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Brèves

Afrique : Brèves économiques et financières

Brèves africaines et internationales sur l’économie, la finance, la coopération et le développement…

Par Gérard Choisnet

Rémy Rioux, directeur général de l’Agence française de développement (AFD), et Ahmed Al Khateeb, président du Fonds saoudien de développement (FSD), ont signé 10 avril à Paris un mémorandum de coopération, en marge de la visite d’État en France du prince héritier saoudien Mohammed Ben Salman.

Coopération entre l’AFD et le FSD saoudien

Le texte prévoit une coopération renforcée, un dialogue stratégique, des cofinancements mais aussi 100 millions d’euros de la part de chacun des partenaires sur des projets en Afrique, et tout particulièrement au Sahel.

«Le FSD et l’AFD contribueront à améliorer la vie de très nombreuses personnes touchées par les conflits, les crises environnementales et la stagnation économique » en Afrique

L’Arabie saoudite et la France « vont travailler ensemble à mieux répondre aux besoins en développement au Sahel », a déclaré le président du FSD. « Par le biais d’une aide destinée à améliorer des infrastructures essentielles, le FSD et l’AFD contribueront à améliorer la vie de très nombreuses personnes touchées par les conflits, les crises environnementales et la stagnation économique. »

« Nous partageons des buts communs : lutter pour le climat et l’environnement, favoriser la cohésion sociale, répondre aux besoins des plus vulnérables, faire basculer les flux financiers publics et privés vers de l’investissement durable de long terme », soulignait pour sa part Rémy Rioux.

Selon l’AFD, ce mémorandum concrétise l’un des axes du nouveau partenariat stratégique Arabie saoudite-France, consacré à l’aide au développement et à la coopération dans les pays tiers. Sa signature intervient trois mois après celle d’un nouveau mémorandum d’entente entre l’AFD et la Banque islamique de développement (BID) dont l’Arabie saoudite est le principal actionnaire. L’AFD renforce ainsi ses perspectives partenariales avec les bailleurs arabes.

Afrique de l’Ouest

Régional

Résilience du littoral ouest-africain

La Banque mondiale a approuvé le 9 avril une enveloppe de 210 millions de dollars pour le financement d’un projet régional destiné à renforcer la résilience des habitants du littoral de six pays d’Afrique de l’Ouest : Bénin, Côte d’Ivoire, Mauritanie, Sao Tomé-et-Principe, Sénégal et Togo.

Le Projet d’investissement dans la résilience est mené dans le cadre du Programme de gestion du littoral ouest-africain (WACA) et piloté par les pays qui en bénéficient. Il a pour objectif de promouvoir diverses mesures de lutte contre l’érosion côtière : fixation des dunes, restauration de zones humides et de mangroves, rechargement des plages et construction d’ouvrages de protection et de digues. Ce projet contribuera à réduire les inondations en restaurant les lagunes et les systèmes de drainage et en améliorant la gestion des bassins versants. Des interventions auront également pour but de lutter contre la pollution par un meilleur traitement des déchets marins et des déchets industriels ou municipaux, ainsi que des déversements d’hydrocarbures.

L’enveloppe totale se compose d’un crédit de 120 millions $ et d’un don de 70 millions $ de l’IDA, ainsi que d’un financement de 20,23 millions $ du Fonds pour l’environnement mondial (FEM). Le Fonds nordique de développement (NDF) apportera par ailleurs 13,1 millions d’euros supplémentaires pour améliorer la résilience des zones côtières. Enfin, le Fonds français pour l’environnement mondial financera à hauteur de 1,3 million d’euros des solutions de lutte contre l’érosion côtière axées sur l’aménagement du territoire et sur le développement d’infrastructures légères et naturelles.

Burkina Faso

Premier or à Boundou à l’été 2018

La construction de la mine d’or de Boungou est achevée à 87 %, a annoncé le 22 mars la compagnie minière canadienne Semafo, et la première coulée d’or est prévue au début du troisième trimestre 2018. Première étape menant à ce jalon important, la Semafo a débuté la même semaine les travaux pour la mise en service à sec de l’équipement dans l’usine.

A fin février 2018, le développement se poursuivait en respect des budgets ; 182 millions de dollars américains des 231 millions $ de dépenses en immobilisations prévues ont été engagés. Les travaux de pré-découverture étaient achevés à 69 %; 12,5 millions des 18 millions de tonnes projetées ont été extraites. Le début de l’extraction du minerai était prévu au cours des prochaines semaines.

Au cours des prochaines semaines, alors que les travaux de construction se poursuivent, des tests de l’équipement des circuits de concassage et des silos à minerai requis pour démarrer la production seront effectués. La centrale énergétique, qui était achevée à plus de 90 % à la fin du mois de février, est en partie opérationnelle depuis le début du mois de mars.

Avec les sous-traitants, 1 818 personnes travaillent sur le site; 85 % d’entre elles sont Burkinabè.

