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Brèves

Afrique : Brèves économiques et financières

  • Publiéavril 25, 2018

Électrification rurale avec les Etats-Unis

Thièm Bolidja, directeur général de l’Agence togolaise d’électrification rurale et des énergies renouvelables (AT2ER), a participé au sommet de l’Alliance solaire internationale (ASI) organisé mi-mars en Inde.

« L’un de nos projets a été retenu. Il s’agit d’un projet d’électrification rurale par kit solaire photovoltaïque de 350 villages pour un montant de 40 millions de dollars », a indiqué Thièm Boldja. « Ce projet viendra appuyer l’initiative présidentielle dénommée CIZO en terme d’atteinte des objectifs car nous visons 300.000 ménages à l’horizon 2022. Il s’agira essentiellement de doter les ménages ruraux en kits individuels pour leur permettre d’avoir non seulement de l’éclairage mais aussi de pouvoir se doter d’une télévision, d’une radio et recharger les portables. » Le financement du projet des 350 villages devrait être assuré par les Etats-Unis, avec un démarrage dans six mois à un an.

AFRIQUE CENTRALE

REGIONAL

Relance du Plan directeur consensuel des transports

Sur convocation de Fortunato Ofa Mbo Nchama, président de la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC), président du Comité opérationnel de suivi de la mise en œuvre du Plan directeur consensuel des transports en Afrique centrale (COS/PDCT-AC), les experts du COS se sont réunis les 14 et 15 février 2018 au siège de la Banque à Brazzaville, pour relancer les activités du PDCT-AC, en veilleuse depuis avril 2016.Cette réunion était dirigée par  Jean Paterne Megne Ekoga, directeur des Opérations, secrétaire du COS.

La feuille de route 2018-2019 élaborée s’articule principalement autour de l’organisation des prochaines réunions des organes du PDCT-AC, l’étude d’actualisation de la priorisation des projets du PDCT-AC, l’organisation de la table ronde des bailleurs de fonds, le redéploiement dans la sous-région du Système d’information géographique du PDCT –AC et la redynamisation du site internet.

Le PDCT-AC, unique programme consensuel de développement des infrastructures de transport dans la sous-région, a été adopté par les chefs d’Etats de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) à Brazzaville en janvier 2004. Il est le résultat d’une concertation entre les quatre institutions membres du COS et les 11 pays de la sous-région. Le PDCT-AC constitue un cadre de référence qui a permis la mobilisation des ressources pour la réalisation des 55 projets intégrateurs sélectionnés dans le cadre de son premier programme prioritaire.

La BDEAC est intervenue dans le financement de ce premier programme prioritaire à travers les ressources mises en place dans le cadre du projet de la Route Transsaharienne au Tchad, de la route PK5-PK12 au Gabon, ainsi que du projet multinational de la route Yaoundé-Brazzaville au Cameroun et au Congo.

CAMEROUN

Visite d’Etat en Chine

Le président Paul Biya a effectué du 22 au 24 mars une visite d’Etat en Chine, à Pékin et Shanghai, au cours de laquelle il a rencontré le président Xi Jinping. Au terme des premiers entretiens, les deux chefs d’Etat ont présidé une cérémonie de signature de cinq accords de coopération. Ces engagements, dont aucun montant n’a été précisé, portent sur la coopération économique et technique, le développement des ressources humaines, le renforcement de la coopération en matière d’infrastructures, ainsi que sur un accord-cadre entre la Commission nationale chinoise du développement et de la réforme et le ministère de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat), et un accord de prêt concessionnel pour la phase 2 du projet d’alimentation en eau potable dans neuf villes camerounaises.

Le chef de l’État camerounais avait autorisé mi-mars par décret le ministre Alamine Ousmane Mey à signer avec la China Eximbank un accord de prêt de 53,46 milliards de F.CFA pour la mise en œuvre de cette deuxième phase. La phase 1 du projet, portant sur les villes de Bafoussam (Ouest), Bamenda (Nord-Ouest), Kribi et Sangmélima (Sud), avait également été financée par la Chine en 2013 pour un montant de 85 milliards de F.CFA.

