibler les activités visant à augmenter la capacité industrielle du pays dans la transformation du coton et l’infrastructure hôtelière. Les divers projets comprennent « le financement d’un parc industriel sur la frontière avec le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, le développement du secteur de l’aviation, la construction d’une infrastructure ferroviaire transfrontalière, et l’appui financier à l’industrie bancaire locale », précisait le président de la banque. L’institution multilatérale a déjà soutenu le tourisme et l’hôtellerie au Mali, notamment à travers le financement des hôtels Radisson et Sheraton, ce dernier devant ouvrir courant mai.

Mauritanie

Un premier port en eaux profondes à Nouadhibou

A l’occasion de la deuxième édition du forum de l’investissement tenue à Nouadhibou en présence du chef de l’Etat Mohamed Ould Abdel Aziz, le président de la Zone franche de Nouadhibou (ZFN), Mohamed Ould Daf, a annoncé le 2 avril que l’étude de faisabilité du projet de premier port en eaux profondes de Mauritanie a été concluante économiquement. La nouvelle infrastructure bénéficiera d’une profondeur de -18 mètres, permettant de « changer radicalement l’échiquier commercial de la sous-région, et de rehausser la compétitivité des secteurs essentiels de l’économie mauritanienne comme la pêche, les mines et les échanges commerciaux. » Les travaux devraient démarrer dans la capitale économique vers la fin de l’année 2018.

Le projet consisterait à construire, sur des terre-pleins gagnés sur la mer, un ensemble comprenant : deux terminaux (terminal à conteneurs et terminal polyvalent) sur une superficie de 40,2 ha, cette composante étant envisagée en partenariat public-privé (PPP) ; une zone publique sous douane de 13,3 ha accueillant une zone logistique avec entrepôts et hangars, ainsi que les services administratifs portuaires comme capitainerie, douane… ; et une zone tampon de 2,4 ha abritant des parkings, des bâtiments administratifs et le Guichet unique.

L’évaluation de la viabilité commerciale et l’étude de préfaisabilité ont été réalisées par le français Catram Consultants et financées par la Banque mondiale et la ZFN.

Les investissements ont été estimés à 300 millions d’euros, dont 77 millions d’euros environ d’équipements. Le financement de l’autorité portuaire représenterait 60 % (infrastructures) et le financement privé 40 %.

Les capacités seraient de 40 000 EVP pour le terminal conteneurs et de 1,65 million de tonnes pour le terminal polyvalent à l’horizon 2020, et respectivement 540 000 EVP et 2,5 millions t (ou 306 000 EVP et 1,9 million t) à l’horizon 2035.

Total prévoit deux puits d’exploration en 2019

Le président Mohamed Ould Abdel Aziz a reçu le 4 avril Patrick Pouyanné, PDG du groupe français Total, en compagnie d’une délégation de l’entreprise comprenant Guy Maurice, directeur Afrique de la branche Exploration-Production de Total. L’entretien s’est déroulé en présence de Mohamed Ould Abdel Vetah, ministre du Pétrole, de l’énergie et des mines.

« Total, qui a renforcé sa présence en Mauritanie l’année dernière, a entamé début 2018 un vaste programme d’exploration qui a englobé des levés sismiques 3 D sur 13 000 km2 dans les eaux territoriales mauritaniennes », selon le ministère du Pétrole, qui précise que le groupe « prévoit en outre le forage de deux puits d’exploration à l’horizon 2019. »

La société française est liée à la Mauritanie par trois contrats d’exploration et de production. Total avait signé en mai 2017 un contrat d’exploration-production portant sur l’exploration d’hydrocarbures sur le bloc C7, d’une superficie de 7.300 km2, le groupe étant opérateur avec 90%, aux côtés de la Société mauritanienne des hydrocarbures et de patrimoine minier (SMHPM) pour les 10% restants. «Cet accord s’inscrit dans la stratégie de Total d’explorer de nouveaux bassins en mer profonde du continent africain. Associé à notre participation existante dans le permis en mer profonde C9, ce bloc permettra de créer une surface d’exploration contigüe étendue sur environ 17.000 km2 dans une zone prometteuse de l’offshore mauritanien », déclarait Guy Maurice.

Total détient 90% dans le permis d’exploration C9 (10.150 km2). Le groupe opère également dans le bassin de Taoudenni le permis d’exploration à terre Ta29 (12.500 km2), où il détient 72 %.

Outre Total, deux autres sociétés internationales importantes, ExxonMobil et British Petroleum, figurent parmi les sociétés opérant actuellement en Mauritanie.

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