La Semafo exploite au Burkina Faso la mine d’or Mana, qui inclut le gisement satellite à haute teneur de Siou. Pour Mana et Boungou, la production consolidée en 2018 s’établirait entre 235 000 et 265 000 onces d’or, une progression de 21 % sur 2017. La production totale serait de 75 000 onces à Boungou, dont 60 000 à 70 000 onces en production commerciale.

Sur le plan de l’exploration, le budget  initial pour 2018 a été fixé à 26 millions $, dont 9 millions $ seront dépensés à Boungou, 7 millions $ sur le projet Mana, 4 millions $ à Nabanga, 3 millions $ à Korhogo et les 3 millions $ restants dans le secteur de Bantou.

Nouvel appui de la Banque mondiale au pôle de Bagré

La Banque mondiale a approuvé le 29 mars un don IDA de 50 millions de dollars (26,8 milliards de F.CFA) afin de compléter les ressources déjà allouées au Projet de pôle de croissance de Bagré. Le financement additionnel apporté à ce projet de parc agro-industriel permettra de mener des activités qui n’ont pas pu être réalisées au titre du crédit existant en raison des dépassements de coûts rencontrés dans la construction des canaux d’irrigation : approvisionnement électrique, construction de routes et études diagnostiques (évaluation des sites, enquête sur les besoins et plan directeur). Le projet avait bénéficié en juin 2011 d’un financement IDA de 115 millions $ pour un coût total évalué à 133,7 millions $.

Les fonds supplémentaires financeront en outre un projet pilote destiné à renforcer le régime foncier. Ils permettront également de continuer à soutenir des activités en faveur d’un meilleur climat de l’investissement, dont l’instauration de dispositifs d’encouragement à l‘investissement.

« Grâce à cette nouvelle injection de fonds, les autorités du Burkina Faso vont pouvoir mettre en place les infrastructures et les services nécessaires pour créer le premier pôle de croissance abouti du pays, ce qui permettra d’attirer plus d’investissements privés en direction des filières agricoles dans la région de Bagré. Le développement d’un pôle de croissance solide va dynamiser l’emploi et contribuer à améliorer les conditions de vie de la population des environs, et notamment des petits exploitants », estime Martin Maxwell Norman, chef de l’équipe du projet à la Banque mondiale.

Parallèlement à ce financement complémentaire, la date de clôture du projet, initialement fixée au 30 novembre 2018, a été repoussée au 30 novembre 2020.Côte d’Ivoire

Côte d’Ivoire

Réhabilitation du pont Houphouët-Boigny

Le Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly, a lancé le 6 avril à Abidjan les travaux de réhabilitation du pont Félix Houphouët-Boigny, qui permettront d’améliorer sensiblement la sécurité des usagers, la mobilité des personnes et des biens et la productivité des acteurs économiques. « Le pont Félix-Houphouët-Boigny a toujours été le passage obligé du trafic à destination et en provenance du port d’Abidjan avec plus de 85% des échanges commerciaux de notre pays. Cet ouvrage a aujourd’hui besoin d’être réhabilité », soulignait le chef du gouvernement. Long de 550 m, le pont Houphouët-Boigny relie le sud et nord de la ville d’Abidjan. Le coût de sa réhabilitation est estimé à 41,7 milliards de F.CFA (63,6 millions d’euros), et les travaux dureront 30 mois.

Egis a été chargé en 2015 de mener les études de réhabilitation (l’étude de diagnostic technique, l’avant-projet sommaire de réparation ainsi que de la préparation du dossier de consultation des entreprises) sur financement de la BOAD et du budget ivoirien.

Le contrat pour les travaux a été attribué début novembre 2017 à Eiffage, via sa filiale Eiffage Génie Civil, mandataire du groupement comprenant également Spie fondations, filiale de Spie batignolles. Le montant du contrat s’élève à 52,5 millions d’euros (32,7 millions d’euros pour Eiffage Génie Civil et 19,8 millions d’euros pour Spie fondations).

Financé par l’Agence française de développement (AFD) dans le cadre du Contrat de désendettement et de développement (C2D), le projet porte sur la réalisation de fondations complémentaires, avec notamment des pieux à -70 m, et la réhabilitation totale du pont. Construit entre 1954 et 1957, le pont Félix-Houphouët-Boigny est un pont rail-route de 25 m de large, qui traverse la lagune Ébrié sur 376 m. Doté de 8 travées double-caisson de 47 m en béton précontraint reposant sur des pieux inclinés, cet ouvrage emblématique de la capitale ivoirienne enregistre chaque jour quelque 150 000 passages.

Réhabilitation de la baie de Cocody

Le gouvernement a adopté le 29 mars un décret portant ratification de l’accord de prêt de 11 millions de dollars, soit environ 6,05 milliards de F.CFA, conclu le 13 février 2018 avec le Fonds de l’OPEP pour le développement international (OFID) en vue du financement du projet de réhabilitation de la baie de Cocody (Abidjan).