Le volet économique de ce séjour s’est ouvert par une visite au Réseau international de recherche sur le bambou et le rotin. Le président de la République a ensuite visité deux entreprises du secteur des médias et télécommunications : Huawei Technology, partenaire de CAMTEL et dont l’un des principaux projets au Cameroun est la construction du réseau national de fibre optique ; et StarTimes, partenaire de la CRTV pour la réhabilitation technique de l’opérateur public du secteur de la radio télévision.

A Shanghai, le président Paul Biya a visité les installations de la Commercial Aircraft Corporation of China (COMAC), constructeur aéronautique qui produit des appareils de type C919, C929 et AJ 21.

GABON

Une dorsale en fibre optique avec la BAD

La Banque africaine de développement (BAD) et l’Agence nationale gabonaise pour les infrastructures numériques et les fréquences (ANINF) ont signé le 20 février un accord pour le financement d’une étude de faisabilité sur la composante gabonaise du projet de Dorsale de l’Afrique centrale (DAC). Le projet DAC-Gabon, projet d’infrastructure intégré, innovant et transformateur, raccordera 14 axes prioritaires, soit près de 1 901,8 km en fibre optique, sur le projet de la Dorsale nationale du Gabon.

Le coût total de la préparation du projet est de 900 000 dollars, financé par la BAD à travers le Fonds spécial de préparation de projets d’infrastructure du NEPAD (NEPAD-IPPF). La Banque coordonnera la préparation du projet et jouera également un rôle clé dans la structuration et le découpage des étapes et, en tant qu’acteur principal, assurera son financement et sa réalisation.

Le projet renforcera l’intégration régionale en Afrique centrale par le biais de la couverture en fibre optique. Il permettra des échanges et des interconnexions transfrontalières avec les pays voisins : le Congo, le Cameroun et la Guinée équatoriale.

DAC-Gabon est l’un des projets numériques les plus innovants que la BAD envisage d’entreprendre. Les sponsors et entreprises des pays membres de la Banque seront identifiés et associés au projet pour un partenariat gagnant-gagnant avec les acteurs mondiaux afin d’apporter le meilleur dans le secteur des TIC. La croissance prévisible de l’Internet à haut débit conduira à une intégration régionale accrue, faisant ainsi du Gabon le plus grand centre de TIC en Afrique centrale.

Le financement de la fibre optique et des infrastructures d’administration électronique (datacenters) en Afrique centrale réduira de manière significative les coûts d’Internet, considérés comme les plus élevés à l’échelle mondiale.

TCHAD

De l’eau pour Abéché avec la BADEA

Issa Doubragné, ministre de l’Economie et de la planification du développement, et Sidi Ould Tah, directeur général de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), ont signé le 26 février un accord de prêt de 15 millions de dollars (8 milliards de F.CFA), pour contribuer au projet d’alimentation en eau potable de la ville d’Abéché.

Le projet a pour objectifs : le renforcement des capacités de la Société tchadienne des eaux (STE) à Abéché ; l’amélioration du rendement du réseau existant et l’extension du réseau de distribution dans les quartiers de la ville (49 sur 85 quartiers); l’augmentation du taux d’accès actuel à l’eau potable de 40% à 100% à l’horizon de 2030 ; et la sécurisation des besoins jusqu’à l’horizon 2035.

AFRIQUE DU NORD

ALGERIE

La Sonatrach chargée d’un projet phosphate « énorme »

Un grand projet de transformation du phosphate a été attribué à Sonatrach sur décision du président Abdelaziz Bouteflika, a annoncé le 6 mars le PDG de la compagnie nationale des hydrocarbures, Abdelmoumen Ould Kaddour. « L’Algérie a des réserves de phosphate très importantes », a-t-il souligné, remerciant le chef de l’Etat « d’avoir pris la décision de développer les champs de phosphate et d’avoir chargé Sonatrach de le faire. » Cette décision permettra de réduire la dépendance au pétrole et au gaz.
La transformation du phosphate des mines de Tebessa, Skikda, Souk Ahras et Annaba sera assuré par Sonatrach et ses partenaires locaux et chinois, Cetic-Crcc (China Railway Construction Corporation) et Wengfu.

