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Art et Culture

Le Zonta, la voix des femmes

Le Club Zonta Paris Port-Royal Concorde mène des actions en faveur des femmes à travers le monde. Distribution de bourses d’études, soutien à des programmes humanitaires, son bilan est élogieux. 

Par Yasmina Lalhou 

L’Afrique est dignement représentée sur le sol français. Entre autres par Zonta Paris Port- Royal Concorde. Fondé en 1970, basé à Paris, le Club est présidé par Julienne Morisseau depuis 2017.

Elle succède ainsi à ses prestigieuses fondatrices, Jaqueline Senghor et Janine N’Diaye. Ses débuts sont marqués par la diffusion des pensées féministes, des mutations sociétales dont les conséquences sont encore visibles aujourd’hui.

Julienne Morisseau se réfère volontiers à ce propos de Nelson Mandela : « L’éducation est la meilleure arme pour changer le monde. »

Unir des femmes occupant des responsabilités professionnelles au sein d’un club service, dont l’unique cheval de bataille est l’amélioration du statut de la femme à travers le monde. Voilà le projet initial de Janine Ndiaye et de feu Jacqueline Senghor. 

Durant ces quatre dernières décennies, le Club Zonta Paris Port Royal a mené de nombreuses actions à travers le monde, contributrices de la promotion des femmes dans divers domaines : économique, culturel, éducatif.

Par exemple, il a apporté une aide aux enfants de Guinée-Bissau. Le Zonta accorde plusieurs bourses aux talentueuses étudiantes telles que la bourse de 10 000 dollars Amelia Earth attribuée cette année à une étudiante malgache en France. Il accorde également des prix littéraires ou bourses musicales. 

Rattaché au Zonta International qui a été créé en 1919 à Buffalo dans l’État de New York, le Zonta Paris Royal Concorde est un club service au même titre que le Rotary ou le Lions Club. Il compte aujourd’hui près de 29 000 membres, dans 1 250 clubs à travers 63 pays, et dispose du statut d’organisation non-gouvernementale avec une voix consultative auprès du Conseil économique et social de l’ONU.

Le Zonta International soutient la ratification de la Convention des Nations unies pour l’élimination de toutes les formes de discriminations envers les femmes. Cette ONG (www.zonta.org), qui oeuvre en faveur des femmes dans le monde, soutient activement de nombreux programmes humanitaires tels que l’aide aux réfugiés syriens, aux filles défavorisées de Madagascar ou encore la lutte contre l’excision au Burkina Faso. 

En 2020, le Zonta International va engager 2 millions $ pour mettre fin aux mariages précoces dans douze pays (Yémen, Inde, Niger, Burkina Faso, Ouganda…), et financera à hauteur de 2 millions $ des aides aux femmes réfugiées de Syrie et de Jordanie.

Le Zonta accorde aussi des centaines de bourses (de 2000 à 10 000 dollars) aux jeunes filles pour les encourager dans l’entrepreneuriat, les aider à s’engager dans les filières aéronautiques et mécanique, l’informatique, la littérature, la musique. Avis à ceux qui ont la fibre humaniste et féministe : le Zonta est ouvert à l’adhésion de nouveaux membres, et pas seulement féminins…

ENCADRE

Julienne Morisseau, présidente du Zonta Club Paris Port-Royal Concorde 

Cette Franco-Haïtienne de 34 ans porte haut les valeurs qui lui ont été inculquées par son père, un pasteur protestant immigré en Guyane : le travail, la persévérance, l’entraide et le soutien aux défavorisés.

Après avoir décroché un master à l’université Panthéon Sorbonne, elle étudie encore deux ans dans une école de commerce parisienne. Visant toujours plus loin l’excellence, Julienne Morisseau suit une formation d’administrateur du Centre des hautes études du ministère de l’Intérieur (Chemi). Elle est aujourd’hui directrice d’une division au sein de la société informatique Naelan. 

N’oubliant pas ses origines, elle a fondé en 2014, en parallèle à son activité professionnelle, l’ONG O Secours des enfants démunis haïtiens qui finance, chaque année, la scolarité de 250 enfants. Elle se réfère volontiers à ce propos de Nelson Mandela : « L’éducation est la meilleure arme pour changer le monde. »

C’est pour cela qu’elle est également marraine de l’association française Les Passerailles de Rosa, dans les collèges des zones d’éducation prioritaire. Elle veut montrer aux jeunes de banlieue que l’ascension sociale est possible par l’éducation, le travail, la persévérance.

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