Le projet comprend des services et des travaux de génie civil, notamment la construction de deux promontoires afin de protéger les côtes de l’érosion. Selon le ministère des Infrastructures économiques, le projet de sauvegarde et de valorisation de la baie de Cocody, prévu sur 136 hectares de plan d’eau lagunaire, émerge « lentement mais sûrement ». L’Etat ivoirien prévoit d’investir 272,75 milliards de F.CFA dans ce projet pour accroître l’activité touristique de la ville d’Abidjan et créer des emplois. Le projet se déploie en deux tranches, dont la première, d’un coût de 57,03 milliards de F.CFA, comprend deux phases.

Les travaux de la première phase (13,51 milliards de F.CFA) de la première tranche sont achevés. Ils concernent la réalisation du dragage, du remblaiement et du confortement des berges du chenal.

La seconde phase (43,52 milliards de F.CFA) de la première tranche est en cours d’exécution, avec la création de quais de promenade, d’une plaine sportive et de la marina, base nautique devant accueillir des bateaux de plaisance. Le pré-réchauffement de la plaine sportive est réalisé à 50 % et les travaux de consolidation de la zone de battage des pieux de guidage de la marina sont réalisés à 90 %, précise le ministère des Infrastructures économiques.

La seconde tranche du projet, d’un coût de 215,72 milliards de F.CFA, n’a pas encore démarré. Elle portera sur la construction du pont à haubans (2 fois 2 voies) reliant la commune de Cocody à celle du Plateau, ainsi que la création de la coulée verte, aménagement urbain d’un corridor de végétation de 3 000 ha entre la forêt du Banco et la baie de Cocody.

Un mémorandum d’entente consacrant l’accord de principe du gouvernement ivoirien et de la société d’Etat marocaine Marchica Med, pour l’élaboration d’une stratégie commune pour le développement du programme de valorisation et d’exploitation de la baie de Cocody a été signé le 6 mars 2017, en présence du chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara,  et du roi du Maroc, Mohamed VI. Le projet de la baie de Cocody sera achevé en 2020.

Un deuxième centre de radiothérapie à Grand-Bassam

Le gouvernement a adopté le 4 avril un décret portant ratification de l’accord de prêt de 110,358  millions de dollars (environ 59 milliards de F.CFA), conclu le 25 octobre 2016 avec l’Export-Import Bank of Korea (Korea Eximbank), en vue du financement du projet du Centre national de radiothérapie et d’oncologie, prévu à Grand-Bassam.

Ce projet vise à doter la Côte d’Ivoire d’un centre de référence afin de réaliser des diagnostics plus précis des patients atteints de cancer et de leur fournir des traitements appropriés et efficaces. Il comprend la construction d’un hôpital d’une capacité de 200 lits, la fourniture et l’installation d’équipements médicaux d’avant-garde, ainsi que la création d’un environnement hospitalier moderne, innovant et efficient.

Le premier établissement du genre, réalisé au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Cocody avec le concours de la société marocaine Agentis, a été inauguré le 18 décembre 2017 par le président Alassane Ouattara. L’investissement s’élève à 13,6 milliards de F.CFA.

Guinée

Construction de la centrale thermique Tè Power

Une nouvelle centrale électrique d’une puissance installée de 50 MW est en construction à Conakry par la société de projet guinéenne Tè Power Company (TPC). Le projet Tè Power est soutenu par Endeavor Energy, développeur principal et actionnaire majoritaire (96 %), et par Energie, environnement et mines S.A. (E2M), compagnie d’exploitation minière et d’électricité mauritanienne.

Des accords de financement ont été conclus avec l’Overseas Private Investment Corporation (OPIC) américaine et CDC Group PLC en novembre 2017, et TPC a atteint la clôture financière et lancé les travaux de construction en mars 2018. L’investissement de 121 millions de dollars est assuré par des capitaux propres d’Endeavor à hauteur de 32 millions $ et par l’OPIC et CDC Group pour 89 millions $. En outre, l’OPIC accorde une garantie sur les risques politiques jusqu’à 30 millions $. Tè Power sera le premier projet d’électricité indépendant (IPP) en Guinée soutenu par des institutions internationales de financement du développement sous un modèle de financement de projet.

Alimenté par du fuel lourd, le projet apportera d’ici mi-2019 une capacité de production d’électricité supplémentaire à un marché guinéen actuellement déficitaire.

Promoteur privé indépendant et international spécialisé dans le développement, le financement, la construction et l’exploitation d’installations de production d’énergie dans toute l’Afrique, Endeavor Energy est partenaire du programme Power Africa du gouvernement américain. Société de portefeuille de Denham Capital, fonds de capital-investissement comptant approximativement 9 milliards $ sous gestion, Endeavor est aussi conseiller stratégique de la plateforme GIF (Global Infrastructure Facility) mise en place par la Banque mondiale.

Mali 

Afreximbank annonce une enveloppe de 700 millions $

Le président Ibrahim Boubacar Keïta a reçu le 28 mars le président de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), Benedict Oramah.

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