L’investissement est évalué à 6 milliards de dollars. Le retour sur investissement est garanti, avec  des revenus annuels estimés entre 1,5 et 2 milliards $, assure le PDG de Sonatrach, qui appelle à « une mobilisation des autorités, y compris locales, pour le succès de  ce projet énorme. »

En matière d’emploi, Abdelmoumen Ould Kaddour évoque des créations pouvant atteindre 6.000 postes dans la wilaya de Tébessa.

Le délai nécessaire à la réalisation de ce projet de transformation du phosphate est de 30 mois.

 

Démarrage du Complexe des textiles de Relizane

La production de la première usine de filature du Complexe des textiles de Relizane a démarré le 15 mars 2018. Le démarrage s’effectue de manière progressive, après les essais de chaque phase de process. A l’issue des essais, programmés jusqu’au 15 avril pour l’ensemble de la ligne filature Denim, la production attendue est de l’ordre de 20 tonnes/jour/équipe, en attendant le passage progressif au régime de 3 équipes/24 heures.

Dans l’attente de la réception des installations de tissage, finissage de tissus Denim et de la confection, prévues progressivement jusqu’à fin 2018, les filés seront exportés conformément aux engagements du partenaire.

Cette usine de production de tissus Denim et non Denim (toile et coton), d’une capacité de 30 millions de mètres/an, a été réalisé par la société mixte algéro-turque Tayal, un partenariat 51 %/49 % composé des entreprises publiques algériennes C&H (groupe GETEX), Texalg (L’Algérienne des textiles) et la SNTA d’une part, et de la société turque Intertay, filiale du groupe turc Taypa, d’autre part.

Ce projet porte sur la réalisation, dans une première phase, d’un complexe intégré de production de tissu et d’habillement constitué de huit usines avec une prévision de production annuelle de l’ordre de 44 millions mètres linéaires (ml) pour le tissage, 12.200 t pour la filature et 30 millions de pièces pour les différents produits pantalons, tricots, chemises dont 60% destinés à l’export.

La seconde phase portera sur l’installation de dix usines spécialisées dans la production des matières premières des tissus (fibres synthétiques) ainsi que de tissus techniques et autres linges maison.

Outre les ateliers de production, il est également prévu des unités annexes : une école de formation aux métiers du textile, une cité de 547 logements, une centrale d’énergie (électricité et vapeur) de 35 MW et une station d’épuration conçue pour traiter 10.000 m3/jour.

Représentant un investissement global de 170 milliards DA (environ 1,2 milliard d’euros), ce projet emploiera 25.000 personnes au terme de la seconde phase.

MAROC

Appui de la BEI au tramway de Rabat Salé

Flavia Palanza, directrice des opérations dans le voisinage de la Banque européenne d’investissement (BEI), et Saïd Zarrou, PDG de la Société du tramway de Rabat-Salé (STRS) et directeur général de l’Agence pour l’aménagement de la vallée du Bouregreg, ont signé le 7 mars à Rabat une convention de prêt de 40 millions d’euros.

Ce financement porte sur les travaux d’extension de la ligne 2 du tramway de Rabat-Salé, sur une longueur d’environ 7 km, comprenant 12 stations dont quatre à Rabat et huit à Salé. Il inclut également le co-financement de l’acquisition du matériel roulant nécessaire à l’exploitation future du réseau, soit 11 rames en composition double.

En renforçant l’attractivité du tramway sur la ligne 2, le projet anticipe un accroissement de la fréquentation de cette ligne de l’ordre de 35% induisant par là même une réduction du trafic routier d’environ 10.000 voitures par jour. Ce report modal devrait générer une économie d’environ 4.500 tonnes de CO2 par an.

Le réseau actuel du tramway de Rabat Salé comprend deux lignes d’une longueur totale de 20 km dotées de 31 stations. Depuis sa mise en service en mai 2011, ce réseau prioritaire a enregistré une fréquentation totale de 197 millions de voyageurs et transporte quotidiennement plus de 110.000 usagers.

