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Art et Culture

Le Bénin d’hier et d’aujourd’hui

Le Bénin d’hier et d’aujourd’hui
  • PubliéJuly 19, 2022

L’exposition consacrée aux trésors restitués du Bénin et aux artistes contemporains, située au cœur du palais présidentiel, se prolonge jusqu’à la fin août. L’occasion de revenir sur les ambitions du pays en matière culturelle.

 

Par Kimberley Adams

Le Musée installé dans l’enceinte du palais présidentiel de la Marina, à Cotonou, joue les prolongations. Pendant encore quarante jours, ce lieu permet de découvrir l’art béninois, à travers des œuvres patrimoniales restituées par la France, ainsi qu’une centaine d’autres œuvres d’art contemporain.

Cette « réouverture » a fait l’objet d’une cérémonie de vernissage le 15 juillet 2022. Plusieurs personnalités de divers rangs, des chercheurs, scientifiques, conservateurs, promoteurs d’entreprises artistiques et culturelles, artistes et acteurs culturel y ont participé. Devant cet aréopage, le ministre du Tourisme, de la culture et des arts, Jean-Michel Abimbola, a rappelé le succès de la première phase et la forte demande des visiteurs. Lequel  engouement et les échos de l’évènement à l’international ont rendu nécessaires l’intérêt et le plaisir de cette nouvelle saison. 

Trône d’apparat du roi Ghézo (1ère moitié du XIXe siècle)

 

« Il s’agit notamment de donner à nos compatriotes de la diaspora, connectés à cette actualité, l’opportunité de profiter de ces œuvres à la faveur des vacances estivales. Mais il s’agit aussi d’offrir à nos hôtes et personnalités, spécialistes et experts venus d’Afrique et du monde, le plaisir et l’avantage de partager la visite de ces Trésors afin de toucher du doigt la réalité de la vision que le Bénin se donne le défi de développer avec méthode depuis quelques années dans le secteur de la culture et des arts », a expliqué le ministre. 

Le Palais de la Marina, à Cotonou

 

Qui a fait savoir que la saison 2 de l’exposition publique diptyque ouvre ses portes autour de deux narratifs : celui patrimonial qui raconte l’un des épisodes marquants de l’histoire du royaume du Danxomè dans ses rapports avec la France, et celui contemporain, qui explore les nouvelles esthétiques nées des rencontres des créateurs d’aujourd’hui avec le monde. 

Le ministre a saisi l’occasion pour annoncer les différents chantiers en cours pour donner du contenu à la politique nationale de dynamisation de la scène artistique béninoise. Il s’agit entre autres, de la réhabilitation de certains musées publics et de la création de nouveaux. Ainsi, pour ce qui concerne le secteur des arts, figure la Galerie nationale, le Musée d’art contemporain de Cotonou (MACC) et le prochain Quartier Culturel et Créatif de Cotonou ; un centre qui, selon le gouvernement béninois, sera un lieu de concentration de l’activité artistique et culturelle, qui génèrera une densité d’espaces et d’expression des créateurs plasticiens avec tous les services qui leur seront rattachés. 

Ishola Akpo, Trace d’une reine XIV (2021), collage sur papier coton, fil.

 

Autant d’équipements culturels d’envergure répondant aux standards internationaux qui sont en préfiguration, et dont l’inauguration est programmée à l’horizon 2024, précise le dossier de presse de l’exposition.

« Il s’agit notamment de donner à nos compatriotes de la diaspora, connectés à cette actualité, l’opportunité de profiter de ces œuvres à la faveur des vacances estivales », explique le ministre Jean-Michel Abimbola, ministre du Tourisme, de la culture et des arts.

Le gouvernement travaille également à la création d’un Centre pluridisciplinaire des Arts pour permettre aux artistes qu’ils soient des arts plastiques ou visuels, d’exprimer leur talent, de s’épanouir mais également de bénéficier d’enseignements complémentaires et de renforcement de capacités. 

« Le succès des artistes béninois est à mettre à l’actif de mécènes locaux et étrangers, mais aussi et surtout à celui des plasticiens eux-mêmes, dont les initiatives privées ont permis de structurer un milieu naguère difficile à appréhender », note Didier Houénoudé, historien de l’art. « Le bouillonnement que l’on note dans une création artistique de plus en plus constante, régulière et renouvelée est un indicateur manifeste. Il faut également noter l’apparition progressive d’un marché local constitué d’acheteurs béninois de plus en plus intéressés par les travaux de leurs contemporains. »

Pour cette deuxième saison, les visites sont toujours gratuites mais conditionnées à une réservation en ligne sur le site expoartbenin.

Porte du palais royal d’Abomey, royaume du Danxomè, vers 1889. Auteur : Sossa Dede,

bois polychrome, pigments, métal.

@NA

 

Écrit par
laurent

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