Afin de répondre au besoin croissant de mobilité, STRS avait décidé, outre l’extension du réseau, d’accroître son parc actuel de 44 tramways Citadis, en commandant fin octobre 2017 à Alstom 22 tramways supplémentaires, soit 11 rames exploitées en unités doubles. Le montant de ce contrat s’élève à environ 45 millions d’euros.

Le sud-africain Sanlam monte à 100 % dans Saham Finances

Le groupe sud-africain Sanlam a conclu le 8 mars des accords par lesquels il porte à 100 % sa participation (directe et indirecte) dans la société marocaine Saham Finances, pôle assurance du groupe Saham, dont il détenait déjà 46,63 % du capital (30 % acquis en février 2016 et 16,63 % en mai 2017). Sanlam acquiert toutes les actions de Saham SA, propriétaire des 53,37 % restants de Saham Finances, auprès de Moulay Hafid Elalamy (président fondateur du groupe Saham en 1995, ministre de l’Industrie, de l’investissement, du commerce et de l’économie numérique depuis 2013, reconduit le 5 avril 2017) et de Ghita Lahlou El Yacoubi. La transaction représente un montant de 1,05 milliard de dollars.

Saham Finances est un groupe d’assurances présent dans 26 pays d’Afrique et du Moyen Orient, disposant de quelque 65 filiales, d’un réseau de 700 succursales et d’un effectif  de 3 000 collaborateurs. Saham Finances détient notamment 58,48 % de Saham Assurance Maroc, cotée à la Bourse de Casablanca. La transaction, effectuée sur la base d’un prix de 1 450 Dh l’action de Saham Assurance Maroc, oblige Sanlam à lancer une offre auprès des actionnaires minoritaires de Saham Assurance Maroc pour racheter leurs actions.

« Suite à cette acquisition, Sanlam, avec le réseau de Saham Finances, couvre 39 pays dans l’assurance-vie et non-vie et ambitionne de développer davantage sa présence sur le continent africain. L’opération s’inscrit dans la stratégie d’extension de la couverture géographique à l’international du groupe Sanlam et permet ainsi de consolider sa position au rang de leader du secteur de l’assurance en Afrique », selon Raymond Farhat, administrateur du groupe Saham.

Moulay M’Hamed Elalamy, également administrateur de Saham, précise que l’argent qui proviendra de la cession sera réinvesti en totalité, pour se transformer en fonds d’investissement panafricain, en s’alliant avec des partenaires internationaux. « Nous avons l’ambition de renforcer davantage sa position d’acteur stratégique continental. La cession permettra de renforcer l’impact du groupe Saham, actif dans plusieurs secteurs et qui, depuis sa base marocaine, compte plus de 14.000 collaborateurs. » Le fonds investira dans de nouveaux secteurs jugés à fort potentiel et créateurs d’emploi. Des acquisitions stratégiques sont en cours et devraient être annoncées prochainement.

TUNISIE

Réforme de la gouvernance des entreprises publiques avec l’AFD

A l’occasion de la visite d’Etat du président Emmanuel Macron, le ministre du Développement, de l’investissement et de la coopération internationale, Zied Ladhari, et le directeur général de l’Agence française de développement (AFD), Rémy Rioux, ont signé le 31 janvier une convention de crédit de 100 millions d’euros en soutien à la réforme de la gouvernance des entreprises publiques. Ce financement est effectué sous la forme d’un prêt de politique publique.

L’AFD financera la mise en œuvre des deux premiers piliers de la stratégie nationale de réforme des entreprises publiques élaborée par le gouvernement, portant sur :

La refonte du système de gouvernance globale par l’Etat des entreprises publiques : il s’agit d’accompagner l’Etat dans sa capacité de pilotage de son important portefeuille de participations (plus de 200 entreprises publiques et établissements publics à caractère non administratif opérant dans 17 secteurs d’activités). Il est attendu dans ce cadre des décisions stratégiques sur l’organisation institutionnelle et le pilotage du secteur ;

La refonte de la gouvernance interne des entreprises publiques : cela implique la responsabilisation et la professionnalisation des conseils d’administration, l’amélioration des mécanismes de contrôle interne et externe, davantage de transparence et de diffusion d’informations, etc.

Écrit par
ade

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